Robert Harris - Conspirata

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Je crois qu’il a vraiment vieilli, ces derniers temps. Tu veux bien le réveiller, Tiron ?

Je posai la main sur l’épaule de Catulus et le secouai doucement. Sa tête roula de côté et je dus le retenir pour l’empêcher de glisser tout entier sur le sol. Sa tête retomba en arrière de sorte que son vieux visage parcheminé se retrouva soudain juste en face du mien. Il avait les yeux écarquillés. Sa bouche était entrouverte, ses lèvres molles et baveuses. Épouvanté, j’écartai vivement ma main et ce fut Quintus qui dut s’avancer pour tâter son cou et le déclarer mort.

C’est donc ainsi que Quintus Lutatius Catulus quitta ce monde dans la soixante et unième année de sa vie : consul, pontife et farouche défenseur des prérogatives du sénat. Il était d’une tout autre époque et, avec le recul, je vois sa mort, de même que celle de Metellus Pius, comme un jalon dans le déclin de la république. Hortensius, qui était le beau-frère de Catulus, prit à Cicéron une bougie et l’approcha du visage du vieil homme en essayant doucement de le rappeler à la vie. Jamais je ne compris plus clairement la raison de cette ancienne tradition qu’à ce moment, car on aurait vraiment dit que l’esprit de Catulus venait juste de quitter la pièce et aurait pu revenir facilement, pourvu qu’il fût convenablement invoqué. Nous attendîmes de voir s’il allait revivre, évidemment en vain, et, au bout d’un moment, Hortensius lui baisa le front et lui ferma les yeux. Il pleura un peu, et Cicéron lui-même eut les yeux rouges — si Catulus et lui avaient été ennemis au départ, ils avaient en effet fini par faire cause commune et Cicéron en était venu à respecter le vieil homme pour son intégrité. Seul Lucullus ne semblait ressentir aucune émotion, mais je crois qu’il avait déjà atteint un stade où il préférait les poissons aux êtres humains.

Naturellement, ce fut la fin de toute discussion concernant le procès. On fit venir les esclaves de Catulus afin qu’ils portent le corps de leur maître dans sa maison toute proche, puis, cela fait, Hortensius rentra chez lui pour annoncer la nouvelle à sa propre famille tandis que Lucullus se retirait dans sa grande demeure où il dînerait seul, sans doute d’ailes d’alouettes et de langues de rossignols, dans sa vaste salle d’Apollon. Quant à Quintus, il annonça qu’il partait le lendemain à l’aube pour son long voyage vers l’Asie. Cicéron savait qu’il était tenu de prendre la route dès que le jury aurait rendu son verdict ; je me rendis compte que ce fut malgré tout le coup le plus dur de tous ceux qu’il avait endurés ce jour-là. Il appela Terentia et le petit Marcus pour qu’ils fassent leurs adieux, puis se retira brusquement dans sa bibliothèque, seul, me laissant le soin de raccompagner Quintus à la porte.

— Au revoir, Tiron, dit celui-ci en prenant ma main entre les siennes.

Il avait des paumes dures et calleuses, contrairement à Cicéron, dont les mains de juriste étaient lisses et douces.

— Tes conseils me manqueront, ajouta-t-il. Tu veux bien m’écrire souvent pour me dire comment va mon frère ?

— Avec plaisir.

Il semblait sur le point de sortir, il se ravisa pourtant et se retourna vers moi en disant :

— Il aurait dû t’accorder ta liberté à la fin de son consulat. C’était son intention. Tu le savais ?

Je fus abasourdi par la révélation.

— Il avait cessé d’en parler, bredouillai-je. J’ai supposé qu’il avait changé d’avis.

— Il prétend qu’il a peur que tu en saches trop.

— Mais je ne répéterai jamais à quiconque un seul mot de ce qu’on m’a révélé en confidence !

— Je le sais bien et, au fond de lui, il le sait aussi. Ne te fais pas de souci. Ce n’est qu’une excuse. La vérité, c’est qu’il redoute l’idée même que tu puisses le quitter aussi, comme Atticus, et comme moi. Il se fie à toi bien plus que tu ne le penses.

J’étais trop saisi pour parler.

— Tu auras ta liberté quand je rentrerai d’Asie, je te le promets, poursuivit-il. Tu appartiens à la famille et pas seulement à mon frère. En attendant, veille bien sur lui, Tiron. Je sens venir à Rome quelque chose qui ne me plaît pas du tout.

Il leva la main en signe d’adieu puis s’éloigna dans la rue accompagné de sa suite. Je restai sur le perron et regardai la silhouette trapue et familière, avec ses larges épaules, descendre la côte de son pas régulier jusqu’à ce qu’elle soit hors de vue.

XV

Clodius était censé partir aussitôt effectuer sa questure en Sicile. Mais il préféra prolonger son séjour à Rome pour savourer sa victoire. Il eut même l’impudence de venir prendre au sénat le siège auquel il avait maintenant droit. C’était les Ides de mai, soit deux jours après le procès, et la chambre débattait de la situation politique au lendemain du désastre. Clodius entra dans la curie au moment même où Cicéron parlait. Accueilli par des sifflets sonores, il prit un air satisfait, comme s’il trouvait cette hostilité amusante, et voyant qu’aucun sénateur ne s’écartait pour lui faire de la place sur un banc, il s’adossa au mur et croisa les bras en considérant l’orateur avec un sourire narquois. Crassus, qui siégeait à sa place habituelle, au premier rang, parut manifestement mal à l’aise et feignit d’examiner une éraflure sur sa chaussure de cuir rouge. Cicéron se contenta d’ignorer Clodius et poursuivit son discours.

— Pères conscrits, dit-il, un simple coup ne nous fera ni faiblir ni chanceler. Certes, nous devons reconnaître que notre autorité a été affaiblie, mais cela ne signifie pas que nous devions céder à l’affolement. Nous serions insensés de faire comme si rien ne s’était passé, mais nous serions couards de nous laisser impressionner. Le jury a peut-être laissé en liberté un ennemi qui en veut à l’État…

— J’ai été acquitté parce que je ne suis pas un ennemi de l’État mais celui qui doit nettoyer Rome !

— Tu te trompes, Clodius, répliqua calmement Cicéron sans même daigner lui accorder un regard. Les jurés ne t’ont pas épargné pour que tu fasses le ménage mais pour que tu connaisses la cellule des condamnés à mort. Ils ne veulent pas te garder avec nous mais plutôt te priver de toute chance d’obtenir l’exil.

Puis, reprenant son discours :

— Ainsi donc, père conscrits, reprenez courage et gardez votre dignité…

— Et toi , ta dignité, parlons-en ! cria Clodius. Tu t’es laissé corrompre !

— Le consensus politique des hommes honnêtes tient encore…

— Tu as accepté un pot-de-vin pour acheter ta maison !

Cicéron se tourna alors pour lui faire face.

— Moi au moins, je n’ai pas acheté de jury, rétorqua-t-il.

Le sénat tout entier éclata de rire et cela me fit penser à un vieux lion corrigeant un petit turbulent. Clodius insista :

— Je vais te dire pourquoi j’ai été acquitté — parce que ta preuve n’était qu’un mensonge et que le jury n’y a pas cru.

— Au contraire, lui répondit Cicéron, vingt-cinq membres du jury m’ont cru, puisqu’ils t’ont condamné ; et trente et un n’ont pas voulu te croire, puisqu’ils ne t’ont absous qu’après avoir reçu ton argent.

Cela ne paraît peut-être pas si drôle aujourd’hui ; à l’époque, on aurait pu croire que Cicéron venait de faire la remarque la plus spirituelle de l’Histoire. Je suppose que si les sénateurs riaient aussi fort, c’était pour lui montrer leur soutien, et chaque fois que Clodius essayait de répliquer, ils riaient encore plus fort, de sorte qu’il finit par y renoncer et quitta la chambre avec irritation. Cette boutade fut considérée comme un grand succès pour Cicéron, surtout lorsque, deux jours plus tard, Clodius quitta Rome pour la Sicile et que l’orateur put alors sortir « la petite Reine de Beauté » de son esprit.

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