Robert Harris - Conspirata

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Non, protesta Caton en secouant énergiquement la tête, tu te trompes. Pompée a soumis des peuples avec lesquels nous n’étions pas en conflit, il est entré sur des territoires où nous n’avions rien à faire et il a rapporté des richesses que nous n’avons pas gagnées. Il va nous détruire. Mon devoir est de l’en empêcher.

Pour sortir d’une telle impasse, le cerveau agile de Cicéron lui-même ne parvint pas à trouver d’issue. Il retourna voir Pompée plus tard dans l’après-midi pour lui faire part de son échec et le trouva dans la pénombre, broyant du noir devant la maquette de son théâtre. L’entrevue fut trop courte pour que je puisse prendre la moindre note. Pompée écouta les nouvelles, émit un grognement et, alors que nous partions, lança à Cicéron :

— Je veux qu’Hybrida soit rappelé tout de suite de Macédoine.

Cicéron risquait alors de connaître de graves problèmes personnels car il était déjà harcelé par les créanciers. Non seulement il devait encore une somme considérable pour la maison du Palatin, mais il avait aussi fait l’acquisition de plusieurs autres propriétés, et si Hybrida cessait de lui envoyer sa part des bénéfices sur la Macédoine — qu’il avait enfin commencé à lui verser —, il se retrouverait dans une situation périlleuse. Sa solution fut de faire en sorte que le gouvernement de Quintus en Asie soit prolongé d’une année supplémentaire. Il put alors toucher du Trésor les fonds qui auraient dû servir à défrayer son frère de ses dépenses (il avait les pleins pouvoirs en tant qu’administrateur de ses biens) et remit toute la somme à ses créanciers pour les calmer.

— Ne me regarde pas avec cet air de reproche, Tiron, me prévint-il alors que nous sortions du temple de Saturne avec un bon du Trésor d’un demi-million de sesterces soigneusement rangé dans ma cassette à documents. Sans moi, il ne serait pas gouverneur du tout, et puis je le rembourserai.

Malgré tout, je plaignis beaucoup Quintus, qui n’appréciait guère son séjour dans cette immense et lointaine province étrangère, et qui aspirait à rentrer chez lui.

Au cours des quelques mois qui suivirent, tout se déroula comme Cicéron l’avait prédit. Crassus, Lucullus, Caton et Celer firent obstruction aux projets de loi de Pompée au sénat, et Pompée s’en remit à un tribun de ses amis appelé Fulvius, qui présenta un nouveau projet de loi agraire devant l’assemblée populaire. Celer s’opposa alors à cette proposition avec une telle violence que Fulvius le fit incarcérer. Le consul réagit en faisant démonter le mur du fond de la prison, de sorte qu’il put continuer à attaquer la loi depuis sa cellule. Une telle fermeté affichée réjouit tellement le peuple et discrédita tant Fulvius que Pompée finit par renoncer à son projet de loi. Caton parvint ensuite à éloigner l’ordre équestre du sénat en privant les chevaliers de l’immunité juridique et en refusant également d’annuler les dettes que beaucoup avaient contractées pour faire de la spéculation financière peu avisée en Orient. Si ces deux actions étaient parfaitement justifiées d’un point de vue moral, elles étaient désastreuses d’un point de vue politique.

Pendant cette période, Cicéron s’exprima très peu en public et se limita strictement à ses activités juridiques. Il se sentait très isolé sans Quintus ni Atticus, et je le surprenais souvent à soupirer et marmonner quand il se croyait seul. Il dormait mal, se réveillait au milieu de la nuit et restait allongé, l’esprit en ébullition, incapable de se rendormir avant l’aube. Il me confia que, durant ces insomnies, pour la première fois de sa vie, il était hanté par des pensées de mort, comme le sont souvent les hommes de cet âge — il avait quarante-six ans. « Je me sens tellement abandonné, écrivit-il à Atticus, que les seuls moments qui me reposent sont ceux que je passe avec ma femme, avec ma fille chérie, avec mon charmant petit Marcus. J’ai des amitiés politiques, toutes extérieures, toutes fardées, bonnes seulement pour le relief de la vie publique, mais nulles au sein du foyer privé. Aussi lorsqu’à l’heure matinale, ma maison regorge de clients, lorsque je descends au forum, pressé par les nombreux amis qui m’escortent, je cherche en vain dans cette foule avec qui rire en liberté, ou gémir sans contrainte. »

Bien qu’il fût trop fier pour l’admettre, le spectre de Clodius contribuait également à troubler son repos. À l’ouverture de la nouvelle session, un tribun du nom de Herennius voulut proposer au vote populaire, en assemblée sur le Champ de Mars, une loi permettant de faire agréger Clodius parmi les plébéiens. Cicéron ne s’en inquiéta pas : il savait que d’autres tribuns s’opposeraient aussitôt à cette mesure. Ce qui le troubla en revanche fut que Celer se déclara en faveur de cette loi et, après la levée de la séance, il alla le voir.

— Je croyais que tu étais opposé à ce que Clodius devienne plébéien ?

— Je le suis, mais Clodia ne cesse de me harceler jour et nuit avec cette histoire. De toute façon, le texte ne passera pas, alors j’espère simplement obtenir quelques semaines de répit. Ne t’inquiète pas, ajouta-t-il à voix basse. Si jamais les choses devaient dégénérer, je dirai ce que je pense vraiment.

Cette réponse ne rassura pas totalement Cicéron, et il chercha un moyen de pousser Celer à s’exprimer plus clairement. Le hasard voulut qu’une crise éclata en Gaule transalpine. Un grand nombre de Germains — cent vingt mille, rapportait-on — avaient franchi le Rhin et s’étaient installés sur la terre des Helvètes, une tribu guerrière dont la réaction fut de se déplacer à son tour vers l’ouest, à l’intérieur de la Gaule, pour y trouver de nouveaux territoires. Cette situation plaçait le sénat devant une situation difficile, et il fut décidé que les consuls devraient procéder aussitôt au tirage au sort pour l’attribution de la Gaule transalpine au cas où une action militaire se révélerait nécessaire. Ce gouvernement promettait d’être des plus fructueux, riche en possibilités de gloire et de fortune. Comme les deux consuls postulaient à l’obtention de cette province — l’homme de paille de Pompée, Afranius, était le collègue de Celer —, il incomba à Cicéron de procéder au tirage, et même si je n’irai pas jusqu’à dire qu’il le truqua — comme il l’avait déjà fait une fois pour Celer —, ce fut néanmoins Celer qui, cette fois encore, tira le jeton gagnant. Il s’empressa de le remercier. Quelques semaines plus tard en effet, lorsque Clodius rentra à Rome après la fin de sa questure en Sicile, il se présenta au sénat pour demander le droit de se ranger dans la plèbe, et ce fut Celer qui s’y opposa avec le plus de violence.

— Tu es né patricien, déclara-t-il, et si tu rejettes les droits que te confère ta naissance, tu vas détruire tous les codes du sang, de la famille et des traditions sur lesquels repose cette république !

Je me tenais à la porte du sénat lorsqu’il effectua cette volte-face, et le visage de Clodius afficha alors une expression de surprise et d’horreur totales.

— J’ai beau être né patricien, protesta-t-il, je ne veux pas mourir comme tel.

— Tu vas sans nul doute mourir patricien, rétorqua Celer, et si tu continues à suivre ce chemin, je te préviens franchement que cela t’arrivera inévitablement plus tôt que tu ne penses.

Le sénat émit un murmure d’étonnement en entendant cette menace, et même si Clodius fit mine de s’écarter d’un geste, il devait savoir que ses chances de devenir plébéien, et donc tribun, étaient en train de s’écrouler devant lui.

Cicéron était ravi. Il cessa dès lors de craindre Clodius et saisit imprudemment toutes les occasions de le tourmenter et le tourner en dérision. Je me souviens tout particulièrement d’une fois où, peu après cette scène, lui et Clodius se retrouvèrent ensemble à l’entrée du forum où ils accompagnaient des candidats aux élections. Inconsidérément, car il y avait du monde qui écoutait, Clodius saisit l’occasion de se vanter de ce qu’il était à présent le nouveau patron des Siciliens et comptait désormais leur réserver des places aux jeux.

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