Robert Silverberg - Les temps parallèles

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— Des clous ! dit-il. Je suis sur cette ligne temporelle depuis le début, et j’ai fait ce que je devais. C’est toi qui es revenu de nulle part. Tu n’es rien qu’un paradoxe, mon gars.

— J’ai vécu cinquante-six secondes de plus que toi, c’est certain. Donc, j’ai dû être créé le premier.

— Nous avons été créés au même instant, le 11 octobre 2035, affirma-t-il. Le fait que nos lignes temporelles se soient emmêlées à cause de tes conneries ne signifie absolument pas que l’un de nous est plus réel que l’autre. La question n’est pas de savoir quel est le vrai Jud Elliott, mais comment nous allons pouvoir continuer à vivre sans que nos chemins se croisent.

— Nous devrons établir un emploi du temps très soigneux, répondis-je, l’un de nous travaillant comme Guide pendant que l’autre se cache sur la ligne. Et nous devrons éviter de nous trouver ensemble au même moment de la ligne. Mais comment…

— J’ai pigé, dit-il. Nous vivrons sur la base temporelle 1105, comme le fait Metaxas, mais pour nous, ce sera continuel. Il y aura toujours l’un de nous vivant sous le nom de George Markezinis dans la villa de Metaxas, au début du XII esiècle. L’autre travaillera comme Guide pendant une période donnée, durant laquelle il aura des congés et des tournées…

— … et il évitera de prendre ses congés en 1105.

— Exact. Et quand sa période sera terminée, il viendra dans la villa de Metaxas et prendra le nom de Markezinis, et l’autre redescendra la ligne et retrouvera son travail de Guide…

— … et si tout est bien coordonné, il n’y a aucune raison pour que la Patrouille nous découvre.

— Superbe !

— Et celui qui sera Markezinis, terminai-je, pourra toujours continuer à voir Pulchérie, et elle ne saura pas que nous faisons un roulement.

— Dès que Pulchérie sera de nouveau elle-même.

— Dès que Pulchérie sera de nouveau elle-même, répétais-je.

Cette pensée nous dégrisa. Notre merveilleux plan pour alterner nos identités ne signifierait rien tant que nous n’aurions pas résolu tous les problèmes que Sauerabend avait posés.

Je vérifiai l’heure.

— Retourne en 1105 pour aider Sam et Metaxas, dis-je. Reviens ici à trois heures et demie.

— D’accord, dit-il, et il partit.

59.

Il revint à l’heure dite, l’air dégoûté, et déclara :

— Nous t’attendons tous le 9 août 1100, près du mur des Blachemes, à une centaine de mètres à droite de la première porte.

— Qu’est-ce qui se passe ?

— Viens voir toi-même. Ça me rend malade rien que d’y penser. Viens, et fais ce que tu dois faire, et tout ce sacré cauchemar sera terminé. Allez ! Saute et rejoins-nous là-bas.

— À quelle heure de la journée ? demandai-je.

Il réfléchit un moment.

— Midi vingt, à peu près.

Je sortis de l’auberge et marchai jusqu’au rempart, puis je réglai soigneusement mon chrono et sautai. Le passage de la nuit noire à la lumière de midi m’aveugla un instant ; quand je cessai de cligner des yeux, je vis que je me trouvais devant un trio au visage sombre : Sam, Metaxas… et Jud B.

— Mon Dieu ! m’exclamai-je. Ne me dites pas que nous avons fait une autre duplication !

— Cette fois, ce n’est que le paradoxe de l’Accumulation Temporelle, dit mon alter ego. Ce n’est pas grave.

J’étais trop troublé pour raisonner.

— Mais si nous sommes ici tous les deux, qui surveille nos touristes en 1204 ?

— Idiot ! dit-il d’une voix sèche. Pense qu’il y a quatre dimensions ! Comment peux-tu être moi et être aussi stupide ? Écoute, j’ai sauté ici depuis un point de cette nuit de 1204, et tu as sauté d’un autre point se situant un quart d’heure plus tard. Quand nous reviendrons, nous retournerons chacun à notre point de départ sur la ligne. Je dois revenir à trois heures et demie, et tu n’es pas censé rentrer avant quatre heures moins le quart, mais cela ne signifie pas qu’il n’y ait aucun de nous là-bas en ce moment.

Mon regard balaya les environs. Je vis au moins cinq groupes de Metaxas-Sam-moi formant un grand arc de cercle près du mur. Ils avaient visiblement choisi cet instant avec beaucoup de soin, faisant plusieurs petits sauts pour bien vérifier la suite des événements, et le paradoxe Cumulatif les multipliait.

— Je n’arrive toujours pas à comprendre parfaitement la suite régulière des…

— Laisse tomber la suite régulière ! me lança l’autre Jud. Regarde par-là ! Là-bas, vers la porte !

Il fit un geste pour m’indiquer la direction.

Je regardai.

Je vis une femme aux cheveux gris, vêtue simplement. Je reconnus en elle une version un peu plus jeune de la femme qui avait escorté Pulchérie Ducas dans la boutique d’épices, un jour qui me paraissait si lointain, cinq ans plus bas sur la ligne. La duègne était appuyée contre le rempart de la ville, riant doucement. Ses yeux étaient fermés.

Non loin d’elle se trouvait une fille d’environ douze ans, et qui ne pouvait être qu’une Pulchérie plus jeune que celle que je connaissais. La ressemblance était frappante. Cette fille avait encore un corps d’enfant, et ses seins n’étaient que deux petites bosses sous sa tunique, mais c’était l’ébauche de la magnifique Pulchérie.

Près de la fille se trouvait Conrad Sauerabend, vêtu en Byzantin aisé.

Sauerabend roucoulait dans l’oreille de la fille. Il agitait devant son visage une petite pacotille du XXI esiècle, un pendentif à mobile ou quelque chose de ce genre. Son autre main était glissée sous la jupe de la fillette et lui tâtait visiblement les cuisses. Pulchérie fronçait les sourcils, mais ne faisait encore aucun mouvement pour repousser la main. Elle ne paraissait pas savoir très bien ce que voulait Sauerabend, mais elle était fascinée par le jouet, et peut-être les doigts qui la tripotaient ne la gênaient-ils pas.

— Il vit à Constantinople depuis un peu moins d’un an, dit Metaxas, et il retourne souvent en 2059 pour y vendre des objets. Il vient tous les jours près du mur pour épier la petite fille et sa duègne durant leur promenade de midi. La fille est Pulchérie Botaniates, et le palais des Botaniates se trouve juste là. Il y a environ une demi-heure, Sauerabend s’est approché d’elles. Il a donné un flotteur à la duègne et elle plane complètement depuis ce moment. Ensuite, il s’est assis près de la fille et a commencé à lui faire du charme. Il sait y faire avec les petites filles.

— C’est son passe-temps favori, répondis-je.

— Regarde ce qui arrive maintenant, déclara Metaxas.

Sauerabend et Pulchérie se levèrent et marchèrent vers la porte du mur. Nous nous sommes cachés dans l’ombre pour ne pas nous faire remarquer. La plupart de nos doubles paradoxaux avaient disparu, sautant certainement en d’autres points de la ligne pour vérifier les événements. Nous avons regardé le gros homme et la petite fille passer sous la porte et sortir dans la campagne environnante.

Je m’apprêtai à les suivre.

— Attends, dit Sam. Tu vois qui arrive, maintenant ? C’est Andronicus, le frère aîné de Pulchérie.

Un jeune homme d’environ dix-huit ans s’approcha. Il s’arrêta et regarda d’un air stupéfait la duègne qui gloussait près du mur. Nous le vîmes se précipiter vers elle, la secouer, la remettre sur pied. La femme retomba, sans force.

— Où est Pulchérie ? rugit-il. Où est-elle ?

La duègne continua de rire.

Désespéré, le jeune Botaniates courut dans la rue déserte et noyée de soleil, appelant sa jeune sœur. Puis il retraversa la porte.

— Suivons-le, dit Metaxas.

En passant sous la porte, je m’aperçus que plusieurs autres groupes de nous-mêmes se trouvaient déjà à l’extérieur. Andronicus Botaniates courait à droite et à gauche. J’entendis un rire de fillette sortir apparemment du mur lui-même.

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