Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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On fit clairement comprendre à Pompée que, s’il voulait se présenter à nouveau à l’élection consulaire, il devrait renoncer à ses espoirs de triomphe. Mais il ne parvenait pas à s’y résoudre car, s’il appréciait l’essence du pouvoir, il en aimait encore plus l’apparence — les costumes flamboyants, les sonneries de trompettes, les rugissements et la puanteur des bêtes sauvages en cage, les bruits de bottes et les acclamations tapageuses de ses soldats, l’adulation de la foule.

Il abandonna donc l’idée de devenir consul et, à sa demande, on fit en sorte que la date de son entrée triomphale dans la cité coïncidât avec son quarante-cinquième anniversaire, à la fin du mois de septembre. L’ampleur de sa victoire était cependant telle que la parade — qui s’étirerait, estimait-on, sur au moins une vingtaine de milles — devrait durer deux journées pleines. Ce fut donc en fait à la veille de l’anniversaire de l’ imperator que Cicéron et l’ensemble du sénat se rendirent sur le Champ de Mars pour accueillir officiellement le conquérant. Pompée s’était non seulement peint le visage en rouge pour l’occasion, mais il avait aussi revêtu une fabuleuse armure dorée et portait une somptueuse casaque qui avait appartenu à Alexandre le Grand. Massés autour de lui, des milliers de vétérans gardaient des centaines de chariots chargés de butin.

Jusque-là, Cicéron n’avait pas réellement saisi toute l’importance des richesses de Pompée. Comme il me le fit remarquer lui-même :

— Un million, dix millions, cent millions… qu’est-ce que c’est ? Rien que des mots. L’imagination ne peut pas en concevoir le sens.

Toutefois Pompée avait rassemblé ces richesses en un seul lieu et avait, ce faisant, montré l’étendue de son pouvoir. Ainsi, à Rome, un homme qualifié pouvait à cette époque travailler toute une journée et s’estimer heureux s’il avait fini par gagner une seule drachme d’argent. Pompée avait, ce matin-là, disposé des coffres ouverts sur un contenu rutilant censé atteindre soixante-quinze millions de drachmes d’argent : plus que le revenu annuel des impôts prélevés dans l’ensemble du monde romain. Et ce n’étaient là que les pièces. Dominant la parade et exigeant un attelage de quatre bœufs pour la tirer, il y avait une solide statue de Mithridate en or de huit coudées de haut. Puis, le trône de Mithridate et son sceptre, en or aussi. Trente-trois couronnes de perles et trois statues en or figurant Apollon, Minerve et Mars. Et encore une montagne d’or en forme de pyramide, avec des cerfs, des lions et des fruits de tous genres, entourée d’une vigne d’or. Suivie d’un échiquier à jouer constitué de deux pierres précieuses, l’une verte et l’autre bleue, long de quatre pieds et large de trois et portant une lune d’or d’un poids de trente livres. Et un cadran solaire en perles. Il fallut encore cinq autres chariots pour porter les livres les plus précieux de la bibliothèque royale. Cicéron en fut profondément impressionné, car il savait bien que de telles richesses ne pourraient qu’avoir des répercussions imprévisibles sur Rome et sa politique. Il prit grand plaisir à aller voir Crassus pour le tourmenter.

— Alors, Crassus, tu as porté le titre d’homme le plus riche de Rome. Mais j’ai bien peur que ce ne soit terminé. Après cela, même toi, tu devras t’adresser à Pompée pour demander un prêt !

Crassus eut un sourire crispé : on voyait bien que le spectacle passait mal.

Pompée envoya toutes ces richesses défiler dans la ville le premier jour, mais lui-même resta hors les murs. Au deuxième jour, pour son anniversaire, la parade triomphale proprement dite commença avec les prisonniers qu’il avait ramenés d’Orient : d’abord les chefs militaires, puis les dignitaires de la maison de Mithridate, puis les chefs des pirates capturés, et le roi des Juifs suivi par le roi d’Arménie, sa femme et son fils, et enfin, comme clou de cette partie de la procession, sept des enfants de Mithridate et l’une de ses sœurs. Les milliers de spectateurs du forum Boarium et du circus Maximus les huèrent et leur jetèrent des poignées de terre et de fumier, de sorte que lorsqu’ils arrivèrent enfin en titubant dans la via Sacra pour gagner le carcer , ils évoquaient des figures d’argile auxquelles on aurait donné vie. On les fit alors attendre sous le regard du carnifex et de ses assistants, tremblants à l’idée du destin qui serait le leur, pendant que les clameurs lointaines en provenance de la porte Triomphale annonçaient que leur vainqueur était enfin entré dans la cité.

Cicéron attendait lui aussi, avec les autres sénateurs, juste devant la curie. Je me trouvais de l’autre côté du forum et, avec la parade qui défilait entre nous, je ne cessais de le perdre de vue au milieu de ce torrent de gloire. Il y avait des chars portant des scènes bariolées représentant les nations conquises par Pompée — l’Albanie, la Syrie, la Palestine, l’Arabie et tant d’autres —, suivis par les quelque huit cents lourds éperons de bronze des bateaux pirates qu’il avait capturés, et par les monceaux rutilants des armures, des boucliers et des épées qu’il avait pris aux soldats de Mithridate. Au milieu de tout cela marchaient les légionnaires de Pompée, qui beuglaient des chants paillards inspirés par ses exploits, puis ce fut enfin Pompée lui-même qui pénétra dans le forum sur son char incrusté de pierreries, revêtu d’une toge pourpre brodée d’étoiles dorées et, bien entendu, de la casaque d’Alexandre. Se tenant derrière lui, l’esclave de rigueur lui répétait, selon la tradition, qu’il était mortel. Je n’enviais guère le malheureux de devoir se charger d’une telle mission, et il commençait visiblement à porter sur les nerfs de Pompée car à peine son char arrêté devant le carcer et le défilé immobilisé, le triomphateur le poussa rudement de son poste avant de tourner sa large figure peinte au minium pour s’adresser aux silhouettes boueuses des prisonniers.

— Moi, Pompée le Grand, conquérant de trois cent vingt-quatre nations et disposant de par le sénat et le peuple romain du droit de vie et de mort, déclare qu’en tant que vassaux de l’Empire romain vous soyez immédiatement…

Il s’interrompit.

— … pardonnés et libres de retourner sur la terre de votre naissance. Allez donc proclamer ma clémence de par le monde !

C’était d’autant plus magnifique que c’était inattendu, surtout de la part de Pompée, connu dans sa jeunesse sous le surnom de « Petit Boucher », et qui avait rarement montré beaucoup de pitié pour qui que ce fût. La foule parut d’abord déçue, puis se mit à applaudir tandis que les prisonniers, quand on leur eut traduit ce qu’il venait de dire, tendirent les mains et crièrent leurs louanges à Pompée dans le charabia de leur langue étrangère. Pompée accueillit leur gratitude d’un mouvement virevoltant de la main puis sauta à bas de son char et marcha jusqu’au Capitole où il devait faire un sacrifice à Jupiter. Le sénat, dont Cicéron, lui emboîta le pas, et je m’apprêtais à les suivre lorsque je fis une découverte des plus remarquables.

Maintenant que le défilé avait pris fin, les chariots remplis d’armes et d’armures s’apprêtaient à quitter le forum et je pus voir pour la première fois les épées et les poignards de près. Je n’étais pas un spécialiste en matière d’équipement militaire, néanmoins je reconnus sans peine que ces nouvelles sortes d’armes, avec leur lame orientale courbe et de mystérieux signes gravés sur le manche, étaient exactement les mêmes que celles trouvées chez Cethegus et dont j’avais dû faire l’inventaire à la veille de son exécution. Je voulus en prendre une pour aller la montrer à Cicéron, mais le légionnaire qui gardait le chariot me conseilla rudement de garder mes distances. J’allais lui signifier qui j’étais et pourquoi il me fallait ce poignard quand le bon sens m’arrêta. Je me retournai donc sans un mot et m’éloignai rapidement. Lorsque je regardai derrière moi, le légionnaire me surveillait toujours d’un air soupçonneux.

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