Bernard Clavel - Malataverne

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Malataverne... C'est la ferme de la mère Vintard, un coin tout au fond du vallon que le soleil ne réchauffe jamais. Avec ses ruines, on dit même que l'endroit porte malheur. Mais pour Christophe, Serge et Robert, trois garçons du village, ce nom résonne plutôt connue une sacrée aubaine: ils ont découvert où la vieille cache son magot et le lui dérober sera un jeu d'enfant. Pour les deux aînés, l'affaire est entendue, niais Robert, le plus jeune, a encore des doutes. Il n'a que quinze ans et, cette fois, il ne s'agit pas comme d'habitude de chaparder quelques fromages: c'est un crime qu'ils organisent. Et puis il a un mauvais pressentiment: rien de bon ne peut sortir de Malataverne...

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- De toute façon, ils ne peuvent pas nous voir, il fait trop noir ici et eux sont dans la lumière.

Il ne pleuvait plus mais le pare-brise de la voiture était couvert de gouttes. Il n'était pas éclairé directement par la fenêtre, pourtant les gouttes brillaient. Robert le regarda longtemps. Il trouvait ces gouttes d'eau très jolies et n'avait plus envie de regarder la fenêtre.

- Je ne vois pas Serge, dit Gilberte. Mais il est peut-être dans une autre partie de la pièce.

Robert grimpa sur la murette.

- Monte, dit-il, on voit mieux.

Il lui tendit la main et l'aida à monter.

- Je vois sa mère, dit Gilberte.

- Où?

- Celle qui est à droite, sur cette espèce de divan, avec une autre femme et un homme qui tourne le dos.

- Cet homme, il me semble que je le connais.

- On ne voit pas sa figure.

L'homme tourna légèrement la tête et Robert reconnut son profil.

- C'est le docteur Jaillet, dit-il. D'ailleurs, la DS qui est là-bas, ça doit être la sienne.

Ils continuèrent d'observer en silence. Les gens étaient assis et parlaient. Parfois, quelqu'un se levait, marchait, disparaissait et revenait. Une femme apporta un plateau. Les autres prenaient quelque chose sur le plateau et mangeaient.

- Ça doit être des gâteaux, dit Robert.

- Ou bien des toasts.

- Qu'est-ce que c'est?

- C'est ce qu'on mange comme ça dans les réceptions.

- Tu en as mangé?

- Non, mais je l'ai lu dans un journal.

- Moi, je crois que ce sont plutôt des gâteaux.

Ensuite, une autre femme apporta un plateau chargé de verres.

- C'est la tante de Serge, dit Robert. Je la connais, je l'ai vue avec lui, un jour. Elle a une voiture, et c'est elle qui conduit. Je crois que c'est une décapotable qu'elle a.

Gilberte ne dit rien. Elle continuait de regarder. Robert se tourna vers elle. À peine éclairé, son visage se découpait pourtant sur la nuit. Elle souriait. Le vent soulevait ses cheveux et elle devait, par moments, tourner un peu la tête pour rejeter en arrière une mèche qui venait lui battre la bouche.

- C'est rudement beau, chez eux, murmura-t-elle.

- Oui, et ils ont la télévision.

- Tu l'as déjà vue?

- Non, mais je sais qu'ils l'ont.

- Ça, c'est bien, la télévision!

- Serge dit que c'est casse-pieds et toujours pareil.

Gilberte se tourna vers lui.

- Alors, qu'est-ce qu'on fait? Où est Serge?

- Je ne sais pas. S'il était avec eux, on l'aurait vu. Il est sûrement dans sa chambre.

- Faudrait en être sûr.

Robert sauta du mur et Gilberte le suivit. Ils passèrent par le terrain vague en suivant le chemin que Serge avait emprunté la veille.

Sur l'autre façade de la maison, aucune fenêtre n'était éclairée. Quand ils ne furent plus qu'à quelques pas, Robert lança le coup de sifflet de ralliement. Ils attendirent.

- On dirait que sa fenêtre est ouverte, dit Robert.

- Oui, il y a une fenêtre ouverte en bas. Tu es sûr que c'est la sienne?

- Oui.

Ils attendirent encore. Robert n'osait plus siffler. Enfin, il avança sans bruit.

- Je vais lancer un caillou dans sa chambre, tiens-toi prête, s'il vient quelqu'un d'autre, on se sauve.

Ils entendirent le caillou rouler sur le plancher. Rien ne bougea.

- Tout de même, s'il était là, il aurait entendu.

- Essaie encore.

Robert changea de place et lança un autre caillou qui ne fit aucun bruit.

- Il est peut-être tombé sur le lit, dit Gilberte.

- Sûrement, oui. Alors s'il est couché, ça devrait le réveiller.

- Qu'est-ce qu'on fait?

- J'en essaie encore un, et si ça bouge pas, c'est qu'il est parti.

- Et si tu essayais plutôt de grimper, je te ferais la courte échelle.

- Tu es folle, suffirait qu'on me voie pour qu'on dise que je viens voler.

- C'est pourtant ton copain, Serge.

- Mais ses parents... Non, non, j'aime mieux encore balancer un gadin.

Quand le caillou arriva, il y eut un bruit de verre brisé.

- Viens vite, dit Robert. Viens! Je crois qu'il y a des dégâts.

Il empoigna la main de Gilberte et l'entraîna. Elle trébucha deux fois et il la retint. Sur le chemin, ils s'arrêtèrent, attendirent avant de passer devant la maison, puis, comme rien ne bougeait, ils se mirent en route.

Une fois éloignés, Gilberte demanda:

- Alors, qu'est-ce qu'on fait, maintenant?

- C'est foutu... Ils sont partis... On ne peut plus rien faire.

Robert parlait vite. Sa voix recommençait à vibrer.

- Faut prévenir les gendarmes, dit Gilberte.

- Les gendarmes, tu es folle! Ils nous arrêteraient.

- Tu n'es pas obligé de parler des Bouvier. Ni même de donner des noms. Tu dis que tu as vu des inconnus qui tournaient autour de la maison de la vieille, que tu crois qu'ils préparaient un coup, et qu'il faut surveiller la maison. Ça suffira. Ils iront, et quand les autres verront qu'il y a des gendarmes, ils n'oseront pas s'y frotter.

- Non, je ne peux pas. Ils me poseront des questions. Mon père dit que les gendarmes finissent toujours par vous faire parler quand ils veulent. Non, non, je ne peux pas.

La petite s'arrêta. Robert fit encore deux pas puis revint vers elle et demanda:

- Qu'est-ce que tu as?

- Tu aimes mieux que la mère Vintard soit tuée?

- Mais enfin, tu sais bien que je ne peux pas aller raconter des histoires pareilles à des cognes, quoi! On serait tous dans le coup.

- Si tu racontes tout, oui, mais pas si tu te contentes de les avertir.

- Mais tu les connais pas, je te dis; si tu avais vu la tête de Ferdinand Magnin quand il est sorti de leurs pattes, après son interrogatoire!

- C'était différent, ils l'accusaient d'avoir volé des voitures.

- Et c'était pas vrai. On l'a su après.

Il y eut un silence et il dit encore:

- Et pourtant, qu'est-ce qu'ils lui ont passé! Bon Dieu, si tu avais vu sa tête!

Ils se turent un moment puis Gilberte demanda:

- Tu as peur, hein?

Il répondit sans hésiter:

- De tomber dans leurs pattes, oui!

La petite eut un haussement d'épaules en disant:

- C'est bon, si tu préfères que la mère Vintard soit tuée!

Elle avait dit cela sans élever le ton, mais sa voix était changée. Robert demeura surpris, sans un mot à répondre, avec simplement cette idée que Gilberte allait peut-être se fâcher et partir. Alors, de nouveau il eut peur. La nuit lui parut plus noire, plus froide et surtout plus vide.

- Gilberte, je ne sais plus, moi... Je ne sais plus ce qu'il faut faire. Mais je ne peux tout de même pas les faire coincer? On ne fait pas coincer des copains!

- Des copains!... Des copains...

Elle répétait le mot comme si elle l'eût entendu pour la première fois. Puis, après un temps de réflexion, elle demanda:

- Et s'ils volent la vieille? S'ils arrivent à la voler sans qu'elle se réveille. Si les gendarmes n'arrivent pas à les prendre, est-ce que ce sera toujours tes copains?

Robert baissa la tête. Elle attendit un peu puis s'approcha de lui à le frôler.

- Réponds-moi, dit-elle, est-ce que tu continuerais de les voir?

- Bien sûr, dit-il, ils auront volé... Mais moi... moi je ne suis pas avec eux.

Cette fois, elle se fâcha. Elle ne criait pas, à cause des maisons proches, mais elle parlait à mots hachés et très durs.

- Ils auront volé, et tu le sauras. Et tu ne diras rien. Et moi aussi, je saurai... Et tu m'obligeras peut-être à me taire aussi... Et si on m'interroge, tu m'obligeras à mentir... Et si mon père parle de ça, je serai obligée de me cacher, ou de faire comme toi, à midi, quand je t'ai parlé de la génisse des Bouvier!

- Mais la vieille, elle n'en fait rien, de cet argent...

Gilberte l'interrompit. Cette fois, elle ne put se retenir de crier.

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