Joan Vinge - La reine des neiges

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La reine des neiges: краткое содержание, описание и аннотация

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Après cent cinquante ans de règne, la belle Arienrhod, la Reine des Neiges et de l'Hiver, n'est pas encore lasse du pouvoir. Et pourtant voici que vient le temps de l'Été et des Étésiens. Alors Arienrhod a recours à de secrets clonages... Des êtres naîtront en qui elle pourra se réincarner.
Ce redoutable rôle échoit à Moon, une toute jeune Étésienne pour qui n'ont existé jusqu'ici que les joies de la mer et l'amour de son cousin Sparks…
C'est à elle qu'apparaît la Sybille, porte-parole de la Reine, pour lui annoncer les épreuves qu'il lui faut affronter.
Et Moon est précipitée, seule, dans une autre Galaxie… Reverra-t-elle jamais Sparks ?

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Si la créature aux doigts-fouet l’avait estomaqué (bien que, soudain, plus rien ne l’étonnât) elle n’était qu’un avant-goût. Maintenant, il voyait s’étaler sous ses yeux une masse de tentacules charnus qui se convulsait, qui tâtonnait, qui glissait, en entraînant le corps, une énorme outre flasque violacée et marbrée.

— Le bloodwart, chuchota Tor.

La chose n’avait pas de tête, à moins que le corps et la tête ne fassent qu’un mais, parmi les tentacules, claquaient de longues pinces coupantes. Sparks perçut leur cliquetis dans le silence soudain. Un mouvement brusque, à l’autre extrémité du carré, attira son attention (« Le starl », marmonna Tor) sur une ombre visqueuse, noir sur noir : la peau mouchetée d’une créature sinueuse longue comme le bras. Il surprit le reflet d’un croc dénudé quand le starl feula tout au fond de sa gorge. Les tentacules du bloodwart fouettèrent le vide mais il n’émit aucun son, pas même quand le starl frappa et arracha un lambeau de peau du corps-outre. Les tentacules jaillirent et s’enroulèrent autour de la tête étroite du starl.

— Du poison, chuchota joyeusement Tor.

Le starl se mit à hurler et son cri se perdit dans le rugissement affamé de la foule. Sparks se pencha, tendu comme un arc, vaguement étonné que son cri de protestation sorte de sa gorge comme un encouragement. Le starl se dégagea et mordit sauvagement les tentacules et le corps mou, dans un paroxysme de douleur. Le bloodwart tâtonna, s’affala, brandit de nouveau ses tentacules suintants. Et Sparks, exultant dans la perte de son innocence, ouvrit toute grande la porte à ses sens éveillés, pour absorber le ballet de la mort.

Une éternité plus tard, mais bien trop tôt, le starl, les flancs haletants, était repris dans les débris de tentacules déchiquetés et le bloodwart reprenait des forces pour l’hallali. Sparks vit le blanc des yeux fous du starl, la gueule ouverte, blanche et rouge, il entendit la plainte étranglée dans le silence soudain quand les pinces trouvèrent sa gorge. Du sang jaillit ; son ciré et sa figure en sueur en furent éclaboussés.

Il recula vivement, en s’essuyant, puis il contempla sa main couverte de sang. Et brusquement, il n’eut plus besoin de regarder, pas besoin de voir la vessie aplatie se remplir et rougir ou la rougeur couler par les flancs déchiquetés, tandis que le bloodwart vidait sa victime de son sang… Soudain, il n’avait plus de voix pour participer au chœur assourdissant de jurons et d’acclamations. Il se détourna mais il n’y avait aucun moyen d’échapper à l’insanité de la foule.

— Tor, je…

Et en se retournant, il découvrit qu’elle était partie, que Pollux était parti et que le sac contenant ses affaires avait disparu avec eux.

— Je te dis, fiston, nous n’avons pas de travail municipal pour un Étésien. Tu ne peux pas t’occuper de mécanique, tu ne connais pas les codes sociaux, tu n’as aucune expérience.

L’employé au placement regardait Sparks, par son petit guichet, comme s’il avait devant lui un enfant attardé.

— Oui, mais comment est-ce que j’aurai de l’expérience si personne ne veut m’embaucher ? protesta Sparks en élevant la voix et cela lui fit mal à la tête.

— Bonne question, grogna l’employé.

— Ce n’est pas juste !

— La vie n’est point juste, fiston. Si tu veux travailler ici, faudra que tu changes ton affiliation de clan.

— Pas question !

— Alors, retourne-t’en d’où tu viens avec ta peau de poisson puante et cesse de faire perdre leur temps aux vraies personnes !

L’homme qui faisait la queue derrière lui le repoussa, d’un gant incrusté de métal.

Sparks pivota et vit la main gantée former un poing deux fois comme le sien. Il se détourna, s’éloigna sous les rires et sortit de la salle de placement dans la rue. Une nouvelle journée éclaircissait la ruelle, au-delà des murs aux volets protecteurs, après une nuit où des nuages de tempête avaient obscurci les étoiles ; mais l’obscurité n’était pas tombée sur les rues de la ville. Il n’avait eu aucun moyen de cacher sa rage et son humiliation, ni la honte de vomir tout ce qu’il avait bu, et fait, et vu. Ensuite, il avait dormi comme une souche sur un tas de caisses et rêvé que Moon le contemplait, qu’elle savait tout et avait pitié de lui… Pitié ! Sparks pressa les doigts sur ses yeux douloureux, pour ne plus la voir.

Au pied de la longue pente de la rue s’étendait le port sous la ville, où le petit vaisseau du marchand attendait pour le ramener. Il avait l’estomac crispé de rage, de nausée et de faim. En moins d’un jour, il avait tout jeté, ses bagages, ses idéaux, son respect de lui-même. Il ne lui restait plus qu’à retourner l’oreille basse aux îles, ayant perdu ses rêves, pour vivre avec la pitié de Moon jusqu’à la fin de ses jours. Il fit une grimace. Ou bien il pouvait admettre qu’il avait appris la bonne leçon : Escarboucle l’avait simplement dépouillé de ses illusions, lui enseignait qu’il n’avait rien, qu’il n’était rien… et qu’il était le seul dans cette ville perdue à s’en soucier. Le reste était entre ses mains.

Ses mains vides… Il les regarda, en posa une sur la sacoche à sa ceinture, la seule chose que Tor et Escarboucle lui avaient laissée : sa flûte. Il l’en retira avec précaution, d’un geste tendre, la porta à ses lèvres et permit aux mélodies du temps perdu d’apaiser sa perte de tout.

Il remonta la rue, sans but, fermant les yeux et les oreilles au mouvement perpétuel. Des inconnus le regardaient, maintenant qu’il ne faisait plus attention à eux. Il ne les remarqua pas, avant que quelque chose sonne sur le pavé devant lui. Il s’arrêta et baissa les yeux. Il y avait une pièce de monnaie à ses pieds. Il se baissa, la ramassa lentement, la retourna entre ses doigts.

— Tu gagnerais plus si tu travaillais dans le Dédale, tu sais. Là-bas, les auditeurs ont plus d’argent à jeter… et savent mieux apprécier les artistes.

Sparks, surpris, leva les yeux et vit une femme aux cheveux noirs tressés, avec un bandeau sur le front. La foule se séparait comme un courant, autour d’eux, et il eut l’impression qu’ils étaient ensemble sur une île. Elle avait l’âge de sa tante Lelark, ou un peu plus, et portait une longue robe de velours élimé et un large collier de plumes. Elle avait une canne dont le bout paraissait incandescent. Cette canne s’éleva, le long du corps de Sparks, jusqu’à sa figure et la femme sourit. Elle ne le regardait pas. Ses yeux étaient morts, il y manquait quelque chose, comme si une flamme avait été soufflée.

— Qui es-tu ? demanda-t-elle.

Aveugle !

— Sparks… Marchalaube, dit-il en ne sachant trop où regarder et il finit par baisser les yeux sur la canne.

Elle avait l’air d’attendre une suite.

— Étésien ! conclut-il comme un défi.

— Ah ! Je m’en doutais. Rien de ce que j’entends à Escarboucle n’est aussi sauvage ou nostalgique. Suis mon conseil, Sparks Marchalaube Étésien. Monte dans les hauts quartiers, dit-elle et, plongeant la main dans le sac perlé accroché à son épaule, elle lui tendit une poignée de torus. Bonne chance pour toi dans la ville.

— Merci.

Il prit les pièces en hésitant. Elle sourit, abaissa sa canne et repartit, en lui disant :

— Passe à ma boutique, un jour, dans la ruelle des Citronniers. Demande celle qui fait les masques ; n’importe qui t’indiquera le chemin.

Il hocha la tête, se souvint et dit vivement :

— Oui, d’accord. Peut-être.

Il la regarda partir. Et puis il monta vers les hauts quartiers. Dans le Dédale où les façades étaient décorées de lumières, peintes de rayures, de cercles, d’arcs-en-ciel ; où les couleurs, les formes, les costumes variaient à l’infini, où les enseignes et les cris des bonimenteurs promettaient le paradis et l’enfer et tout ce qu’il peut y avoir entre les deux. Trouvant un coin de rue relativement calme, sous des bannières fleuries, il s’arrêta et joua pendant des heures, accompagné par le joyeux tintement des pièces que jetaient les passants, moins qu’il n’espérait mais bien mieux que rien.

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