Robert Silverberg - La face des eaux

Здесь есть возможность читать онлайн «Robert Silverberg - La face des eaux» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Город: Paris, Год выпуска: 1997, ISBN: 1997, Издательство: Livre de poche, Жанр: Фантастика и фэнтези, на французском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

La face des eaux: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «La face des eaux»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

Hydros est une planète-océan où vivent en bonne intelligence les Gillies, premiers habitants de ce monde, et quelques humains, sur des îles flottantes construites par les Gillies.
Mais lorsque l’armateur Delagard commet l’irréparable, les Gillies décident de chasser les humains.
Où fuir ? L’espace est inaccessible.
Il ne reste à Lawler, le médecin, et à ses compagnons qu’à se confier à l’océan, sur les vaisseaux de Delagard, en espérant rejoindre le continent mythique nommé la Face des eaux, de l’autre côté du monde.
S’il existe…

La face des eaux — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «La face des eaux», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

C’était le premier indice probant qu’il avait de la liaison entre Kinverson et Thane et le coup fut plus rude qu’il ne l’aurait cru. Les paroles de Kinverson sur le vol nuptial des poissons-taupe lui revinrent brusquement en mémoire. Il se demanda si elles ne lui avaient pas été insidieusement destinées. Ce sont ceux qui volent le plus vite et le plus loin qui touchent le gros lot.

Non. Non. Lawler avait eu à Sorve de nombreuses occasions de nouer une liaison avec Sundira, mais il avait préféré s’abstenir, pour des raisons qui, sur le moment, lui avaient paru assez fortes.

Alors, pourquoi souffrait-il autant maintenant ?

Tu la désires plus que tu ne voudras jamais le reconnaître, même en ton for intérieur.

Oui. C’était vrai. Surtout là, sur le moment.

Pourquoi ? Est-ce parce qu’elle est avec quelqu’un d’autre ?

La question n’était pas là. Mais il avait envie d’elle. Il en avait déjà conscience depuis un certain temps, mais il n’avait jamais rien fait. Peut-être le moment était-il venu de commencer à s’interroger sérieusement sur le pourquoi de cette attitude.

Il les revit ensemble un peu plus tard, côte à côte sur la passerelle. Kinverson semblait avoir péché quelque chose d’assez bizarre et il le lui montrait avec la fierté du chasseur rapportant une belle prise à sa femme.

— Docteur ? s’écria Kinverson en passant la tête par-dessus le garde-corps.

Il souriait avec une amabilité légèrement narquoise, à moins que ce fût une désinvolture teintée de condescendance.

— Voulez-vous monter une minute, doc ? reprit Kinverson. J’ai quelque chose qui pourrait vous intéresser.

Le premier mouvement de Lawler fut de secouer la tête et d’aller son chemin. Mais il ne voulait pas leur donner le plaisir de les éviter ostensiblement. De quoi avait-il peur ? De voir sur la peau de Sundira l’empreinte des grosses pattes de Kinverson ? Ne sois donc pas si stupide, se dit-il en commençant à grimper la petite échelle.

Kinverson avait tous ses engins de pêche, gaffes, crochets, lignes, etc., fixés aux bordages. Lawler vit également les filets dont se servait Gharkid pour ramasser les algues.

Une créature verte aux formes gracieuses, ressemblant un peu à un plongeur, mais plus petite, gisait sur la passerelle dans une flaque jaunâtre, comme si Kinverson venait juste de la sortir de l’eau. Lawler ne connaissait pas cette espèce. Très probablement une sorte de mammifère. Pourvu d’un appareil respiratoire, comme tant d’autres habitants des océans d’Hydros.

— Qu’est-ce que vous avez pris là ? demanda-t-il à Kinverson.

— Eh bien, doc, à vrai dire, on ne sait pas.

L’animal aquatique avait un front bas et tombant, un museau allongé terminé par des barbillons gris et raides, et un corps mince et fuselé, avec une nageoire caudale à trois lobes. La colonne vertébrale était apparente et les membres antérieurs aplatis formaient d’étroites nageoires qui n’étaient pas sans évoquer celles des Gillies et à l’extrémité desquelles dépassaient des griffes grises et crochues. Les yeux, noirs, ronds et luisants, étaient ouverts.

L’animal ne semblait pas respirer. Mais il n’avait pas l’air mort non plus. Il y avait dans ses yeux une expression qui pouvait être de la peur ou bien de l’incompréhension. Comment le savoir ? C’étaient les yeux d’une créature inconnue où l’on pouvait seulement lire une forme d’inquiétude.

— Il était empêtré dans les mailles d’un des filets de Gharkid que j’ai remonté, expliqua Kinverson. Même en passant toute sa vie sur cet océan, on n’arrêterait pas de découvrir des créatures nouvelles.

Il donna du doigt un petit coup sur le flanc de l’animal qui réagit en remuant légèrement, presque imperceptiblement, la queue.

— À mon avis, il est fichu, reprit Kinverson. Qu’en pensez-vous ? Dommage, il était beau.

— Laissez-moi regarder d’un peu plus près, dit Lawler.

Il s’agenouilla près de l’animal et posa délicatement la main sur son flanc. La peau était chaude, moite, peut-être fiévreuse. Il percevait une respiration très faible. L’animal roula les yeux pour voir ce que faisait Lawler, mais sans manifester beaucoup d’intérêt. Puis sa bouche s’ouvrit et Lawler découvrit avec stupéfaction qu’elle contenait un bizarre lacis de tissu ligneux, une structure sphérique formant un enchevêtrement de filaments blancs obstruant toute la bouche et le gosier de l’animal. Les filaments s’unissaient en une hampe épaisse qui disparaissait au fond de la gorge.

Lawler appuya les mains sur l’abdomen et sentit à l’intérieur un ensemble de nœuds et de bosses là où tout aurait dû être souple. Ses doigts avaient fini par perdre leur raideur et il était en mesure de lire la topographie de l’intérieur du corps de l’animal comme s’il l’avait disséqué avec un scalpel. Partout où il posait la main, il sentait la présence de l’organisme qui l’avait envahi. Il fit pivoter la créature et vit d’autres filaments du réseau fibreux sortant de l’anus, juste au-dessous de la queue.

L’animal émit soudain un son sec et saccadé. Sa bouche s’ouvrit toute grande, bien plus que Lawler ne l’aurait cru possible. L’enchevêtrement fibreux apparut, se projeta à l’extérieur comme s’il était monté sur un socle et commença de se balancer de droite et de gauche. Lawler se redressa rapidement et recula. Quelque chose ressemblant à une petite langue rose se détacha de la sphère fibreuse et se tortilla frénétiquement sur le pont, allant et venant avec une furieuse énergie. Lawler abattit sa botte sur elle au moment où elle passait devant lui en se dirigeant vers Sundira. Une deuxième langue autonome jaillit de la sphère. Lawler l’écrasa aussitôt. La sphère remuait lentement, comme si elle rassemblait son énergie pour en lancer d’autres.

— Balancez cet animal à l’eau, dit Lawler à Kinverson. Faites vite.

— Hein ?

— Soulevez-le et faites-le passer par-dessus bord. Allez-y !

Kinverson avait suivi la palpation d’un air à la fois intrigué et distant. Mais le ton insistant de Lawler le poussa à réagir. Il glissa une de ses grosses pattes sous le ventre de l’animal, le souleva et le lança en l’air. La créature retomba lourdement, inerte, comme un sac, mais, à la dernière seconde, elle parvint à se redresser et à prendre contact en douceur avec la surface de l’eau, la tête la première, comme si ses réflexes fonctionnaient encore partiellement. L’animal donna encore un puissant coup de queue et disparut instantanément sous l’eau.

— Qu’est-ce que ça veut dire ? demanda Kinverson.

— Infestation d’un parasite. Du museau à la queue, cet animal était rempli d’un organisme végétal. Vous avez bien vu sa bouche ? Et tout le reste de son corps était pareil. Il était totalement envahi par le parasite. Quant à ces petites langues roses… À mon avis, il s’agissait de rejets à la recherche d’un nouvel hôte.

— Comme pour le champignon tueur ? demanda Sundira en réprimant un frisson.

— Oui, quelque chose comme cela.

— Vous croyez qu’il aurait pu s’attaquer à nous ?

— Il allait essayer, dit Lawler, cela ne fait aucun doute. Dans un océan aussi vaste que celui-ci, les parasites ne peuvent se permettre de choisir un hôte spécifique. Ils se font héberger partout où ils le peuvent.

Il regarda par-dessus le plat-bord, comme s’il s’attendait à moitié à voir le navire entouré d’une nuée d’animaux marins grouillants de parasites et se laissant passivement flotter. Mais il n’y avait rien d’autre à voir que l’écume jaune veinée de filaments rouges. Il se retourna brusquement vers Kinverson.

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «La face des eaux»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «La face des eaux» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Robert Silverberg - Der Held des Universums
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Am Ende des Winters
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Une fable des bois véniens
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Le Livre des Changements
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Notre-Dame des Sauropodes
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Le roi des rêves
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Die Erbschaft des Todes
Robert Silverberg
Robert Silverberg - La saison des mutants
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Le temps des changements
Robert Silverberg
Robert Silverberg - La porte des mondes
Robert Silverberg
Robert Silverberg - Le livre des crânes
Robert Silverberg
Robert Silverberg - The Face of the Waters
Robert Silverberg
Отзывы о книге «La face des eaux»

Обсуждение, отзывы о книге «La face des eaux» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.