Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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VI

Début avril, la séance du sénat fut levée sur les vacances de printemps. Les licteurs retournèrent auprès d’Hybrida, et Cicéron décida qu’il serait plus sûr d’emmener sa famille loin de Rome, au bord de la mer. Nous partîmes à l’aube, pendant que la plupart des autres magistrats se préparaient à aller aux jeux, et prîmes la via Appia en direction du sud, accompagnés par une garde de chevaliers. Nous devions être en tout une trentaine. Cicéron reposait sur des coussins dans sa voiture découverte, écoutant ce que lui lisait Sositheus, quand il ne me dictait pas des lettres. Le petit Marcus chevauchait une mule avec un esclave qui marchait à son côté. Terentia et Tullia avaient chacune leur litière, portée par des hommes discrètement armés de poignards. Dès que nous croisions un groupe d’hommes sur la route, je craignais qu’il ne s’agît d’une bande d’assassins et, lorsque à la tombée de la nuit nous atteignîmes les abords des marais Pontins, j’avais vraiment les nerfs en pelote. Nous fîmes halte pour la nuit à Très Tabernae, où les coassements des grenouilles, la puanteur de l’eau stagnante et le bourdonnement incessant des moustiques me privèrent du moindre repos.

Le lendemain matin, nous poursuivîmes notre voyage en barge. Cicéron trônait à l’avant, les yeux clos, le visage levé vers le doux soleil printanier. Après le vacarme de la route fréquentée, le silence du canal était profond, le seul bruit étant le claquement régulier des sabots du cheval sur le chemin de halage. Cela ne ressemblait guère à Cicéron de ne pas travailler. À la halte suivante, un sac de dépêches officielles nous attendait, mais lorsque je voulus le lui donner, il me repoussa d’un geste.

Il en fut de même quand nous arrivâmes à sa villa de Formia. Il avait acheté cette propriété deux ans plus tôt — une belle maison sur la côte, face à la mer Méditerranée, pourvue d’une grande terrasse sur laquelle il écrivait le plus souvent ou répétait ses discours. Cependant, pendant toute la première semaine de notre séjour, il ne fit guère autre chose que jouer avec les enfants, les emmener pêcher le maquereau et compter les vagues sur la petite plage au pied du muret de pierre. Étant donné la gravité de ses problèmes, je fus à l’époque déconcerté par son comportement. Bien sûr, je me rends compte à présent qu’en fait il travaillait, mais à la façon dont travaillent les poètes : il faisait le vide dans son esprit, en quête d’inspiration.

Au début de la deuxième semaine, Servius Sulpicius vint dîner, accompagné de Postumia. Le vieux juriste possédait une villa de l’autre côté de la baie, à Caieta. Il n’avait pratiquement pas reparlé à Cicéron depuis la découverte de la liaison de sa femme avec César, mais il se montra exceptionnellement enjoué cette fois-là, tandis que son épouse affichait une figure anormalement morose. La raison de leurs humeurs opposées nous fut révélée juste avant le dîner, lorsqu’il attira Cicéron de côté pour lui dire un mot en privé. Arrivant tout juste de Rome, il voulait lui faire part d’une rumeur des plus réjouissantes. Il avait peine à contenir sa jubilation. César venait de prendre une nouvelle maîtresse : Servilia, l’épouse de Junius Silanus !

— Donc, César aurait une nouvelle maîtresse ? rétorqua Cicéron avec un haussement d’épaules. Autant me dire que les arbres ont de nouvelles feuilles.

— Ne comprends-tu pas ce que ça implique ? Non seulement cela met fin à toutes ces rumeurs infondées concernant Postumia et César, mais cela compliquera également les choses pour Silanus s’il veut me battre à l’élection consulaire de cet été.

— Et qu’est-ce qui te fait penser ça ?

— N’est-ce pas évident ? César manipule une grosse partie des votes populistes. Il y a peu de chance qu’il les mobilise derrière le mari de sa maîtresse, si ? Une partie de ces votes pourrait bien me revenir. Ainsi, avec l’approbation des patriciens et avec ton soutien, je crois vraiment que le plus dur est fait.

— Eh bien, je te félicite, et je serai fier de te proclamer vainqueur d’ici trois mois. Est-ce qu’on sait combien de candidats vont effectivement se présenter ?

— Il y en aura au moins quatre.

— Toi et Silanus. Qui d’autre ?

— Catilina.

Le visage de Cicéron ne laissa rien transparaître.

— Alors, Catilina se présente ?

— Oh oui ! Aucun doute là-dessus. César a fait savoir qu’il le soutiendrait à nouveau.

— Et le quatrième ?

— Licinius Murena, répondit Servius, nommant un ancien légat de Lucullus qui était à présent gouverneur de Gaule transalpine. Mais il ressemble trop à un soldat pour être vraiment suivi en ville.

Ils dînèrent ce soir-là sous les étoiles. J’entendais de ma chambre les soupirs de la mer contre les rochers et, de temps à autre, les voix des quatre convives portées par le doux air salin avec le parfum entêtant de leur poisson grillé. Au matin, très tôt, ce fut Cicéron lui-même qui vint me réveiller. J’eus la surprise de le trouver assis au pied de mon étroit matelas, toujours vêtu des habits qu’il portait la veille au soir. Il faisait à peine jour. Cicéron ne semblait pas avoir dormi du tout.

— Tiron, habille-toi, me dit-il d’une voix tendue. Il est temps de se mettre en route.

Pendant que j’enfilais mes souliers, il me raconta ce qui s’était passé. À la fin du dîner, Postumia avait trouvé un prétexte pour lui parler seul à seul.

— Elle m’a pris le bras et m’a demandé de faire le tour de la terrasse avec elle, me confia Cicéron, et j’ai cru un instant qu’elle allait me proposer de prendre la place de César dans son lit car elle était légèrement ivre et sa robe était pratiquement ouverte jusqu’aux genoux. Mais non : il semble que ses sentiments pour César soient passés du désir à la haine viscérale, et tout ce qu’elle veut, c’est le trahir. Elle assure que César et Servilia sont faits l’un pour l’autre et qu’il n’y a pas plus impitoyables qu’eux. Elle dit — et là, je la cite mot pour mot : « Servilia veut devenir femme de consul et César se plaît à baiser les femmes de consul, alors quelle union pourrait être mieux assortie ? Ne fais pas attention à ce que prétend mon mari. César fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire gagner Silanus. »

— Est-ce que ce serait une si mauvaise chose ? demandai-je stupidement, car j’étais encore à moitié endormi. Je croyais que tu disais que Silanus était un type ennuyeux mais respectable, et parfait pour les hautes fonctions.

— Bien sûr que je veux qu’il gagne, imbécile ! C’est ce que veulent les patriciens et c’est apparemment ce que veut César aussi. Silanus est donc assuré d’être élu. La vraie bagarre va se jouer pour la deuxième place — et là, à moins d’être extrêmement prudent, c’est Catilina qui va l’emporter.

— Mais Servius est tellement confiant…

— Pas confiant, corrigea Cicéron, présomptueux — ce qui est exactement ce que César veut qu’il soit.

Je m’aspergeai le visage d’eau froide. Je commençais enfin à me réveiller. Cicéron était déjà presque sorti de la chambre.

— Puis-je te demander où nous allons ? lançai-je.

— Dans le Sud, répondit-il par-dessus son épaule. Dans la baie de Naples, voir Lucullus.

Il laissa un mot d’explication à Terentia et nous partîmes avant son réveil. Nous voyageâmes en voiture fermée pour éviter d’être reconnus — précaution nécessaire car on eût dit que la moitié des membres du sénat, fatigués par l’hiver interminable à Rome cette année-là, se rendaient aux bains chauds de Campanie. Nous avions réduit l’escorte pour aller plus vite, et seuls deux hommes assuraient la protection du consul : un chevalier à la carrure impressionnante qui avait pour nom Titus Sextus, et son frère tout aussi solidement bâti, Quintus : ils allaient à cheval, l’un devant nous et l’autre derrière.

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