Thilliez, Franck - L'anneau de moebius
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À supposer qu’on le recherche, jamais on ne penserait à venir le trouver ici. Même aux yeux de ses parents, l’oncle Julien n’existait plus.
Sa montre indiquait 22 h 39. Un peu plus de vingt-quatre heures à tenir avant la réalisation du premier rêve, « Les bouteilles de vin », avant cette descente dans la cave de sa maison, les mains pleines du sang de Sylvie.
Il resta dans la chambre à regarder son épouse allongée sur le lit, le cœur rempli d’amour et de tristesse. Quelle sensation étrange de savoir que son destin changeait en ce moment même. Elle allait vivre, alors qu’elle aurait dû succomber sous les coups d’un bras meurtrier. Pourquoi elle ? Pourquoi, tout simplement ?
La jeune femme se réveilla et, immédiatement, ses yeux s’emplirent de terreur. Elle observa partout autour d’elle, la bouche à demi ouverte. Les murs de pierre, le vieux mobilier, la poussière, les volets fermés, la faible lumière…
— Où sommes-nous ?
— Chez un oncle dont je ne t’ai jamais parlé. Pour la simple et bonne raison que je ne l’ai plus revu depuis mon enfance. Ici, nous sommes en sécurité.
Stéphane lui passa une couverture sur les épaules.
— Il fait froid, continua-t-il. J’avais horreur de dormir dans cette vieille baraque quand j’étais môme.
Sylvie se recroquevilla. Elle se toucha les lèvres.
Stéphane bâilla, puis il aperçut une photo jaunie accrochée au mur, sur laquelle son oncle levait fièrement une belle truite. Il ne se rappelait même plus de son visage, ni de sa voix. Ne lui restaient que des bribes de souvenirs bien trop lointains. Des éclats de rire, des disputes… Il se leva et ouvrit le tiroir d’une commode. Un album de photos. Il s’en empara religieusement et souffla sur le film de poussière qui le recouvrait.
La solitude avait guidé la vie de son oncle Julien. Pas de femme, ni d’enfant. Des clichés pâles, sans vie, juste des instants volés au bord de la rivière. Stéphane sentit les larmes lui monter aux yeux quand il vit ses parents adoptifs, les pieds dans l’eau. Paul et Marie. Depuis combien de temps ne leur avait-il plus adressé la parole ?
Stéphane tira ses cheveux vers l’arrière et tourna une nouvelle page de l’album. Soudain, il crut bien qu’il allait s’évanouir.
Sur la photo, son père, de l’eau jusqu’aux genoux, engoncé dans sa veste de pêcheur. Cette putain de veste de pêcheur qu’il croyait perdue ! Elle était peut-être planquée ici ! Ici, en Ardèche !
Il se tendit brusquement, secoué, tremblant, avec la brutale impression d’une mauvaise farce. Ses yeux parcoururent la chambre. Il se précipita vers une lourde armoire, alors que Sylvie le suivait du regard, inquiète. Rien du côté gauche, juste des pulls de laine imprégnés de naphtaline, d’épaisses chemises à carreaux, des cirés usés. Mais, au fond à droite, il la découvrit. Kaki, avec son anneau de métal rouillé, son accroc sur le rabat, sa tache d’huile au niveau du col. Du fond de sa détresse, il eut le sentiment que cette veste lui souriait.
Il l’arracha de son support, voulut la déchirer, mais n’y parvint pas. Comme un défi, il l’enfila et s’écria, la tête tournée vers le plafond, vers le ciel :
— Tu as vu ? Tu as vu, je la porte ! C’est bien ce que tu voulais ! Et maintenant, qu’est-ce que tu comptes me faire ? Me téléporter ?
Il se rua alors dans la minuscule cuisine, dénicha un gros couteau de chasse et retourna dans la chambre. Sylvie se mit à sangloter. Stéphane pointa l’arme blanche dans sa direction, les yeux exorbités.
— Quoi ? Tu crois réellement que c’est pour toi ? Que je vais te trancher la gorge ? Tu as peut-être raison, qui sait ? Tu cherchais bien à me faire interner, non ? J’ai découvert les papiers à côté de l’ordinateur ! J’ai gâché tes plans ?
— Ce n’est pas…
D’un coup, du côté de l’entrée, retentit un fracas gigantesque. En une fraction de seconde, des hommes armés pénétrèrent dans la pièce et Stéphane se retrouva plaqué au sol sans même avoir le temps de comprendre. Des menottes lui enserrèrent les poignets, alors qu’il se débattait en hurlant.
Le commandant Mortier s’approcha de Sylvie, prise de panique.
— Ça va madame ?
— Je… Oui, mais laissez-le ! Il ne m’a fait aucun mal. C’est mon mari, bon sang !
Elle leva un regard perdu vers le policier.
— Comment nous avez-vous retrouvés ?
— Votre portable… Apparemment, il est dans votre véhicule. On a repéré le signal.
Mortier se retourna, l’air sévère, tandis que Stéphane ne cessait de crier. Il était hystérique.
— Faites ce qu’il faut, bordel, je me tape pas huit cents bornes avec un malade qui gueule dans mes oreilles !
Un médecin de la police s’approcha avec une seringue, qu’il lui planta dans le bras. Dans un dernier sursaut, Stéphane se cabra avec une rage inouïe, et l’aiguille se cassa net dans sa chair. Un jet de sang gicla sur les visages.
— Tenez-le bien !
— Non ! s’écria Stéphane. Non ! Ma femme va mourir ! Pitié, non !
Des doigts, des mains l’agrippèrent, puis, à nouveau, une pointe s’enfonça dans son avant-bras droit.
Quelque chose s’écoula alors dans ses veines.
Quelque chose de foudroyant.
56. MERCREDI 9 MAI, 17 H 32
— Je veux le voir.
— Tu ne le verras pas, Marchal. Pas maintenant. Il vient d’émerger, ils lui ont mis la dose en route. Il est en plein interrogatoire. On cherche à comprendre les raisons de sa virée en Ardèche.
Vic donna un violent coup de poing contre le mur.
— Merde !
Joffroy, impassible, écrasa sa cigarette dans un cendrier.
— Inutile de détruire pour autant toute la brigade… Wang s’occupe des aveux. Après, à la justice de déterminer sa part de responsabilité. Cette espèce de salaud va tout faire pour éviter la taule et se faire passer pour fou. Moi, je veux qu’il crève au fond du trou. On ne tue pas de cette façon sans savoir ce qu’on fait. Qu’il crève !
Vic ne tenait plus en place.
— Quand je pourrai le voir ?
— Rentre chez toi, tranquillement. Parce qu’à mon avis, on en a pour jusqu’au milieu de la nuit. Wang ne le lâchera pas de sitôt.
— Arrêtez de tous me dire de rentrer chez moi, OK ?
Ses lèvres tremblèrent légèrement, puis il finit par affirmer :
— Ce type n’y est pour rien.
— On va voir ça. Il prétend avoir passé la soirée à se pinter dans un bar, après votre rencontre, cette fameuse nuit où Liberman est décédée. J’y crois pas un instant.
Vic fixa son collègue avec assurance.
— Il n’est pas coupable.
Joffroy haussa les épaules.
— Décidément… Le commandant avait raison, t’es pas fait pour le métier. D’ailleurs, en plus de tes conneries, attends-toi à avoir quelques emmerdes supplémentaires. Parce que apparemment, tu l’as revu sans nous en informer. Un message, sur son répondeur. Qu’est-ce que t’as à voir là-dedans ?
— J’ai sympathisé avec lui, la loi me l’interdit ?
— Drôles de fréquentations.
— Pas plus drôles que tes conneries. Le PQ dans mon tiroir, c’était toi. J’ai trouvé des miettes de biscottes, au fond. Ça t’a bien amusé, crétin ?
Le lieutenant au Perfecto tendit un index menaçant.
— Doucement, V8, doucement, OK ?
Vic était hors de lui. Une veine ressortait au milieu de son front.
— Dis-moi au moins pourquoi il a enlevé sa femme. Quelles raisons donne-t-il ?
— T’es grillé. T’auras tenu un mois. Pas si mal, après tout, pour un pistonné.
Joffroy sortit du bureau en claquant la porte. Quelques secondes plus tard, Vic partit s’enfermer dans sa voiture. Il cogna sur son volant. Quelle bande de cons ! Il les détestait, tous. Mais pas autant qu’il se détestait lui-même. Il s’alluma une clope et laissa la fumée lui pénétrer les narines. Ensuite, il roula un peu, trouva une rue pas trop fréquentée, baissa son siège et, assuré de ne pas être vu, se mit alors à pleurer. Longuement.
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