Joan Vinge - La reine des neiges

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La reine des neiges: краткое содержание, описание и аннотация

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Après cent cinquante ans de règne, la belle Arienrhod, la Reine des Neiges et de l'Hiver, n'est pas encore lasse du pouvoir. Et pourtant voici que vient le temps de l'Été et des Étésiens. Alors Arienrhod a recours à de secrets clonages... Des êtres naîtront en qui elle pourra se réincarner.
Ce redoutable rôle échoit à Moon, une toute jeune Étésienne pour qui n'ont existé jusqu'ici que les joies de la mer et l'amour de son cousin Sparks…
C'est à elle qu'apparaît la Sybille, porte-parole de la Reine, pour lui annoncer les épreuves qu'il lui faut affronter.
Et Moon est précipitée, seule, dans une autre Galaxie… Reverra-t-elle jamais Sparks ?

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Enfin, l’arôme de cent épices diverses l’attira et il alla dépenser quelques-unes de ses pièces à régaler son estomac vide d’un festin de délices bizarres. Ensuite, il remplaça son ciré par une chemise de soie rouge et des colliers de verre et de cuivre qui lui coûtèrent le reste de son argent. En retournant le soir vers son coin de rue, pour tenter de gagner son logement pour la nuit, il chanta à part lui une prière d’action de grâces à la Dame, pour le don de sa musique. Grâce à elle, il pourrait survivre à Escarboucle, tout en apprenant les règles de sa nouvelle vie…

Quatre extramondiens en combinaison de spationautes sans insignes, qui l’avaient suivi dans la ruelle, l’entourèrent brusquement et le traînèrent dans l’ombre entre deux immeubles.

— Qu’est-ce que vous voulez…

Il secoua la tête, dégagea sa bouche d’une main qui empestait le lubrifiant et, en clignant fébrilement des yeux dans la pénombre, il vit les trois autres. Il crut distinguer des dents blanches dans un sourire de triomphe mais fut bien certain de voir briller le métal d’un objet mortel tenu par l’un d’eux tandis que d’autres mains se tendaient pour le serrer à la gorge.

Rejetant la tête en arrière, il la sentit s’écraser contre la figure de celui qui était derrière lui, il entendit un grognement de douleur et se servit de son coude et de ses lourdes bottes. L’homme recula en jurant tout bas. Sparks se libéra et ouvrit la bouche pour appeler au secours.

Mais devant lui, l’ombre armée le devança et fit feu. Son cri mourut dans sa gorge alors qu’un éclair noir le frappait. Il tomba à plat ventre, comme une marionnette aux fils coupés, et sa tête heurta les pavés. Pourtant, il ne ressentait aucune douleur, rien qu’un impact sourd, et la vibration de mille synapses cessant de fonctionner dans un corps incapable de réagir. Une bande d’acier se resserrait autour de sa gorge et il entendit son propre râle.

Un pied le retourna. Les ombres se penchèrent sur lui ; cette fois, il vit nettement les sourires tandis qu’ils découvraient de la terreur dans ses yeux.

— Combien lui en as-tu collé, doigts-de-lard ? On dirait qu’il s’étrangle.

— Laisse-le s’étrangler, la petite lavette. Un cerveau endommagé ne fera pas baisser son prix en extramonde.

L’homme à qui il avait donné un coup de tête essuyait le sang d’une lèvre fendue.

— Ouais, il est joli, hein ? Pas simplement de la racaille pour les mines, que non. On va toucher un paquet pour lui sur Tsieh-pun.

Des rires, une botte lourde appuyée sur son ventre…

— Continue de respirer, mon joli. Voilà qui va mieux.

L’un d’eux s’accroupit et enchaîna les mains inertes de Sparks avec des menottes. L’homme à la figure ensanglantée se baissa à son tour en tirant quelque chose de sa poche et pressa un bouton à la base. Un étroit rayon de lumière jaillit, de la longueur d’une main ; les doigts de l’autre main s’enfoncèrent dans sa bouche, trouvèrent la langue.

— Tes derniers mots, joli petit ?

Au secours ! Mais son cri fut silencieux.

5

— Dieux ! J’ai horreur de cette corvée !

L’inspecteur de police Geia Jerusha Pala-Thion tira sur le pan de sa cape écarlate prise dans la porte de l’engin de patrouille. Le véhicule trembla légèrement, en planant sur ses repoussoirs dans la cour du palais, tout en haut de la Rue d’Escarboucle.

Son sergent la regarda, un petit sourire ironique plissant son visage brun couvert de taches de rousseur.

— Comment ! Vous n’aimez pas rendre visite à Sa Majesté, inspecteur ? demanda-t-il innocemment.

— Tu me comprends, Gundhalinu.

D’un geste brusque, elle fit tourner sa cape pour la jeter sur une épaule et cacher son uniforme bleu. Une broche portant le sceau hégémonique retenait ses plis. Elle eut un mouvement d’irritation.

— Je veux dire, BZ… j’ai horreur d’avoir à me déguiser comme un personnage de strobe costumé, pour jouer au spationaute avec la Reine des Neiges.

Gundhalinu tapota l’écusson sur le devant de son casque à large bord. Celui de l’inspecteur avait été vaporisé d’or mais le sien était encore blanc et il n’avait pas de cape.

— Vous devriez être heureuse que le commandant n’ait pas collé une plante verte là-haut, inspecteur, pour vous rendre plus impressionnante… Il faut avoir le physique de l’emploi, quand on rappelle la loi universelle aux amants de la Mère, pas vrai ?

— Fumier.

Ils se mirent en marche vers les lourdes portes de l’entrée d’honneur, en foulant le pavage aux dessins complexes. Au fond de la cour, deux domestiques hiverniens frottaient les pierres avec des brosses à long manche. Ils étaient toujours là, à frotter, à maintenir une parfaite propreté. De l’albâtre ? se demanda Jerusha en baissant les yeux et elle pensa au sable, à la chaleur, au ciel. Il n’y avait rien de tout cela ici, ni autre part dans cette espèce de pâtisserie de pierre glacée qu’était la ville. Cette cour était le point de départ de la Rue, le commencement du monde, le commencement de tout à Escarboucle. Ou la fin. Elle vit le ciel froid des hautes latitudes, indifférent, au-delà des murs antitempête.

— Arienrhod ne croit pas plus que nous à cette comédie. Le seul bien possible qui peut en sortir, ce serait qu’elle nous croie aussi bêtes que nous en avons l’air.

— Oui, mais que faites-vous de tous leurs rites primitifs et de leurs superstitions, inspecteur ? Enfin quoi, ces gens croient encore aux sacrifices humains ! Ils se collent des masques, ils organisent des orgies dans la rue chaque fois que l’Assemblée vient en visite…

— Est-ce que tu ne fais pas la fête quand le Premier ministre passe à Kharemough toutes les quelques dizaines d’années pour te laisser lui baiser les pieds ?

— Ce n’est pas la même chose. Lui, c’est un Kharemoughi, riposta Gundhalinu en se redressant, pour se garder de la contamination. Et nos fêtes sont dignes.

Jerusha sourit.

— Question de degré. Et avant que tu prononces des jugements culturels, sergent, tu devrais réfléchir et étudier les ethnographies pour comprendre réellement les traditions de ce monde.

Elle composa ses traits pour leur donner un masque de dignité officielle, qu’elle laissa voir au sergent avant de le présenter aux gardes de la reine. Ils se tenaient au garde-à-vous, dans leur propre imitation costumée de la police extramondienne. Les immenses portes rongées par le temps s’ouvrirent devant elle sans hésitation.

— Oui, madame…

Leurs bottes cirées résonnèrent dans le couloir menant à la Salle des Vents. Gundhalinu paraissait peiné. Il était sur Tiamat depuis un peu moins d’une année standard et l’assistant de Jerusha depuis encore moins de temps. Elle l’aimait bien et pensait qu’il l’aimait aussi ; elle sentait qu’il était bien parti pour devenir un officier de carrière compétent. Mais son monde natal était Kharemough, le monde qui dominait l’Hégémonie, dominé à son tour par la technocratie qui produisait les machines les plus sophistiquées de l’Hégémonie. Elle soupçonnait Gundhalinu d’être un cadet d’une grande famille, forcé d’embrasser cette carrière par les lois de succession rigides et il était tech jusqu’à la moelle. Un peu tristement, Jerusha pensa qu’il pourrait écouter cent fois les bandes d’orientation sans jamais apprendre la tolérance.

— Ma foi, dit-elle plus charitablement, je peux te dire qu’un porteur de masque correspondrait sans doute à tous tes préjugés, et aussi aux miens, et c’est Starbuck. Et, qui ou quoi qu’il soit d’autre, c’est un extramondien.

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