Bernard Clavel - Malataverne

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Malataverne... C'est la ferme de la mère Vintard, un coin tout au fond du vallon que le soleil ne réchauffe jamais. Avec ses ruines, on dit même que l'endroit porte malheur. Mais pour Christophe, Serge et Robert, trois garçons du village, ce nom résonne plutôt connue une sacrée aubaine: ils ont découvert où la vieille cache son magot et le lui dérober sera un jeu d'enfant. Pour les deux aînés, l'affaire est entendue, niais Robert, le plus jeune, a encore des doutes. Il n'a que quinze ans et, cette fois, il ne s'agit pas comme d'habitude de chaparder quelques fromages: c'est un crime qu'ils organisent. Et puis il a un mauvais pressentiment: rien de bon ne peut sortir de Malataverne...

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À plat ventre dans une allée, il attendit. Seule, la chambre de Gilberte et la chambre à lait donnaient sur le jardin. La cuisine et la pièce où couchaient les Ferry donnaient sur la cour.

Gilberte passa deux fois derrière la fenêtre, puis la lumière s'éteignit. Robert mit l'échelle sur son épaule et traversa le jardin. Comme le vent reprenait son souffle, il s'arrêta, l'oreille tendue. En face, le Bois Noir grondait toujours. Enfin, il entendit comme un bruit de cascade qui longeait le coteau. Un premier souffle arriva, le tilleul et la haie s'ébrouèrent, puis ce fut le gros de la rafale et Robert reprit sa marche.

Au pied du mur il attendit, tenant toujours l'échelle. La fenêtre s'ouvrit. Il regarda. Gilberte se penchait, à peine visible dans la nuit. Aussitôt l'échelle dressée, elle descendit, le prit par la main et l'entraîna de l'autre côté du jardin. Là, dans la haie surplombant la route, il y avait un passage assez large et ils n'eurent qu'à se laisser glisser dans le fossé. Ils traversèrent, s'engagèrent de quelques pas dans le sentier et tout de suite Gilberte demanda:

- Alors, qu'est-ce qu'il y a?

Robert expliqua tout. Depuis le vol chez les Bouvier, jusqu'à son entrevue avec Christophe, dans le terrain vague du garage. Et, à mesure qu'il parlait, il se sentait moins oppressé. Gilberte l'écoutait. Quand il s'arrêtait un instant pour chercher un mot, elle disait seulement:

- Ça alors... Mais c'est pas possible... C'est pas possible.

Quand il eut terminé, elle murmura:

- Ça alors... Celui qui m'aurait dit ça!... Celui qui m'aurait dit une chose pareille!

Et ils restèrent quelques minutes sans parler, face à face, essayant de se voir malgré les arbres qui épaississaient encore la nuit.

Quand le vent se calmait, Robert sentait sur son visage le souffle de Gilberte. Il attendait. À présent, il lui semblait que ce n'était plus à lui de décider. Pourtant, quand elle parla, enfin, ce fut pour demander:

- Alors, qu'est-ce qu'il faut faire, hein? Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse?

Robert eut un soupir, leva les bras puis les laissa retomber en disant:

- Faut les empêcher... Faut les empêcher d'y aller.

- Mais comment veux-tu faire? Ils ne nous écouteront pas. Et à eux deux, ils sont bien plus forts que nous. Ils sont fous. On ne peut pas discuter avec des fous. Il faut être fou pour faire des choses pareilles...

À mesure qu'elle parlait, le ton de sa voix montait. Robert pensa qu'elle allait se mettre à pleurer mais elle se reprit. Après un silence, elle demanda:

- Pourquoi tu n'as rien fait dans la journée? Fallait pas attendre si longtemps.

- Je ne pouvais pas. J'ai travaillé.

- Et à midi? À midi, tu ne m'as rien dit! J'ai bien vu que tu avais un air pas comme les autres jours.

Il ne répondit pas. Elle attendit puis reprit:

- Il fallait le dire au père de Christophe.

- Je ne pouvais pas.

- Comment?

- Mais... C'est... Je ne peux pas moucharder un copain.

Elle eut une brève hésitation puis, lui prenant le bras comme Christophe l'avait fait, elle le secoua en disant:

- Mais enfin, tu te rends compte? Tu penses à ce qu'ils vont faire?... Pour une chose aussi grave... Mais qu'est-ce que tu veux que je fasse, moi, pour les arrêter?

- J'ai pensé que tu trouverais... Peut-être, si tu demandais à ton père.

- À mon père?

- Ma foi.

- Mais tu es fou. Il faudrait que je lui dise qu'on se voit. Que tu es venu... que je suis sortie par la fenêtre... Tu te rends compte, ce que tu me demandes là!

- Je sais bien, mais pour des choses pareilles...

Elle l'interrompit.

- Ah non! Surtout pas ça! J'aimerais mieux qu'on essaie tous les deux. Qu'on tente le coup de leur expliquer ou de les arrêter.

Ils réfléchirent un moment puis Gilberte demanda:

- Est-ce que tu crois qu'ils sont déjà partis?

- Christophe sûrement, oui, à cause du chien à empoisonner, mais Serge est sans doute encore chez lui. On devait se retrouver...

Il s'arrêta. La petite attendit un instant puis elle dit:

- Quand je pense que tu voulais aller avec eux. Mais qu'est-ce que tu avais donc dans la tête, dis? À quoi tu pouvais bien penser pour faire des choses pareilles!

- M'engueule pas, Gilberte... Pas maintenant.

Elle se tut. Le vent secouait les acacias et leur arrachait des poignées de feuilles minuscules que Robert sentait parfois courir sur son visage.

- Alors, dit Gilberte, tu crois qu'on peut encore trouver Serge?

- Faut essayer.

Il fît un pas. La fille le retint.

- Si jamais ma mère entrait dans ma chambre...

- Ça lui arrive, des fois?

- Non, mais on ne sait jamais. Il suffirait d'un coup de déveine.

Il y eut un silence puis, doucement, en s'approchant d'elle, Robert demanda:

- Viens avec moi, Gilberte. Tout seul, je sais pas si je pourrai... Faut que tu viennes.

Elle se retourna vers la maison dont le mur faisait une tache à peine plus claire que le reste de la nuit, puis, sans rien dire, elle se mit en marche.

QUATRIÈME PARTIE

17

Ils avaient hésité entre le raccourci et la route, mais, à cause de la nuit, peut-être un peu aussi par crainte de passer trop près de Malataverne, ils avaient pris la route.

Avec la descente, ils avaient pu courir tout le long et, lorsqu'ils arrivèrent aux premières maisons, ils se remirent au pas.

- C'est la première fois qu'on vient ici tous les deux, dit Gilberte.

- Oui.

- Ça fait drôle, surtout de voir personne... Être comme ça, que nous deux, dans cette rue vide.

Au moment de s'engager dans le Chemin-Neuf, elle s'arrêta, posa la main sur le bras de Robert et demanda:

- Et ton patron? Pourquoi tu ne lui demanderais pas, à lui, de t'aider?

- J'y ai pensé cet après-midi, mais je n'ai pas osé.

- Pourquoi?

- Je n'ai pas osé.

- Mais enfin, pourquoi? Tu n'as pas peur de lui?

- Des fois, il gueule, quand je fais une connerie... Alors pour ça... Surtout que les Bouvier, c'est des clients.

- Il t'attraperait sûrement, mais peut-être qu'il ferait quelque chose. Je ne sais pas, moi, mais ça vaut le coup, tout de même.

- De toute façon, à présent, il est couché.

- Peut-être pas.

- Si. C'est sûr.

Robert se tut. Il n'avait pas dit à Gilberte qu'il était allé regarder par la fenêtre, avant de monter la retrouver. Il ne parlait jamais de sa patronne à Gilberte.

Ils s'étaient remis à marcher, s'éloignant de la grand-rue dont la lumière venait encore par moments jusqu'à eux.

- Et ta patronne, demanda Gilberte, tu crois qu'elle n'aurait pas fait quelque chose? Elle est gentille. Tout le monde à Sainte-Luce dit qu'elle est très gentille, cette femme. Tout le monde dit que ce sont des braves gens, tes patrons.

- Non, non, dit Robert, c'est pas possible.

À présent, il faisait noir, il faisait plus froid aussi et le vent apportait quelques gouttes de pluie.

- S'il se met à pleuvoir, on sera jolis, dit Gilberte.

- Non, ça souffle trop.

Ils furent bientôt en vue de la villa des Dupuy.

- Il y a de la lumière, dit Robert.

- Et il y a aussi des voitures devant.

Une carrosserie brillait sous la fenêtre. Une autre en face. Plus loin, deux voitures avaient leurs feux de position allumés. Ils avaient ralenti le pas. Ils s'arrêtèrent avant la zone de lumière. Le vent leur apportait des bouffées de musique. Ils repartirent en rasant la murette bordant une villa en construction de l'autre côté du chemin. La lumière ne venait pas jusque-là. Ils se glissèrent entre la voiture et la murette.

Dans la pièce, une silhouette passa tout près de la fenêtre et ils se baissèrent tous les deux derrière la voiture. Puis Robert se releva en disant:

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