Franck Thilliez - Pandemia

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Pandemia: краткое содержание, описание и аннотация

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« Bientôt, ce monde contaminé par la médiocrité, la misère, l’assistanat va connaître l’embrasement, puis le changement. »
« L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, épuise ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution. »
Après
, une nouvelle aventure pour l’équipe de Franck Sharko et Lucie Henebelle, renforcée en coulisses par la jeune et courageuse Camille. Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine.

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— Ouvrez-le s’il vous plaît.

Les hommes déployèrent une grande bâche bleue, posèrent le sac dessus, prirent une pince fine dans leur matériel et firent sauter les agrafes. Puis ils retournèrent le sac avec précaution.

Des ossements de toutes tailles se déversèrent sur la toile. Des petits morceaux de chair ou ligaments qui semblaient rongés s’agrippaient à certains d’entre eux. Quatre crânes garnis de chair percutèrent le sol dans un bruit sourd. Les hommes se regardèrent.

Sharko fixa ces têtes avec attention. Les visages étaient vaguement perceptibles, les yeux semblaient avoir fondu. Restaient encore quelques cheveux, accrochés par touffes. Le lieutenant se redressa, frottant ses mains l’une contre l’autre.

— Bon… On embarque tout ça.

Quatre nouveaux corps sur les bras.

Paul Chénaix, le légiste, allait être fou de joie.

[14]

Amandine et Johan étaient sortis de l’hôpital Saint-Louis après l’admission de Buisson. Ils roulaient en direction de la banlieue sud-ouest. La jeune femme parcourait les pages de son carnet, où elle avait consigné l’agenda du malade et les nouvelles précisions qu’il lui avait apportées alors qu’elle l’interrogeait dans sa chambre d’hôpital.

— Mardi toute la journée, Buisson était avec sa troupe de théâtre, du côté de Châtelet. Il s’y est rendu en métro, il dit avoir déjeuné au café Zimmer. Le soir, billard dans le 10 e arrondissement. Il a dîné chez lui, s’est couché vers 23 heures. Mercredi, d’après ce qu’il raconte, il n’a rien fait de spécial le matin, hormis quelques courses au bas de sa rue. J’ai le nom de l’épicerie. Puis il est allé déjeuner avec son fils, un greffier du Palais de justice de Paris, avant de passer l’après-midi à répéter avec sa troupe. Dîner dans le 20 e, avec une « amie », Mathilde Jambart.

— Pas belle, la vie ? Voilà un retraité qui ne s’ennuie pas.

— Il a passé une partie de son jeudi au club d’aéromodélisme, il dit avoir mangé chez un ami dont j’ai les coordonnées, encore théâtre l’après-midi. J’en passe. Une vraie pile électrique, ce type.

Elle referma son carnet.

— C’est la merde.

Vingt-cinq minutes plus tard, ils arrivaient à Sèvres. Le loft était isolé, un peu en retrait, juste à la limite des bois. De l’extérieur, il ressemblait à un gros bloc de béton et de verre. Johan était le seul à venir déjeuner ou dîner de temps en temps, respectant les conditions drastiques d’hygiène imposées par Amandine. Elle veillait sur son mari comme un ours défendant son territoire. Peut-être trop, d’ailleurs, mais Johan ne se permettait jamais de jugement.

Avant d’entrer, ils se passèrent du gel antimicrobien sur les mains et enfilèrent des chaussons. Amandine déverrouilla la porte blindée. Puis ils se rendirent dans le salon de la jeune femme, longeant des couloirs vitrés dans lesquels Phong ne s’aventurait jamais.

Johan était toujours autant impressionné par l’ingéniosité de leur système, par cette architecture labyrinthique et la manière dont ils vivaient ensemble. C’était curieux et horrible à la fois. Un combat incessant contre l’invisible qui transformait Amandine en une vraie maniaque de la propreté. On pouvait passer ses doigts au-dessus de n’importe quelle porte sans trouver le moindre grain de poussière.

De son côté, le Thaïlandais était un véritable paradoxe, prouvant que la nature guérissait les maladies autant qu’elle les créait. Combien de temps tiendraient-ils ainsi tous les deux ? Johan imaginait ces millions de microbes agglutinés aux vitres, accrochés aux vêtements, attendant la moindre faille pour pénétrer à l’intérieur de Phong. Et le détruire.

D’un simple geste, la jeune femme fit pivoter le canapé sur roulettes de façon à le tourner vers la vitre en Plexiglas. Phong s’approcha de l’autre côté et appuya sur un petit bouton qui alluma un amplificateur de voix incrusté quelque part dans les murs. Sans ce système, à cause de l’épaisseur des vitres, il leur aurait été quasiment impossible de s’entendre.

— Salut, Johan.

— Heureux de te revoir, Phong.

Le Thaïlandais posa une chaise à proximité de la vitre et s’y assit, deux cartes pliées sur les genoux. Il adressa un petit geste à Amandine, qui vint s’asseoir à côté de son collègue.

— Alors, c’est chaud, votre affaire, on dirait ?

— Plutôt, répliqua Johan. H1N1 de souche inconnue. On a un cas humain pour le moment. Isolé. On termine le séquençage au CNR pour savoir si la souche est identique à celle des oiseaux et pour commencer à cerner notre virus. La course contre la montre est engagée.

Sourire de Phong.

— Vaut mieux pas que je me le chope, celui-là.

Amandine n’apprécia pas vraiment le trait d’humour. Phong la charria.

— J’ai une femme qui trouve souvent mon humour douteux…

— C’est le moins qu’on puisse dire, répliqua sèchement Amandine.

— Bon. Une idée de l’origine ? Du point zéro ?

— Pas la moindre pour l’instant.

— Contact du malade avec les oiseaux ?

— Non.

— Rien des réseaux de surveillance régionaux ? Les GROG ? Sentinelle ?

Johan et Amandine secouèrent la tête.

— La presse est au courant ?

— Pas encore.

— Ils sont occupés, avec toutes ces grèves. Le pays va mal.

Phong se leva et partit se servir une tasse de thé. Amandine en profita pour préparer deux cafés.

— T’as l’air en bonne forme, dit Johan à travers l’amplificateur vocal. J’aimerais pouvoir garder un corps d’athlète comme le tien. Je prends tout de suite du poids dès que je reste sur place. Comment tu fais ?

Phong versa quelques cuillères de thé chinois dans un diffuseur qu’il plongea dans l’eau bouillante.

— Le loft est grand, on pourrait presque y faire des footings.

Johan désigna un écran.

— T’es toujours à l’affût des microbes, à ce que je vois ?

— On ne peut pas dire que je coure après le temps. Je passe ma vie à faire des pliages et à surfer sur Internet, à fouiner au sujet des micro-organismes. J’ai connu une époque plus passionnante.

Il revint avec une tasse brûlante qu’il serrait entre ses mains.

— D’ailleurs, à force de fouiner, j’ai remarqué que depuis quelques mois de belles petites cochonneries se remettaient à circuler à travers le monde. On a du choléra malencontreusement introduit en Haïti, et surtout, de l’Ebola au Zaïre.

— Il y a toujours eu de l’Ebola au Zaïre.

— Oui mais là, c’est différent. Le foyer a l’air très actif, et la souche virulente. Il serait temps qu’on s’intéresse à ce virus de près, avant qu’il ne soit trop tard… De manière générale, toutes ces réémergences sont très troublantes.

« Troublantes », entre ses lèvres, avait une drôle de consonance, pleine de sous-entendus. Amandine revenait avec les cafés, elle tendit une tasse à Johan et reprit sa place.

— Tu nous expliques ? On n’est pas censés être ici et notre chef est plutôt sur le qui-vive, en ce moment.

Phong déploya une carte de l’Europe et la plaqua contre la vitre. Il y avait plein de trajectoires et de croix, marquées au stylo rouge.

— Aux dernières nouvelles, on en est à cent deux oiseaux morts signalés à la Shoc Room. Ils sont représentés par les croix.

Cent deux… Le nombre de cas s’était encore aggravé depuis l’annonce de Jacob.

— Comme vous le voyez, on les retrouve le long de deux couloirs migratoires. Celui qui part du nord de l’Europe vers l’Afrique, le Nord/Sud, et celui qui vient des régions boréales pour venir sur l’ouest de l’Europe, l’Est/Ouest.

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