Connie Willis - Black-out

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Oxford, futur proche. L’université est définitivement dépoussiérée : historien est devenu un métier à haut risque. Car désormais, pour étudier le passé, il faut le vivre. Littéralement.
Michael Davies se prépare pour Pearl Harbor, Merope Ward est aux prises avec une volée d’enfants évacués en 1940, Polly Churchill sera vendeuse en plein cœur du Blitz, et le jeune Colin Templer irait n’importe où, n’importe quand, pour Polly…
Ils seront aux premières loges pour les épisodes les plus fascinants de la Seconde Guerre mondiale. Une aubaine pour des historiens, sauf que les bombes qui tombent sont bien réelles et une mort soudaine les guette à tout moment. Sans parler de ce sentiment grandissant que l’Histoire elle-même est en train de dérailler.
Et si, finalement, il était possible de changer le passé ?

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Mike jeta un coup d’œil accablé aux soldats effondrés sur le pont, à l’officier qui les avait hissés, dans l’espoir que l’un d’eux se porterait volontaire, mais ils n’étaient pas en état de faire quoi que ce soit, encore moins de retourner à l’eau.

Il regarda Jonathan, qui se penchait sur le gilet de sauvetage d’un soldat pour en dénouer les attaches. Le soldat ne résista pas, ne sembla même pas remarquer la présence de Jonathan. Jonathan, qui avait quatorze ans et qui mourrait si l’hélice n’était pas débloquée, dont le souhait serait alors exaucé et qui deviendrait un héros de la guerre.

Mon souhait s’est réalisé, lui aussi. Je voulais observer des héros, et les voici.

Jonathan avait réussi à détacher le gilet. Il l’endossa.

— J’y vais, grand-père.

— Non, c’est moi.

Mike enleva sa veste.

— Retire tes chaussures, ordonna le capitaine. Et fais attention à toutes ces épaves.

Jonathan lui lança le gilet en liège et Mike l’enfila avant de s’avancer en chaussettes jusqu’à l’arrière du bateau. Le capitaine accrocha une ligne au garde-corps.

— Descends, Kansas. On compte sur toi.

— Le moteur est coupé, c’est bien sûr ? Je ne voudrais pas que l’hélice redémarre d’un seul coup !

Et Mike sauta par-dessus bord. L’eau le frappa comme un soufflet glacé, il suffoqua et but la tasse et refit surface en toussant, agrippant la corde.

— Tout va bien ? appela Jonathan.

— Oui, réussit-il à répondre entre deux hoquets.

— Grand-père dit qu’il a arrêté le moteur.

Mike hocha la tête et se dirigea vers l’arbre de transmission. Il inspira profondément et plongea. Pour remonter immédiatement.

— Qu’est-ce qui ne va pas ? s’enquit Jonathan.

— C’est le gilet de sauvetage. Impossible de s’immerger avec ça.

Il lui fallut une éternité pour dénouer les liens et retirer le gilet. Il le laissa flotter, puis pensa : Et s’il se prend dans l’hélice ? Il le récupéra et l’attacha à la corde, les doigts gourds, puis plongea de nouveau.

L’eau était d’un noir d’encre. Il tâtonna pour trouver l’hélice, lâcha sa prise sur la coque, perdit ses repères. Il poussa vers la surface et se cogna la tête. Je suis sous la vedette , se dit-il, paniquant, puis il émergea.

Ce n’était pas le bateau, juste une planche à la dérive, et Mike se retrouvait à l’endroit même d’où il avait plongé.

— Je n’y vois rien ! cria-t-il à Jonathan. Il me faut de la lumière.

— Je vais chercher une lampe de poche.

Mike attendit en barbotant. Jonathan réapparut avec une lampe torche qu’il alluma et pointa sur l’eau.

— Éclaire droit sur l’hélice, ordonna Mike.

Du doigt, il lui indiquait où viser.

Jonathan obéit. Mike prit une grande goulée d’air et plongea derechef. Il n’y voyait toujours rien. La lampe ne projetait qu’un misérable cercle de lumière au-dessous de la surface… Elle n’était pas assez puissante pour la mer huileuse.

— On a besoin de quelque chose de plus efficace, cria Mike à Jonathan.

Et, brusquement, il fit jour tout autour de lui.

Il a dû aller chercher la lampe de signalisation , pensa Mike. Puis : Seigneur, les Allemands lâchent des fusées éclairantes !

Il ne restait donc que cinq minutes avant qu’ils ne balancent leurs bombes. En même temps, Mike pouvait voir l’hélice et, tout entortillé, un volumineux paquet de vêtements. Encore un pardessus ! Un pan de la ceinture flottait librement. Mike attrapa une lame de l’hélice et s’approcha pour démêler la manche.

Elle se détacha, et – oh ! mon Dieu ! – il y avait un bras dans cette manche, et ce qui avait bloqué l’hélice n’était pas un manteau, c’était un cadavre. Tellement enchevêtré dans les lames qu’il semblait embrasser l’hélice. Mike tira avec précaution sur le bras. L’autre bout de la ceinture était entrelacé autour d’une lame et de la main du mort. Empoignant l’extrémité avec la boucle afin de la dégager, Mike la déroula, et la tête du soldat s’effondra en avant, la bouche pleine d’eau noire.

L’éclairage verdâtre commençait à décliner. Mike réussit à libérer le bras des lames. Il se demandait combien de temps il parviendrait à retenir sa respiration. Il saisit l’autre bras. Qui résista. Il tira d’un coup sec, ses poumons au bord de l’explosion. Il tira de nouveau.

Il y eut un éclair, et une forte secousse, et le corps fut projeté contre Mike, le privant de ses ultimes réserves d’air.

Ferme ton bec , pensa Mike, luttant contre son réflexe. Pas de respiration avant la surface !

Mais il ne pouvait pas remonter. Les pans dénoués de la ceinture s’étaient enroulés autour de son poignet et l’attachaient comme ils avaient immobilisé l’hélice, l’amarrant dans les profondeurs. Il tira désespérément sur la ceinture pour la délier.

Elle se déroula. Il exerça une violente poussée sur le mort, qui partit à la dérive, la ceinture à la traîne telle une algue, puis émergea, hoquetant. La Lady Jane avait disparu. Plus rien n’était visible, excepté le bois qui brûlait, les bidons d’essence oscillant sur l’eau noire. Le ciel s’embrasa de nouveau, d’un vert cauchemardesque, mais Mike ne pouvait toujours pas distinguer la vedette. Il ne voyait que la silhouette noire du croiseur et, au-delà, celle du destroyer.

Je regarde dans la mauvaise direction. Il nagea en rond pour se repérer et découvrit la Lady Jane , découpée sur la ville en feu. Une autre fusée éclairante tomba en crépitant. Elle illumina Jonathan, à la poupe, dont la lampe torche décrivait de grands cercles erratiques, à sa recherche.

— Je suis là ! cria Mike.

Jonathan réorienta le faisceau, loin derrière lui.

— Ici ! appela Mike.

Et il se mit à nager vers le bateau.

Il y eut un sifflement, un éclair aveuglant, et un rideau de flammes monta de l’eau autour de lui.

Dulwich, le 15 juin 1944

Au sens propre, et dans son essence, la bombe volante est une arme de hasard, et cela vaut aussi bien pour sa nature, ses objectifs ou ses effets.

Winston Churchill, 1944

À 23 h 35, avec quatre minutes de retard sur l’horaire prévu… mais l’attente avait semblé beaucoup plus longue à Mary, l’alerte finit par sonner.

— Qu’y a-t-il ? demanda Fairchild en se dressant dans son lit.

— Rien du tout, répondit Talbot. Ces satanés gamins jouent de nouveau avec la sirène. Rendors-toi. Elle s’arrêtera bientôt.

— Souhaitons-le, dit Grenville, qui enfouissait sa tête dans son oreiller. Et prions pour que le major comprenne de quoi il s’agit. Je ne supporterai pas de passer la nuit dans cette cave minable.

Mais la plainte stridente de la sirène continuait d’aller son train, crescendo et decrescendo, sans relâche.

— Et si ce n’était pas une farce, fit Maitland, qui s’était assise dans son lit et allumait sa lampe. Et si Hitler s’était rendu et que la guerre était terminée ?

— J’espère bien que non, murmura Talbot, les yeux clos. J’ai un pari à gagner.

— Ça ne peut pas être la reddition, déclara Fairchild. Ils sonneraient une fin d’alerte s’ils annonçaient la fin de la guerre.

Chh , pensait Mary, qui cherchait à percevoir le son du V1. Il était censé frapper Croxted Road à 23 h 43, près des terrains de cricket, juste à l’ouest de leur poste. On devait pouvoir l’entendre passer avant l’impact.

La sirène se tut.

— C’est pas trop tôt, grogna Talbot. Si je mets la main sur ces sales gosses…

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