Bernard Clavel - Malataverne

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Malataverne... C'est la ferme de la mère Vintard, un coin tout au fond du vallon que le soleil ne réchauffe jamais. Avec ses ruines, on dit même que l'endroit porte malheur. Mais pour Christophe, Serge et Robert, trois garçons du village, ce nom résonne plutôt connue une sacrée aubaine: ils ont découvert où la vieille cache son magot et le lui dérober sera un jeu d'enfant. Pour les deux aînés, l'affaire est entendue, niais Robert, le plus jeune, a encore des doutes. Il n'a que quinze ans et, cette fois, il ne s'agit pas comme d'habitude de chaparder quelques fromages: c'est un crime qu'ils organisent. Et puis il a un mauvais pressentiment: rien de bon ne peut sortir de Malataverne...

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Il n'y avait personne. Les lampes continuaient de se balancer. Celle qui était un peu plus haut grinçait. Autre chose faisait un bruit de ferraille sur un toit, du même côté.

Robert regarda vers le bas. Un camion passait sur la route en direction de Montbrison. Il le suivit un instant par la pensée. Il était devant l'hôtel, devant le garage; à présent, il devait se trouver à hauteur de la gendarmerie...

Une bourrasque plus forte que les autres secoua la grille et siffla dans les fils électriques. Robert frissonna, lança encore un regard vers le fond de la cour et se mit à courir en direction de Duerne.

À l'embranchement de la vieille route, il eut un instant d'hésitation, ralentit, puis repartit en se répétant la phrase de Gilberte: "De nuit, il vaut mieux prendre la route du haut". Et, tout en poursuivant sa course, tout en répétant cette phrase, il se représentait la route du bas. Il la devinait, en dessous de lui, de plus en plus éloignée à mesure qu'il montait; il ralentissait parfois, courait un moment sur le talus en scrutant la nuit. Lorsqu'un coup de vent déchirait les nuages, un coin de ciel pâlissait, des étoiles apparaissaient, laissant couler une clarté qui piquait un reflet rapide, tout au fond de l'ombre. C'était le ruisseau; la vieille route serpentait à quelques enjambées.

Cette course pénible, en pleine montée, lui faisait du bien. Il s'occupait de son souffle, s'efforçait de garder une foulée régulière, ne pensait presque plus. La nuit était trop bruyante, trop agitée de vent pour être inquiétante. Chaque fois que la route s'enfonçait vers la gauche en épousant le mouvement d'une combe, le bruit s'éloignait, devenait un roulement confus; puis, quand elle repartait en direction de la vallée, le tumulte reprenait. Chaque buisson, chaque arbre, chaque rocher sifflait ou grognait. De l'autre côté, sur le versant du Bois Noir, du coteau des Froids aux derniers contreforts de Sainte-Luce, la montagne entière grondait.

Robert ne s'arrêta qu'au pied du chemin des Ferry. Là, il attendit quelques minutes en reprenant son souffle. Il calcula qu'il n'avait certainement pas mis plus d'une demi-heure pour monter. Depuis le dernier tournant, il avait vu de la lumière dans la cour, mais elle s'était éteinte aussitôt. À présent, seules les branches les plus basses du tilleul étaient éclairées. Sans doute le volet n'était pas encore mis à la porte-fenêtre de la cuisine. Il allait se décider malgré tout à descendre dans le pré où peut-être Gilberte l'attendait encore, lorsque la lampe se ralluma. Le tilleul s'agitait; ses feuilles luisaient, éclairées par-dessous, et c'était par instants comme un grand vol d'étincelles.

On courait dans le chemin. Robert siffla doucement. Gilberte arriva.

- J'allais descendre dans le pré, dit-il.

- Tu parles, il est dix heures passées. Ça fait plus d'un quart d'heure que je suis remontée. Je t'ai attendu. Qu'est-ce que tu as fait?

Elle semblait fâchée.

- Faut que je t'explique. Viens...

- Tu rigoles. Je vais me coucher. Tout est terminé. Je suis sortie pour fermer le portail et détacher les chiens. Tu m'expliqueras demain...

Déjà, elle s'éloignait.

Robert se sentit soudain seul. Vraiment seul. Et il eut peur, vraiment peur.

La nuit était là, tout autour, et Gilberte allait partir. Il se précipita derrière elle, la rattrapa et, l'empoignant par le bras, d'une voix qui sonnait drôlement, il demanda:

- Gilberte... Reste... C'est important. Faut que je t'explique. J'ai besoin de toi.

Elle essaya de se dégager.

- Lâche-moi. Si je reste trop longtemps, mon père va sortir me chercher.

Il s'accrocha davantage. Il avait peur, il tremblait, il n'avait qu'une seule pensée: garder Gilberte avec lui.

- Alors rentre, dit-il. Laisse-les se coucher et reviens.

- C'est pas possible. Ils m'entendraient sortir.

- Et par ta fenêtre, elle est bien de l'autre côté, sur le jardin?

- Oui, mais c'est trop haut.

- Il y a bien une échelle dans la cour?

- Oui, seulement je vais fermer le portail et détacher les chiens.

- Je monte avec toi, tu me donnes l'échelle avant de fermer et j'irai la porter; tu sortiras dès qu'ils seront couchés.

Elle parut réfléchir un instant puis, secouant brusquement son bras, elle parvint à se dégager et se remit à courir en disant:

- Non, non, demain, on se verra demain. Je ne veux pas faire ça, c'est trop dangereux. Et puis c'est très mal.

Robert l'avait encore rattrapée. Cette fois, ils étaient tout près du portail. De l'autre côté du mur, un chien se mit à grogner.

- Bellonne, cria Gilberte, tais-toi!

La bête se tut. Sa chaîne racla le bois de la niche.

- C'est Bellonne, dit Gilberte. Elle a un petit. Elle grogne pour un rien... Lâche-moi.

Robert s'approcha davantage. À présent, il lui tenait les deux bras. La lueur de la lampe arrivait jusqu'à eux. Robert se mit à supplier.

- Ça peut être terrible... Je ne sais plus quoi faire. Faudrait les empêcher... Tout seul... Je suis tout seul.

Un sanglot lui coupa la voix.

- Tu pleures. Tu es fou. Qu'est-ce qu'il y a?

À mots hachés, Robert reprit:

- Christophe et Serge... Serge Dupuy... Ils vont... Ils peuvent tuer quelqu'un si on ne les arrête pas.

Gilberte se mit à rire.

- Tu es fou. Allons, laisse-moi rentrer.

Robert lui serra les bras. Il sentait qu'il devait lui faire mal.

- Non, je ne suis pas fou... Les Bouvier, le vol, la génisse, c'était déjà eux...

- Qu'est-ce que tu dis?

Il hésita, puis, dans un autre sanglot, il lança:

- C'était nous.

Le visage de Gilberte s'était durci. Il y eut un instant de silence avec seulement le vent qui passait entre eux en faisant flotter les cheveux de Gilberte et claquer son tablier.

- Gilberte, me laisse pas... me laisse pas... (Il marqua un temps puis, plus bas, il ajouta:) Me laisse pas, tu es plus grande, toi!

De l'autre côté du mur une porte s'ouvrit.

- Gilberte! Qu'est-ce que tu fais? cria le père Ferry.

La petite hésita. Robert lâcha ses bras. Elle se mit à courir en criant:

- Voilà, j'y vais!...

Robert entendit la porte de la cuisine se refermer au moment où Gilberte arrivait au portail. Robert la regardait. À présent, il était sans force. Il n'avait plus en lui qu'une envie de pleurer. De se laisser tomber là, par terre, et de pleurer.

Gilberte disparut dans la cour. Il l'entendit crier:

- Ma Diane... Ma Bellonne... Oh, le joli petit. Oh, qu'il était joli ce petit!... Oh, le beau petit chienchien!

Les chiennes gémissaient, le chiot pleura et Gilberte parla encore.

Tout cela était dans le vent, dans la nuit, dans le grand tourbillon noir assourdissant. Et puis, du portail il vit sortir le bout d'une échelle. L'échelle glissa sur le talus du chemin et le portail claqua. Quelques pas... Les chaînes contre la niche... Encore une fois la petite parla aux chiennes, courut sur le chemin et tira la porte de la cuisine.

Après quelques secondes, la lampe de la cour s'éteignit.

16

Une fois la lumière éteinte, Robert était resté immobile, figé sur le bord du chemin. La nuit courait autour de lui, arrivant de la vallée par larges bouffées tièdes. Dans la cour à peine visible, le gros tilleul grondait.

À présent, c'était la nuit partout, sauf dans le ciel où çà et là clignotaient quelques étoiles.

Robert se retourna. Sur l'autre versant brillait la fenêtre des Bouvier.

Une voiture passa sur la route. Au bruit, Robert reconnut une 2 CV. Il l'entendit peiner longtemps dans les virages, puis le vent couvrit le ronronnement du moteur. Dans la cour, le chiot pleura.

Enfin, sur le jardin, en contrebas, une lueur jaune parut, étirant des ombres maigres de légumes secoués par le vent. Robert empoigna l'échelle et descendit le chemin en s'efforçant de poser les pieds sur des taches d'herbe ou des roches solides. Quand il fut en vue de la fenêtre, il chercha dans la haie une coulée où se faufiler. Il trouva plusieurs passages de poules et engagea la pointe de l'échelle dans le plus large. Il poussa de toute sa force et, lorsque l'échelle fut de l'autre côté, il se glissa lui aussi dans la coulée. Ses vêtements s'accrochaient aux épines, il se griffa la figure et se piqua les mains, mais il parvint à passer. Les bourrasques menaient un tel tapage dans les arbres et les buissons, qu'il n'avait plus à se méfier du bruit.

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