Frédéric Dard - Les soupers du prince

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Les soupers du prince: краткое содержание, описание и аннотация

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Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard I Sire, de grâce, écoutez-moi,
Je reviens des galères.
Je suis voleur, vous êtes roi,
C'est à peu près la même affaire. (Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)
Il est des gens à qui la vie réserve bien des surprises. Tenez, Édouard Blanvin, dit Doudou… Trente-deux ans, beau gosse ; passionné par les bagnoles. Et pas n'importe lesquelles s'iouplaît ! Des tractions avant qu'il bichonne amoureusement comme les petites nénettes qui « raffolent de sa gueule d'amour de gentil voyou ». Uniour, sa chère môman lui révèle qu'il est le fils du défunt prince de Montégrin. Doudou serait donc Edouard I
. De la banlieue grise au château d'opérette, il n'y a qu'un pas. Doudou le franchit allégrement. La grande vie commence. Les surprises et les ennuis !

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En lui le désir naissait, ardent et noir. La farouche volonté de percer le mystère lui venait irréversible. L’un des plus fabuleux moments de sa vie sexuelle avait été le jour où, des années plus tard, veuve de fraîche date, elle lui avait ouvert sans hésiter sa porte et ses jambes, comme si elle aussi l’attendait de toute éternité.

En regardant sa maîtresse, il songeait curieusement qu’elle avait effectué un intérim étrange durant sa période de prince sans royaume, de prince sans titre. Il admirait la manière dont elle l’avait secrètement éduqué sans qu’il en eût conscience. Il mesurait, à ce moment des adieux indécis, qu’il lui devait beaucoup. Grâce à l’habile manière dont elle l’avait préparé à un autre destin, il se sentait tranquille et sûr de soi.

Il s’agenouilla auprès du lit, posa son front contre sa main inerte et murmura timidement :

— Merci.

26

Le prince se détendit pendant le voyage de retour. Une allégresse lui vint à la perspective de retrouver la Suisse, le château, la reine Gertrude et Margaret. Il décida d’en finir avec cette dernière, jugeant les préambules suffisants ; à présent, il convenait de la forcer, sinon ils ne sortiraient plus de ces prémices attrayantes mais sans conclusion. Son comportement avec miss Mullingar, les visites nocturnes qu’il lui faisait, rappelaient celles que feu Sigismond rendait à Rosine autrefois. On aimait les amours ancillaires chez les Skobos. Le prince Otton trompait-il Gertrude avec les gouvernantes de son palais ? Il se promit de poser la question au duc Groloff, à l’occasion, bien que le vieux clown fût peu porté sur ce genre de confidences.

En conduisant, il lui vint une foule de projets concernant la vie au château de Versoix. Édouard comptait la réorganiser pour la rendre plus plaisante. Elle était présentement régie par deux vieillards solennels ; il allait l’animer, créer le mouvement, ce corollaire de l’existence. Il voulait donner du pimpant à la demeure, y convier des gens jeunes et gais.

— Tu sembles parler tout seul ? remarqua Rosine.

— Je réfléchis.

Il adressa un sourire à sa mère, élégante dans un tailleur de soir couleur pêche. Édouard craignait de la voir revenir à son ancienne coiffure, mais loin de laisser repousser ses cheveux pour reconstituer l’édifice de naguère, elle les portait très courts, de deux tons plus foncés, avec un bout de frange coquin sur le front. Son maquillage très affirmé restait néanmoins possible.

— Comment va-t-elle m’accueillir ? soupira Rosine.

— Très bien, sois tranquille, promit le prince.

— Et dire que si son fils vivait encore, tu aurais été chassé.

— J’ai été reçu au bénéfice du chagrin.

— Enfin, maintenant c’est fait, dit-elle, satisfaite.

Elle parlait en maquignon venant de réussir un beau marché. Son bâtard était devenu prince.

* * *

Les retrouvailles furent une complète réussite. Des fleurs décoraient tout le rez-de-chaussée et chacun, à commencer par Walter, s’était mis sur son trente et un.

Quand la mère et le fils gravirent le perron, ils virent Gertrude s’avancer vers eux, les bras aussi largement ouverts que ceux de M. Pavarotti quand il salue. Un vieux réflexe permit à Rosine de faire une esquisse de révérence avant que la princesse ne la serre sur son cœur en psalmodiant :

— Ma fille ! Oh ! ma fille, quelle joie !

Ensuite de quoi, Groloff se fendit d’un cérémonieux baisemain et présenta la duchesse.

Étourdie, rouge de confusion et de fierté, Rosine souriait gauchement en bredouillant des mots pompeux qu’elle lançait à la diable : « Majesté ! Monseigneur ! Princesse ! Duchesse ! »

Ils passèrent au salon pour le champagne de bienvenue : un magnum de Laurent Perrier rosé. Gertrude pria Rosine de s’asseoir à son côté sur le canapé en bois doré. Elle s’inquiéta de sa santé, ne parla point de ses occupations et lui demanda si elle s’était munie de toutes ses pièces d’identité. Rosine l’assura que oui.

— Je vous remercie d’avoir si vite répondu à notre appel, déclara la princesse. Avant toute chose, le duc Groloff va vous informer de certaines dispositions que nous avons prises vous concernant.

Groloff prit sur une table un porte-documents, objet vénérable en cuir de Russie frappé des armes dorées du Montégrin. Il assura son appareil acoustique sur le pavillon de son oreille et toussota comme le font les vieux tabellions dans les films extraits de l’œuvre de Balzac.

— Il convient tout d’abord de préciser que ce document est antidaté, ce pour une raison que vous comprendrez dans un instant. Il est daté d’avril 1972 et signé de Sa Majesté le prince Sigismond II. Comment la chose a été possible ? Du fait de la prévoyance de la princesse mère qui, à toutes fins utiles, avait prié le prince Sigismond de signer quelques parchemins en blanc, de manière à pouvoir faire face à certaines nécessités dans le cas où il serait empêché. L’acte que voici est rédigé de ma main, contresigné par la princesse Gertrude et par moi-même en ma qualité de calligraphe et de témoin. Je le lis…

Nouveau raclement de gosier.

— « Nous, Joseph, Édouard Sigismond, deuxième du nom, cédons gracieusement à Françoise Rosine Blanvin notre terre de Vlassa, Montégrin, et lui conférons le titre de comtesse de Vlassa. Fait à Versoix, Suisse, le 27 avril 1972. »

Un silence suivit cette courte lecture. Tous regardaient Rosine qui avait du mal à comprendre ce qui lui arrivait.

— Ainsi, je suis né d’un prince et d’une comtesse ? railla Édouard.

Il s’approcha de Rosine, l’embrassa sur les deux joues.

— Compliments, dit-il. Comtesse, toi ! Eh bien, ma vache !

Il s’excusa et quitta le salon au moment où le père Walter versait le champagne dans les coupes de cristal bordées d’or fin. Il grimpa quatre à quatre l’escalier jusqu’à la chambre de miss Margaret, laquelle n’avait pas été conviée à la cérémonie.

Il entra sans frapper et referma la porte au verrou. Elle se tenait à sa fenêtre qui permettait la vue sur le lac. Une nuée de voiliers blancs jouaient avec le vent des montagnes. L’intrusion brutale d’Édouard la fit se retourner. Elle lut une si farouche détermination dans les yeux du prince qu’elle se troubla, une crainte animale la contraignit à aller se blottir entre le mur et son bureau chargé de notes.

— N’aie pas peur ! implora Édouard. Oh ! surtout, n’aie pas peur !

Il la délogea de sa retraite et la prit dans ses bras, couvrant son cou de baisers. Il espérait qu’elle se débattrait, car il éprouvait le besoin de se comporter en soudard ; mais elle faiblit tout de suite et s’abandonna. Il se dit que son absence avait sapé les défenses de l’Irlandaise. Elle avait trop attendu son retour pour le repousser. Il la dévêtit tout en la gardant pressée contre lui et la porta sur le lit, la caressa de mille mains, embrassa tout son corps, s’attardant avec délectation sur le sexe à la toison blonde. Elle l’implorait tout en s’offrant.

Il retarda le moment de la prendre, puis la pénétra avec une infinie lenteur, marquant des arrêts qui la faisaient gémir d’impatience. Édouard trouvait l’instant délectable et songeait à son père rendant visite à la petite Rosine d’autrefois, triomphal dans sa combinaison de motard.

Il pensa qu’il devait ressentir en la prenant le même plaisir que lui, à cet instant, mais qu’il s’agissait d’un plaisir de chair et de tendresse ; un plaisir sans amour. Qui donc avait-il aimé d’amour, en dehors d’Édith Lavageol ? Et même…

Il lui fit l’amour avec beaucoup d’âme, d’ardeur et de précautions.

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