Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Aujourd’hui, César demande le consulat, demain, il pourrait bien l’exiger.

Cicéron ne prit pas part directement au débat, mais montra son soutien à Caton en venant à la chambre chaque fois qu’il s’exprimait et en s’asseyant au premier rang le plus proche de lui. Le temps allait manquer à César, et il paraissait certain qu’il ne pourrait pas soumettre sa candidature dans les délais requis. Naturellement, tout le monde pensait qu’il préférerait le triomphe à la candidature. C’est ce que Pompée avait fait. C’est ce que tous les généraux victorieux de l’histoire romaine avaient toujours fait. Rien en effet ne pouvait rivaliser avec la gloire d’un triomphe. Toutefois, César n’avait jamais été homme à confondre l’apparence du pouvoir avec son essence. Tard dans l’après-midi du quatrième jour d’obstruction parlementaire de Caton, alors que la curie était presque vide et que les longues ombres vertes de l’été commençaient à envahir les rangs déserts, César franchit le seuil de l’édifice. La vingtaine de sénateurs présents n’en crurent pas leurs yeux. Il avait retiré son uniforme et revêtu la toge.

César s’inclina devant la chaise et gagna sa place au premier rang, en face de Cicéron. Il salua poliment mon maître d’un signe de tête et s’assit pour écouter Caton. Pour une fois, le grand stoïcien fut à court de mots. N’ayant plus de raison de parler, il s’assit brusquement et, le mois suivant, César fut élu consul à l’unanimité des votes de toutes les centuries, et il fut le premier candidat à réussir cet exploit depuis Cicéron.

XVI

Rome tout entière était à présent impatiente de voir ce que César allait faire.

— La seule chose à laquelle on peut s’attendre, dit Cicéron, c’est à quelque chose d’inattendu.

Et il ne se trompait pas. Cela lui prit cinq mois, mais quand César se décida à agir, ce fut un coup de maître.

Vers la fin de l’année, un jour de décembre — soit peu de temps avant que César n’entre en charge —, Cicéron reçut la visite de Lucius Cornélius Balbus, personnage éminent venu d’Hispanie.

Ce personnage remarquable avait alors quarante ans. Né à Gades, d’origine phénicienne, c’était un négociant et il était très riche. Il avait le teint bistre, la barbe et les cheveux d’un noir de jais et les dents ainsi que le blanc des yeux aussi éclatants que de l’ivoire poli. Il s’exprimait avec vivacité et riait beaucoup, rejetant avec bonheur sa petite tête bien nette en arrière de sorte que les hommes les plus ennuyeux de Rome s’imaginaient pleins d’esprit après un moment passé en sa compagnie. Il avait le don particulier de s’attacher aux puissants de ce monde — d’abord Pompée, sous les ordres duquel il servit en Hispanie et qui s’arrangea pour lui faire obtenir la citoyenneté romaine, puis César, qui le repéra à Gades quand il était propréteur, le nomma préfet du génie pendant sa conquête de la Lusitanie, puis l’emmena avec lui à Rome pour être son chargé de mission. Balbus connaissait tout le monde, même si, au début, les gens ne voyaient pas qui il était, et, en cette matinée de décembre, il se précipita sur Cicéron, les mains tendues, comme s’il retrouvait son meilleur ami.

— Mon cher Cicéron, dit-il en latin avec un fort accent. Comment vas-tu ? Je ne t’ai jamais vu plus belle mine — et pourtant, tu as toujours bonne mine à chaque fois que je te vois !

— Alors je suppose que je ne change pas beaucoup, commenta Cicéron en lui faisant signe de s’asseoir. Et comment se porte César ?

— Il va merveilleusement bien, répondit Balbus, tout à fait merveilleusement. Il m’a prié de te transmettre ses amitiés, et l’assurance absolue qu’il est ton ami le plus dévoué et le plus sincère au monde.

— Alors nous ferions mieux de commencer à compter les cuillers, Tiron, dit Cicéron, sur quoi Balbus applaudit et se tordit littéralement de rire.

— Ah ! elle est bien bonne — « compter les cuillers », vraiment ! Je le lui répéterai et ça va l’amuser. Les cuillers !

Il s’essuya les yeux et reprit son souffle.

— Mais sérieusement, Cicéron, quand César offre son amitié à quelqu’un, ce ne sont pas des paroles en l’air. Il considère que ce sont les actes, et non les mots, qui comptent en ce monde.

Cicéron avait encore une montagne de documents juridiques à lire.

— Balbus, dit-il avec lassitude, tu es de toute évidence venu me dire quelque chose… alors pourrais-tu avoir l’obligeance de simplement le dire ?

— Bien sûr. Tu es très occupé. Je m’en rends bien compte. Pardonne-moi, ajouta-t-il en pressant la main sur son cœur. César veut que je t’informe que Pompée et lui sont arrivés à un accord. Ils ont l’intention de régler une fois pour toutes cette question de réforme agraire.

Cicéron me coula un coup d’œil rapide : tout se passait exactement comme il l’avait prédit. S’adressant à Balbus, il demanda :

— Et quels sont les termes de cet accord ?

— Les terres publiques de Campanie seront réparties entre les légionnaires démobilisés de Pompée et les Romains pauvres qui désirent devenir agriculteurs. Une assemblée de vingt commissaires se chargera de procéder à la distribution. César souhaite tout particulièrement avoir ton soutien.

Cicéron émit un rire d’incrédulité.

— Mais c’est exactement le projet de loi qu’il a voulu faire passer au début de mon consulat et auquel je me suis opposé !

— Il y aura une grande différence, assura Balbus avec un sourire éclatant. Cela reste entre nous, d’accord ?

Ses sourcils dansèrent de plaisir. Il fit courir sa petite langue rose sur le bord de ses larges dents blanches.

— La commission officielle comptera vingt membres, mais il y aura un petit comité limité à cinq commissaires qui prendront toutes les décisions. César serait très honoré — vraiment très honoré — si tu acceptais d’en faire partie.

La proposition prit Cicéron au dépourvu.

— Ah oui vraiment ? Et qui seraient les quatre autres ?

— À part toi, il y aurait César, Pompée, un autre qui reste encore à choisir, et…

Balbus s’interrompit pour ménager son effet, pareil à un magicien s’apprêtant à faire surgir un oiseau exotique d’un panier vide.

— … et Crassus.

Jusque-là, Cicéron avait traité le négociant avec une sorte de condescendance amicale — un peu comme un personnage de farce, un de ces intermédiaires suffisants qui surgissent souvent en politique. Mais il le considérait à présent avec étonnement.

Crassus ? répéta-t-il. Mais Crassus tolère à peine de se trouver dans la même ville que Pompée. Comment va-t-il faire pour siéger avec lui dans une commission de cinq membres ?

— Crassus est un très bon ami de César. Et Pompée est aussi un très bon ami de César. César joue donc les marieuses, dans l’intérêt de l’État.

— Dans leur intérêt à eux, tu veux dire ! Ça ne marchera jamais.

— Cela marchera très certainement. Ils se sont rencontrés tous les trois et se sont mis d’accord. Et contre une telle alliance, rien d’autre à Rome ne pourra se dresser.

— Si tout est déjà réglé, en quoi serais-je utile ?

— En tant que Père de la Patrie, tu disposes d’une autorité unique.

— On me fait donc venir au dernier moment pour donner au tout une apparence de respectabilité ?

— Pas du tout, pas du tout. Tu serais un partenaire à part entière, absolument. César m’autorise à te dire qu’aucune grande décision concernant la direction de l’Empire ne serait prise sans que tu ne sois consulté avant.

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