Joan Vinge - La reine des neiges

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La reine des neiges: краткое содержание, описание и аннотация

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Après cent cinquante ans de règne, la belle Arienrhod, la Reine des Neiges et de l'Hiver, n'est pas encore lasse du pouvoir. Et pourtant voici que vient le temps de l'Été et des Étésiens. Alors Arienrhod a recours à de secrets clonages... Des êtres naîtront en qui elle pourra se réincarner.
Ce redoutable rôle échoit à Moon, une toute jeune Étésienne pour qui n'ont existé jusqu'ici que les joies de la mer et l'amour de son cousin Sparks…
C'est à elle qu'apparaît la Sybille, porte-parole de la Reine, pour lui annoncer les épreuves qu'il lui faut affronter.
Et Moon est précipitée, seule, dans une autre Galaxie… Reverra-t-elle jamais Sparks ?

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Il sourit faiblement, sentant le vert virer au rouge sur ses joues.

— Sans doute, répondit-il, heureux de ne pas bafouiller. Ça doit être ça.

La femme le regarda de plus près.

— Tu es un Étésien ?

— Comment l’avez-vous deviné ? demanda Sparks en reculant contre le mur.

— Ton accent. Et il n’y a que les Étésiens pour s’habiller de peaux graisseuses. Tu arrives tout droit des pêcheries, hein ?

Il baissa les yeux sur son ciré, avec une gêne soudaine.

— Ouais.

— Allons, c’est pas grave. Attention que la grande ville ne te mange pas, petit, t’entends ? Pas vrai, Polly ?

— Tu as raison, Tor.

Sparks se pencha pour regarder la femme et il vit un de ces semi-humains en métal, dont la peau mate reflétait à peine la lumière. Il était incapable de dire si la chose était mâle ou femelle. Elle avait abaissé une troisième jambe, un peu comme une queue, et y était commodément assise. À la place de la figure, une vitre recouvrait un tableau de senseurs.

Tor tira d’une poche de sa combinaison un petit flacon plat et le déboucha.

— Tiens. Voilà qui va te remonter.

Il prit le flacon, avala une gorgée… et s’étrangla quand le liquide sirupeux s’embrasa dans sa bouche. Il avala convulsivement, les yeux pleins de larmes. Tor éclata de rire.

— On peut dire que tu es confiant !

Sparks prit une nouvelle gorgée, l’avala posément, sans haut-le-cœur, et déclara :

— Pas mauvais.

Il rendit le flacon et Tor rit encore.

— Euh… est-ce que… est-il…

Il se détacha du mur, en regardant l’être métallique, sans trop savoir comment poser sa question sans offenser. Tor sourit ironiquement ; elle repoussa une mèche de cheveux ternes derrière son oreille. Sparks pensa qu’elle devait avoir le double de son âge.

— Est-ce que c’est un homme dans ce costume en fer-blanc ? Non, mais il le croit, c’est tout. Pas vrai, Pollux ?

— Tu as raison, Tor.

— Est-ce qu’il est… euh…

— Vivant ? Pas comme nous l’entendons. C’est un servo… un automate, un robot, ce que tu voudras. Un appareil servomécanique. Il n’agit pas, il ne fait que réagir.

Sparks examinait l’être, de haut en bas, l’air hésitant.

— Ça ne lui fait rien que…

— Que nous parlions de lui ? Non. Rien ne lui fait rien, il est au-dessus de ça. Un vrai petit saint. Pas vrai, Pollux ?

— Tu as raison, Tor.

— C’est moi qui l’entretiens et je peux garantir qu’il ne lui manque aucune pièce. Il a un petit court-circuit quelque part, cependant, ce qui limite un peu son vocabulaire. Tu l’as peut-être remarqué.

— Eh bien… ouais… un peu…

Sparks se dandina d’un pied sur l’autre et se demanda si c’était contagieux. Tor riait.

— Au moins il n’est pas coincé sur « va te faire foutre ». Dis donc, où est-ce que t’as trouvé ça ?

Elle avança brusquement la main vers la médaille d’extramonde qu’il portait et il recula vivement, hors d’atteinte.

— Ça me vient de mon… Je… euh… un marchand me l’a donnée.

Tor le regarda et il eut l’impression que son crâne était en verre. Mais elle laissa simplement retomber sa main.

— Ma foi… Écoute, Étésien, tu ne veux pas rester avec moi et Polly, jusqu’à ce que tu t’habitues aux usages d’Escarboucle ? Moi, je viens juste de quitter mon travail et nous descendions voir un peu ce qui se passe en bas. Rigoler un peu, se payer une bordée, miser un coup ou deux… T’as de l’argent sur toi ?

Sparks hocha la tête.

— Eh bien, ce serait l’occasion de doubler la somme ! Viens donc avec nous. J’ai dans l’idée que ça va être une sacrée éducation pour toi, Pollux.

— Tu as raison, Tor.

Sparks les suivit dans la ruelle, vers le crépuscule qui s’assombrissait au-delà des murs antitempête. Tor s’arrêta devant la porte discrète d’un entrepôt, frappa deux coups, puis trois et la porte s’entrouvrit, d’abord d’une ligne, avant de s’ouvrir pour les laisser entrer dans une obscurité caverneuse. Sparks hésita mais finit par obéir au geste impatient de Tor en entendant un brouhaha révélant qu’ils n’étaient pas seuls.

— Combien mises-tu ? lui cria Tor dans le vacarme, de l’autre bout de la vaste salle.

Elle remettait déjà une poignée de pièces à un petit homme ratatiné noyé dans une cape. Ils se trouvaient au bord d’une foule de spectateurs à genoux, accroupis, assis, leur attention concentrée sur une petite arène au milieu d’eux. Sparks rejoignit Tor en s’efforçant d’y voir à travers le brouillard de fumée âcre planant dans l’air étouffant.

— Sur quoi ? demanda-t-il.

— Sur le bloodwart, tiens donc ! Seul un crétin parierait pour un starl contre un bloodwart ! Allez, donne, voyons un peu combien tu vaux.

Elle avait les yeux étincelants et Sparks sentit de l’électricité vibrer tout autour de lui. L’homme à la cape ricana et fit sauter des jetons dans sa main.

— Des tas de gens sont des crétins, alors.

Tor répondit par un bruit grossier. Derrière elle, le murmure de la foule se brisa comme une vague et les échos allèrent se perdre dans les recoins noirs ; la salle attendait. Sparks vit deux êtres – un humain et l’autre non – s’avancer dans l’espace dégagé, en portant de longues caisses. La peau de la créature étrangère était huileuse, ses bras terminés par de longs tentacules en guise de doigts.

— Est-ce qu’ils vont…

— Eux ? Dieux, non ! C’est que les soigneurs. Allez, dépêche-toi, place ta mise !

Sparks fouilla dans son sac et y prit deux pièces.

— Bon, voilà… euh, vingt.

— Vingt ! C’est tout ce que tu as ? s’écria Tor visiblement déçue.

— C’est tout ce que je parie.

L’homme ratatiné prit les pièces sans commentaire et alla se fondre dans la foule.

— Dis voir, c’est pas illégal ni rien, hein ? demanda Sparks un peu inquiet.

— Bien sûr que si… Dégage-nous un chemin à travers ces gens de la haute, Pollux. Nous voulons une place au premier rang pour le dernier des grands richards que voici !

— Tu as raison, Tor.

Pollux avança résolument. Sparks entendit des jurons et des cris de douleur sur son passage.

— Mais ne t’en fais pas, Étésien, ce n’est pas les paris ni le combat à mort qui sont illégaux, c’est juste l’importation des bêtes réservées.

Tor tira et Sparks, sans trop savoir comment, se trouva déjà presque à l’arène.

— Oh, pardon… dit-il en marchant sur une main baguée.

Une bonne moitié de la foule était composée d’ouvriers ou de matelots, mais l’autre scintillait de bijoux, dans la pénombre ; certains hommes avaient la peau couleur de terre ou des cheveux comme des nuages. Il se demanda s’ils étaient teints. Tor le tira encore, pour le faire asseoir au premier rang et il obéit, en repliant ses longues jambes sous lui. Pollux resta debout derrière eux, appuyé sur sa jambe-siège ; il y eut quelques cris inutiles : « Assis, là devant ! » Tor prit son flacon, but et le tendit à Sparks.

— Tiens, finis.

La saveur fluctuante de la fumée tissait déjà autour de la tête de Sparks un doux cocon qui le séparait de lui-même et de tout le reste. Il porta le flacon à ses lèvres et but immodérément : il en restait beaucoup à finir. Sa gorge douloureuse le fit tousser. Tor lui tapota le genou.

— Ça vous met dans l’ambiance, hein ?

— Pour n’importe quoi ! répliqua-t-il d’une voix rauque.

— Plus tard, plus tard, dit-elle en ôtant sa main.

Effaré, Sparks tourna la tête comme elle pour regarder par-dessus la cloison basse et le mouvement lui causa un vertige, comme la brusque chute du bateau dans un creux profond. L’énergie contenue de cette salle se communiquait à lui et le long soupir de la foule impatiente fut aussi le sien, au moment où les soigneurs ouvraient les cages et reculaient vivement.

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