Bernard Clavel - Malataverne

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Malataverne... C'est la ferme de la mère Vintard, un coin tout au fond du vallon que le soleil ne réchauffe jamais. Avec ses ruines, on dit même que l'endroit porte malheur. Mais pour Christophe, Serge et Robert, trois garçons du village, ce nom résonne plutôt connue une sacrée aubaine: ils ont découvert où la vieille cache son magot et le lui dérober sera un jeu d'enfant. Pour les deux aînés, l'affaire est entendue, niais Robert, le plus jeune, a encore des doutes. Il n'a que quinze ans et, cette fois, il ne s'agit pas comme d'habitude de chaparder quelques fromages: c'est un crime qu'ils organisent. Et puis il a un mauvais pressentiment: rien de bon ne peut sortir de Malataverne...

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À présent, il était presque calme. Cependant, de plus en plus fort, de plus en plus bizarre demeurait ce sentiment que quelqu'un, ou plutôt quelque chose d'indéfinissable, était partout avec lui.

Par moments, il voyait la silhouette noire de la mère Vintard marchant lentement sur la vieille route. Il la suivait, retrouvait chaque détail du paysage, chaque tournant du chemin, chaque ombre sur la terre jaune et rouge.

Il se voyait marchant derrière la vieille, à une distance qui ne variait pas et lui permettait de ne jamais la perdre de vue. Il essayait de s'arrêter, mais c'était impossible. Cette silhouette noire l'attirait. Il la suivait encore puis, fermant un instant les paupières, il s'efforçait à ne plus la voir. Il y parvenait en attachant sa pensée à autre chose, mais toujours, à un certain moment, cette pensée finissait par le ramener à cette route. Il regardait par exemple la tranchée creusée, ce qu'il faudrait faire demain, puis, pensant aux outils, il revoyait les manches desséchés qui trempaient dans la boutasse, l'eau claire sur le fond bien propre, la vase enlevée, les têtards, la course au ruisseau, son retour et toujours, toujours, inévitablement: la vieille.

S'il pensait à Gilberte, c'était les Bouvier qu'il voyait, le Bois Noir, les gendarmes, Malataverne, la maison de la vieille et la vieille qui se dirigeait vers ses pommiers.

Jusqu'à quelle heure Gilberte l'avait-elle attendu ce soir, dans le pré du bas? Est-ce qu'il n'aurait pas mieux valu aller la rejoindre? Ne rien dire à Christophe, se retirer de cette affaire sans lui en parler?

Il avait réveillé son père. Le père pourrait dire qu'il était rentré... Est-ce qu'il se souviendrait?

Les autres allaient y aller. À présent, Christophe était certainement déjà parti pour empoisonner le chien... Le chien. Jusqu'à présent Robert n'avait pas pensé au chien.

- C'est vache! murmura-t-il.

Est-ce qu'on n'aurait pas pu trouver une drogue pour l'endormir au lieu de le tuer?

Le père Paillot n'avait jamais voulu ni chien ni chat dans sa maison. Un jour, Robert avait ramené un chien perdu. En rentrant, le père les avait corrigés tous les deux, le chien et lui. Robert n'avait jamais revu ce chien.

Un long moment, il y pensa. C'était un petit roquet efflanqué et sale.

Il trouvait ridicule de tuer un chien pour prendre cet argent. Il imagina le portefeuille tel que Serge l'avait décrit.

- C'est même pas du vol, disait Christophe, puisque c'est de l'argent qui ne lui servira jamais à rien. Elle va crever dessus, un jour ou l'autre, dans sa crasse. C'est souvent qu'on voit ça dans les journaux, des vieux qui crèvent sur un magot!

L'argent, c'était presque normal, au fond, de l'utiliser.

- Elle n'a même pas d'héritier, disait Serge. Ça ne fera de tort à personne. Si on lui fauche pas, c'est l'État qui raflera tout. Tu parles, si on va se gêner pour l'État!

Robert n'avait plus peur des gendarmes. Depuis longtemps, il ne pensait plus à eux. C'était le chien qui l'occupait. Le chien, et puis la vieille aussi.

La vieille couchait dans la pièce où se trouvait l'argent. Robert tentait de se représenter cette pièce. Est-ce que le lit se trouvait loin de la table où était posé le pot de grès? Et il se sentit de nouveau mal à l'aise quand il revit la main de Serge sur la barre de fer. "Avec ça, on en ferait taire de plus coriaces..."

- Est-ce que Serge?...

- Serge peut-être, mais il y avait Christophe...

- Christophe?

Christophe et ses yeux de tout à l'heure, derrière le garage. Ses yeux durs, avec ce petit éclat de lumière...

- Tout de même, on ne tue pas les gens comme ça...

Robert se leva, se remit à marcher dans la cuisine. La "présence" était là. Toujours là, qui le talonnait.

- Ils ne sont tout de même pas si bêtes, quoi!

Il s'assit sur le bord de la table, une jambe ballante.

- Ça a beau être une vieille...

Son talon martelait le pied de la table et chaque coup résonnait en lui, jusque dans sa tête.

Est-ce qu'une vieille aussi sourde que ça risque vraiment de se réveiller? Tout à l'heure, si son père l'avait écouté, il lui aurait dit ce qui se préparait. Il lui aurait demandé de faire quelque chose, d'expliquer aux autres...

Dans la cuisine, rien ne rappelait sa mère. Tout ce qui subsistait de ce temps-là était trop sale, trop différent. Robert revit la photographie accrochée dans sa chambre.

- Si elle était là!...

Quand elle était là, le père ne buvait pas tant.

Robert calcula qu'il y avait plus de quatre ans qu'elle était morte. On l'avait enterrée à Lyon parce qu'elle était morte là-bas, à l'hôpital. Depuis, il n'était jamais allé au cimetière. Est-ce qu'il saurait seulement retrouver sa tombe?

Sa pensée s'arrêta un instant. Il se leva, fit quelques pas et revint s'asseoir sur un coin de la table. Il eut un sursaut. Il venait de se dire: "Si j'avais une moto..."

Et puis, brusquement, il sentit tout ce qu'il y avait de monstrueux dans cette idée. Il revit le bois de la montagne et cet après-midi avec la fille que Christophe avait amenée de Lyon.

Cette impression d'une présence revenait plus forte, presque intolérable. Avec elle, venait aussi le portrait, le portrait de la mère accroché au mur entre les coureurs cyclistes et le crucifix qui portait son rameau sous le bras.

Son brodequin heurta plus fort le pied de la table dont le bois craqua. Robert s'arrêta de frapper.

- Et les vieux de Christophe?

L'épicier au crâne luisant était un brave homme. Tout le monde le disait à Sainte-Luce.

Soudain, Robert haussa les épaules.

- Qu'est-ce que ça veut dire, un brave homme?

Il essaya un instant d'imaginer la tête que ce brave homme ferait s'il allait le trouver à présent pour lui expliquer ce que Christophe s'apprêtait à faire. Il eut un geste vague de la main et murmura en ricanant:

- Ou bien il me fout dehors à coups de pied au cul, ou bien il casse la gueule à Christophe... De toute façon, je peux pas moucharder.

Robert s'efforça encore un instant de rester assis puis, se levant soudain, il éteignit la lumière, quitta la cuisine, et se retrouva dans la nielle où de grandes gifles de vent tombaient des toits.

15

Sur toute la longueur de l'impasse, il ne restait qu'une seule fenêtre éclairée. À l'extrémité, la lumière de la grand-rue allait et venait selon le vent, déplaçant les ombres des maisons.

Robert marcha vite jusqu'à la place. Il n'y avait plus de lumière dans l'épicerie des Girard et il continua de monter la grand-rue. Arrivé devant la maison de son patron, il s'approcha de la barrière. La verrière de l'atelier reflétait la lampe de la cuisine qui éclairait aussi les graviers de la cour. Il ouvrit sans bruit la grille et, sur la pointe des pieds, marcha le long du mur. Avant de tourner l'angle, il écouta un moment. Le poste de radio fonctionnait. Des gens parlaient, de temps à autre; ce qu'ils disaient était couvert par des rires et des applaudissements.

Robert avança jusqu'au bord de la fenêtre et se pencha. La patronne était assise entre la table et la cuisinière. Elle tricotait, les pieds posés sur un barreau d'une chaise où se trouvait sa pelote de laine qu'elle faisait rouler en tirant sur le fil.

Se penchant un peu plus, Robert examina le reste de la pièce. Le patron devait être couché.

Robert voyait la patronne de trois quarts. Elle souriait parfois sans cesser son travail. Il la trouva très belle. Quand elle tirait sa laine, son avant-bras appuyait sous son sein qui remontait un peu. Sa robe relevée découvrait ses genoux. Elle leva la tête. Robert se recula.

Il regarda la porte. Il suffirait de frapper, de dire: "C'est moi, Robert". D'ouvrir et d'expliquer tout très vite, sans la laisser parler. Il hésita encore, puis il pensa qu'elle ne ferait certainement rien sans le patron. S'avançant à nouveau, il constata que la porte de la chambre était entrouverte. Alors, il s'étonna d'être venu ici. Il regarda la patronne encore quelques instants puis, voyant que le carillon indiquait neuf heures vingt, toujours longeant le mur et marchant sur la pointe des pieds, il regagna la grand-rue.

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