Kim Robinson - Les martiens

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D’une mission d’entraînement en Antarctique aux terrifiantes tempêtes de sable qui balaient les canyons désolés de la planète rouge,
met en scène toute une galerie de personnages ayant joué un rôle dans cette histoire de la colonisation de la planète soeur magistralement décrite par Kim Stanley Robinson dans sa trilogie martienne, d’ores et déjà saluée comme l’un des grands classiques de la science-fiction. Depuis l’épopée des Cent — les premiers explorateurs —, ce sont des générations d’hommes et de femmes qui ont transformé en colonie durable ce qui n’était au départ qu’un avant-poste à l’existence bien ténue. Les expéditions internationales qui se sont succédé ont débouché sur la création d’un monde. Celui-ci a connu une évolution inéluctable, avec son cortège de luttes politiques, de révolutions et de conflits armés.
A une époque où la longévité est de l’ordre d’un siècle et demi, Les Martiens raconte l’épopée de générations d’humains vivant aux limites de la frontière ultime, où les paysages façonnés par les hommes sont sans cesse en butte aux monstrueux caprices de la nature.
Les Martiens

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The End

Ça dit bien ce que ça veut dire. Et ça fait deux fois plus de mots que sa production quotidienne normale. L’heure de la séparation est venue.

L’imprimante imprime le tapuscrit du livre pendant qu’il va chercher Tim à la crèche. Rentré chez lui, il change le petit garçon. Ses protestations forment un contrepoint au bourdonnement de l’imprimante dans la chaleur de l’été, à Davis, sur le 37 eparallèle. 43 degrés. Près de 110 degrés Fahrenheit, selon l’antique échelle de température utilisée pour plaire aux lecteurs américains du vingtième siècle à qui les degrés Celsius ne disent rien. Sans parler des degrés Kelvin, pourtant si intéressants et si commodes, puisqu’ils partent du zéro absolu, comme s’il pouvait y avoir un autre point de départ. En ce moment précis, à moins d’une erreur de calcul, il fait plus de 300 degrés Kelvin.

— Ben dis donc, elle pue, celle-là !

Ce qui, tout bien réfléchi, est une forme de miracle : les couches sentent mauvais à cause des gaz volatiles libérés par les excréments, gaz formés de molécules organiques qui n’existaient pas à l’origine du cosmos, parmi la première génération d’étoiles. Ces odeurs ne sont possibles que depuis qu’un nombre suffisant d’étoiles ont explosé, saturant la galaxie d’atomes complexes. Chaque molécule de cette odeur est donc un signe de l’âge immense de l’univers et de la vraisemblable omniprésence de la vie en tant que phénomène émergent tardif. Elle constitue un mystère cosmologique dans la mesure où elle indique un changement d’ordre de grandeur dans un système entropique, autant dire un miracle. Stupéfiant !

Le téléphone sonne, projetant vers lui, par l’intermédiaire des électrons volant à travers les voies ininterrompues, complexes, du métal, la voix digitalisée de sa bien-aimée, recréée dans son oreille par la vibration de petits cônes de carton renforcé.

— Oh, salut, chou !

— Salut.

Un rapide échange d’informations et de déclarations d’affection, qui se terminent par « N’oublie pas de mettre les patates dans le four ».

— Oh, d’accord. Je mets le thermostat sur combien, déjà ?

— Trois cent soixante-quinze.

— Fahrenheit ?

— Oui.

— Tiens, ça me fait penser : j’ai eu une épiphanie en changeant Tim !

— Vraiment ? Et qu’est-ce que tu as vu ?

— Euh… hmm… euh… j’ai oublié.

— Ah. Eh bien, n’oublie pas les patates.

— Non, non.

— Je t’aime.

— Moi aussi, chou.

Quand l’imprimante a fini, la pile de papier lui arrive à la taille.

— Trois ! trois ! trois ! répète Tim.

— Mouais. Beaucoup de trois, acquiesce-t-il, un peu ennuyé de la longueur de tout ça, se sentant un peu coupable, aussi, envers les arbres qu’il va falloir abattre pour le publier.

Mais le doute est la vision périphérique de l’imprévoyance qu’est le courage.

— Un sacré pavé, ça, tu l’as dit.

Tim essaie de l’aider en mangeant les pages.

— Non, attends. La continuité a déjà été assez bouleversée comme ça. Arrête.

— Non.

Il met le tapuscrit dans trois boîtes tout en repoussant les assauts de l’enfant affamé.

— Tiens, mange plutôt ça.

Il bourre Tim de cookies tout en mettant l’adresse sur les boîtes et en les affranchissant, démontrant la compétence bilatérale caractéristique du parent américain contemporain – universellement doté de corps calleux hypertrophiés, sans doute. Dommage qu’on ne puisse pas les voir.

— Bon, on va porter ça à la boîte aux lettres. En nous dépêchant, on devrait y arriver avant l’heure de la levée. Il va falloir que je les porte, alors tu vas monter dans le sac à dos pour bébé, d’accord ?

— Non.

— Dans le sac à dos pour grand garçon, alors, hein ?

Dix minutes de corps à corps, mais il déploie des trésors d’ingéniosité et Tim se retrouve dans le sac à dos pour bébé, puis sur son dos. Victoire aux points seulement, parce qu’il a maintenant la lèvre fendue et qu’on lui boxe minutieusement les oreilles.

— Aïe ! Arrête ça tout de suite !

— Non.

Il s’accroupit pour ramasser les trois boîtes et, au lieu de lui marteler les oreilles, on tente de les lui arracher, Tim s’y cramponnant pour ne pas être éjecté du sac à dos. Un puissant rétablissement, une secousse, et il se redresse, le bébé faisant contrepoids aux boîtes nichées contre sa poitrine.

— Ouhf ! Ce serait soixante pour cent plus facile sur Mars ! Allez, on va essayer de marcher, hein ? Bon, pas de problème. Oh, la porte n’est pas ouverte. Hon-hon. Tu peux essayer de l’ouvrir, Tim ? Juste tourner la poignée, hein, s’il te plaît ? Là, je vais juste me pencher un peu… Oups ! Tant pis, je vais le faire moi-même. Allez, laisse-moi faire. Laisse-moi…

— Non.

— Bon, ça y est. On y va… Oh ! Les patates dans le four. On y pensera en rentrant ?

— Non.

— Mais si. Je vais te dire : je vais laisser la porte ouverte et quand on la verra on se dira : « Ah oui, la porte est ouverte, mettre les patates au four. » Allez, c’est parti.

Dehors ; petite rue de village sinueuse, flanquée d’arbres et de fleurs. Le terraforming dans ce qu’il a de plus réussi : une vallée désertique plate, maintenant couverte de fleurs venues de tous les coins de la planète. Toutes oubliées dans la longue marche vers la boîte aux lettres, avec quarante kilos de papier dans les bras et sur le dos un gamin qui se tortille comme un asticot.

— Ah. Oh. Ouaouh !

Il arrive, suant à grosses gouttes et titubant, à la boîte aux lettres, pose son fardeau dessus.

— On a réussi. On y est enfin arrivés. Tu peux croire ça ?

— Non.

Les boîtes sont presque trop grosses pour passer par la fente. Il les pousse dedans. Un bâton trouvé par terre se révèle fort précieux. Il les fait entrer en force, l’une après l’autre.

— Tu aurais dû manger quelques pages de plus. Tiens, je sais même lesquelles j’aurais pu te donner.

— Non.

La dernière boîte passe enfin. Mission accomplie.

Il reste un moment debout là. La sueur franchit la barrière de cette réussite de l’évolution que sont ses sourcils, brouille même sa vision intérieure.

— Allez, on rentre.

— Non.

Ils repartent le long de l’allée. Le soleil se couche au bout de la rue. Les nuages, dans le ciel, à l’ouest, sont maintenant dorés, orange, couleur de bronze, d’étain, violacés, bordeaux, avec une touche de vert chartreuse. Marchez, mes amis, marchez : même si la postérité se rit des stupides vies en boîte que nous menons en cette fin de vingtième siècle, même si nous n’avons pas volé qu’on se moque de nous, il y a encore ces moments de liberté que nous nous accordons, quand nous marchons le long d’une allée au coucher du soleil avec un enfant qui babille sur notre dos. « Zut, on a laissé la porte ouverte ! » Comme un maître Zen, son petit garçon lui flanque des coups sur le côté de la tête, et à cet instant il a un satori – une illumination : la planète tourne sous ses pieds. Le signifiant revêt une signification significative. Et les patates doivent être mises au four. Si grand est son bonheur qu’il a l’impression de planer. Il se sent léger, très léger, tellement léger que si cette qualité pouvait être mesurée, si on pouvait le poser sur une balance à sentiments humains l’aiguille indiquerait exactement (en kilogrammes terriens) 3,141592653589793238462 643383279502884197…

FIN

Cartes

1 Bref nous menions 4 à 0 dans la dernière manche quand lautre équipe - фото 1 1 Bref nous menions 4 à 0 dans la dernière manche quand lautre équipe - фото 2

[1] Bref, nous menions 4 à 0 dans la dernière manche quand l’autre équipe arriva, bien déterminée à nous flanquer la pâtée. Gregor commençait à en avoir plein les pattes, à la longue. Il donna encore quelques bases sur balle, puis il lança une balle courbe, celle-ci facilement frappable, et le grand lanceur de l’équipe adverse me l’expédia loin au-dessus de la tête. Bon, quand il fallait jouer une balle tendue, j’étais dans mon élément, mais dès qu’on m’envoyait une balle en l’air, j’étais perdu. Je tournai le dos au missile et je courus vers la barrière, en me disant que soit elle sortait, soit je la cueillais contre la barrière, mais que, dans l’air, je ne la reverrais jamais. Seulement, c’est vraiment bizarre de courir sur Mars. On va trop vite, et on fait des soleils en essayant de ne pas se retrouver à plat ventre. C’est ce que je fis en voyant la piste d’avertissement [1] [1] Bande de gravier située avant la barrière, au bout du terrain, et qui «avertit» le joueur lancé en pleine action qu’il y a un mur droit devant et que le moment est venu de freiner… (N.d.T.) . Puis je relevai les yeux et je localisai la balle qui retombait. Alors je fis un bond sur place – c’est-à-dire que j’espérais sauter tout droit en l’air, vous comprenez, mais j’avais pas mal d’élan, et j’avais complètement oublié la gravité. Bref, j’ai bondi comme un diable hors de sa boîte et j’ai rattrapé la balle. C’est stupéfiant, mais je me suis littéralement retrouvé en train de voler par-dessus la barrière. En retombant, j’ai roulé dans le sable et la poussière, la balle coincée dans mon gant. J’ai ressauté par-dessus la barrière et j’ai levé la balle pour que tout le monde la voie. Mais ils ont accordé un home run au batteur, parce qu’il faut rester à l’intérieur du terrain pour attraper une balle, c’est une règle locale. À vrai dire, ça m’était bien égal. Tout le but du sport, c’est de vous amener à vous surpasser, hein ? Et c’était bien dans l’esprit du jeu que le batteur frappe lui aussi un home run. Alors on a repris la partie et Gregor a été retiré à la batte. On a gagné le tournoi et on nous a portés en triomphe, surtout Gregor. C’était le héros du jour. Tout le monde voulait lui faire signer quelque chose. Il ne parlait pas plus que d’habitude, mais il se tenait droit comme un i, subitement. Il n’en revenait pas. Ensuite, Werner a pris deux balles et tout le monde les a signées, en guise de trophées pour Gregor et moi. Plus tard, j’ai vu que la moitié des signatures qui figuraient sur ma balle étaient fantaisistes : Mickey Mantel , des noms comme ça. Gregor avait écrit : Au coach Arthur, salut, Greg. Je l’ai toujours sur mon bureau, à la maison. Bande de gravier située avant la barrière, au bout du terrain, et qui «avertit» le joueur lancé en pleine action qu’il y a un mur droit devant et que le moment est venu de freiner… (N.d.T.)

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