Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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Cicéron avait été contraint d’assister au grand banquet officiel qui suivait le sacrifice, et il ne rentra chez lui que tard dans la soirée — de mauvaise humeur, comme presque chaque fois qu’il passait du temps avec Pompée. Il fut surpris de me trouver debout à son retour et écouta attentivement le récit de ma découverte. J’étais excessivement fier de ma perspicacité et m’attendais à des félicitations. Au lieu de cela, je sentis son irritation s’envenimer.

— Chercherais-tu à me dire, demanda-t-il après m’avoir écouté jusqu’au bout, que Pompée a envoyé des armes prises aux troupes de Mithridate dans le but d’armer la conspiration de Catilina ?

— Tout ce que je sais, c’est que la forme et les inscriptions sont identiques…

Cicéron m’interrompit :

— Cela relève de la trahison ! Je ne peux pas te laisser avancer des choses pareilles ! Tu as vu la puissance de Pompée. Ne parle plus jamais de ça, tu m’entends ?

— Je regrette, bredouillai-je, confus. Pardonne-moi.

— Et puis, comment Pompée aurait-il pu les acheminer jusqu’à Rome ? Il se trouvait à mille milles de là.

— Je me demandais si elles n’avaient pas pu arriver avec Metellus Nepos.

— Va te coucher, m’ordonna-t-il avec emportement. Ce que tu dis n’a pas de sens.

Il dut visiblement y réfléchir pendant la nuit parce que, le lendemain matin, son attitude était beaucoup plus aimable.

— Je suppose que tu as peut-être raison et que ces armes viennent bien de Mithridate. Après tout, l’intégralité de l’arsenal royal a été saisi, et il est possible que Nepos en ait apporté une cargaison avec lui à Rome. Mais cela ne revient pas à dire que Pompée a soutenu activement Catilina.

— Non, bien sûr, acquiesçai-je.

— Ce serait trop épouvantable à envisager. Ces lames devaient tout de même me trancher la gorge.

— Pompée n’aurait jamais rien fait qui puisse te nuire ou nuire à l’État, assurai-je.

Le lendemain, Pompée pria Cicéron de venir le voir.

Le Gardien de la Terre et de la Mer avait retrouvé sa vieille demeure sur l’Esquilin. Elle avait subi un certain nombre de modifications durant l’été. Des dizaines d’éperons provenant des navires de guerre pirates en hérissaient à présent les murs. Certains, en bronze, avaient été façonnés en forme de tête de gorgone, d’autres avaient un museau et des cornes d’animaux. Cicéron ne les avait pas vus auparavant, et il les contempla avec un dégoût manifeste.

— Tu imagines devoir dormir ici toutes les nuits, remarqua-t-il pendant que nous attendions que le portier vienne nous ouvrir. On dirait la chambre mortuaire d’un pharaon.

Et, à partir de ce moment, il lui arriva souvent, en privé, de parler de Pompée en l’appelant « le Pharaon », ou parfois « le Sultan ».

Une grande foule se tenait devant et admirait la maison. À l’intérieur, les salles ouvertes au public grouillaient de quémandeurs qui espéraient pouvoir manger aux frais de Pompée. Il y avait là des sénateurs ruinés qui cherchaient à vendre leur voix. Des hommes d’affaires qui espéraient convaincre Pompée d’investir dans leurs projets. Des armateurs de navires, des entraîneurs de chevaux, des fabricants de meubles et de bijoux, et d’autres qui n’étaient visiblement que des mendiants cherchant à s’attirer la sympathie du grand homme avec l’histoire de leur infortune. Sous le regard envieux de ces mendiants, nous fûmes introduits dans un vaste salon privé. Dans un coin, un mannequin de tailleur était revêtu de la toge triomphale de Pompée et de la casaque d’Alexandre, et un autre avait été affublé d’une grande tête de Pompée toute en perles que j’avais déjà vue lors du défilé. Au milieu, posée sur deux tréteaux, il y avait la maquette d’un immense ensemble de bâtiments devant lequel se tenait Pompée, un temple en bois miniature dans chaque main. Un groupe d’hommes semblait attendre anxieusement sa décision derrière lui.

— Ah ! fit-il en levant les yeux, voilà Cicéron. Il est intelligent. Il aura un avis. Qu’en penses-tu, Cicéron ? Devrais-je faire construire quatre temples ici, ou bien trois ?

— Je fais toujours construire mes temples par quatre, répliqua Cicéron, pourvu que j’aie assez de place.

— Excellent conseil ! s’exclama Pompée. Ce sera donc quatre.

Il posa les temples en rangs, sous les applaudissements de son public.

Nous déciderons plus tard à quel dieu chaque temple sera consacré. Eh bien ? dit-il à l’adresse de Cicéron en lui montrant la maquette. Qu’en penses-tu ?

Cicéron baissa les yeux sur cette construction complexe.

— Très impressionnant. Qu’est-ce que c’est ? Un palais ?

— Un théâtre, avec dix mille places assises. Là, il y aura les jardins publics entourés d’un portique. Et là, les temples.

Il se tourna vers l’un des hommes qui se trouvaient derrière lui, et je compris alors qu’il s’agissait des architectes.

— Redites-le-moi, ça va être gros comment, déjà ?

— L’ensemble va couvrir un quart de mille, excellence.

Pompée eut un grand sourire et se frotta les mains.

— Un édifice d’un quart de mille de longueur, tu imagines !

— Et où va-t-on le construire ? demanda Cicéron.

— Sur le Champ de Mars.

— Mais où les gens vont-ils voter ?

— Oh, par là, quelque part, répondit Pompée en agitant vaguement la main, ou là, près du Tibre. Il restera plein de place. Architectes, emportez ça, ordonna-t-il. Emportez-le et commencez à creuser les fondations, et ne vous préoccupez pas de la dépense.

Après leur départ, Cicéron hasarda :

— Je ne voudrais pas paraître pessimiste, Pompée, néanmoins j’ai peur que tu n’aies quelques problèmes avec les censeurs.

— Pourquoi ça ?

— Ils ont toujours interdit la construction d’un théâtre permanent à Rome, pour des questions de moralité.

— J’y ai pensé. Je leur dirai que je construis un temple à Vénus. Il sera inclus dans le projet quelque part… ces architectes savent ce qu’ils font.

— Et tu penses que les censeurs vont te croire ?

— Pourquoi pas ?

— Un temple à Vénus d’un quart de mille de long ? Ils vont se dire que tu pousses la piété un peu loin.

Pompée n’était pas d’humeur à plaisanter, surtout avec Cicéron. Brusquement, sa bouche généreuse se crispa en une moue de mécontentement. Ses lèvres tremblèrent. Il était célèbre pour ses emportements et, pour la première fois, j’étais témoin de la soudaineté de ses colères.

— Cette ville ! s’écria-t-il. Elle est remplie d’hommes étriqués … Des hommes étriqués et jaloux ! Me voilà, prêt à proposer de faire don au peuple romain du plus formidable édifice de l’histoire du monde, et qu’est-ce que je récolte comme remerciements ? Aucun, aucun !

Il donna un coup de pied sur l’un des tréteaux et me fit penser au petit Marcus quand on le forçait à ranger ses jouets dans sa chambre.

— Et en parlant d’hommes étriqués, poursuivit-il d’un air menaçant, pourquoi le sénat n’a-t-il voté aucune des lois que j’avais demandées ? Où est la loi censée ratifier mes colonies en Orient ? Et la terre pour mes soldats… qu’en est-il ?

— Ces choses prennent du temps…

— Je croyais que nous avions un accord : je te soutenais sur la question d’Hybrida et tu assurais le vote de mes lois au sénat. Bon, j’ai fait ma part. Qu’en est-il de la tienne ?

— Ce n’est pas si simple. Je peux difficilement promulguer des lois tout seul. Je ne suis qu’un sénateur parmi six cents et, malheureusement, tu as beaucoup d’opposants parmi eux.

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