Karine Giébel - Les morsures de l'ombre

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Les morsures de l'ombre: краткое содержание, описание и аннотация

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Une femme rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu… Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir. Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur. Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal.
Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?
Ça ressemble a un jeu. Le premier qui bouge a perdu. Dans ce roman noir magistral et tendu à l’extrême, Karine Giébel nous entraîne dans un huis clos glaçant au cœur de la folie. Un livre dont on ne ressort pas indemne.

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Lydia hausse les épaules.

— J’ai suivi vos conseils…

— Mes conseils ?!

— Ben oui… Ce que vous m’avez dit, il y a quinze jours… Que je couchais trop, et tout ça…

— Non, je n’ai pas dit que vous couchiez trop, Lydia ! Je vous ai simplement expliqué qu’il ne servait à rien de collectionner les aventures sans lendemain, comme vous l’avez fait ces derniers mois… Parce que j’ai eu le sentiment que ça ne vous apportait rien de bon…

— Ouais, sans doute.

Lydia sort un Kleenex de son sac, s’essuie la paume des mains. Elle accomplit toujours ce rituel en début de séance. Sans trop savoir pourquoi.

— Pourquoi on fait plus d’hypnose, docteur ?

— Vous aimeriez recommencer ? Ça vous a aidée ?

— Je sais pas… Peut-être.

— On réitérera l’expérience, lorsque je le jugerai nécessaire…

— Les psy ne font pas ce genre de choses, d’habitude, non ?

— Détrompez-vous ! Nous sommes nombreux à pratiquer cette thérapie ! Il faut savoir utiliser toutes les méthodes pouvant s’avérer bénéfiques aux patients… Mais si ça vous effraie, je…

— Non, pas du tout ! affirme crânement Lydia.

— Nous verrons… Peut-être la semaine prochaine. Mais pas aujourd’hui… Alors, qu’avez-vous d’autre à me raconter ?

Lydia se tait, comme cela arrive souvent. Elle tripote juste une mèche de cheveux. Waldeck a l’habitude de ces silences qui peuvent emplir des séances entières.

Elle décide de reprendre la parole.

— Au fait, je ne pourrai pas vous recevoir mercredi prochain.

— On se voit samedi, quand même ? s’inquiète Lydia.

— Oui, bien sûr. Mais je préfère vous prévenir un peu à l’avance. Je suis obligée d’annuler tous mes rendez-vous ce jour-là…

— Rien de grave, j’espère ?

— Non… Non, pas du tout ! C’est juste que c’est l’anniversaire de ma fille et elle m’a demandé de passer la journée avec elle !

— Ah…

Lydia reprend son mouchoir, essuie à nouveau ses mains pourtant sèches. La fille de Waldeck doit aller sur ses vingt ans, elle n’a plus besoin de sa mère !

Elles ont sans doute prévu de s’accorder du bon temps, toutes les deux ! Lèche-vitrines, ciné, resto…

Oui, même à plus de vingt ans, on a toujours besoin de sa mère…

— Elle a de la chance, murmure Lydia.

— Comment ?

— Votre fille… elle a beaucoup de chance. De vous avoir.

Nina baisse les yeux vers la feuille encore vierge. Les températures hivernales traversent soudain le double vitrage.

— Ma fille est un peu fragile en ce moment, ajoute-t-elle comme pour se justifier. C’est pour ça que je veux être près d’elle au maximum…

Mais Lydia se moque de l’état de santé de la progéniture de sa psy. Concentrée sur son nombril, elle ne peut compatir à ces petits tracas familiaux qui ne la concernent nullement. Elle n’est pas là pour ça, après tout ! Ne pas inverser les rôles…

— Pour ma mère, le jour de mon anniversaire est un jour maudit ! crache-t-elle avec violence.

Waldeck ne dit rien. Elle hisse juste le bouclier mental pour parer la charge adverse.

— Elle pense que je suis folle, un point c’est tout !

— Vous n’êtes pas folle. Vous avez des problèmes, certes, mais…

— Pourtant, tout le monde pense que je suis cinglée… Tout le monde le dit !

— Ne cédez pas à la paranoïa, Lydia…

— Je sais très bien ce que pensent ou disent les autres dans mon dos !

— Eh bien, ceux qui affirment cela se trompent ! rétorque vigoureusement Nina. Parce qu’ils ne vous connaissent pas ! Et ne laissez jamais quiconque vous traiter de folle…

Lydia se remémore les paroles blessantes de son prisonnier. Elle serre son poing droit, comme si elle pouvait l’écraser entre ses doigts.

— Vous avez raison, docteur… Je ne dois laisser personne me traiter de dingue ! Il faut que je sois intransigeante avec ceux qui me blessent ou m’ont blessée…

La psy esquisse un discret sourire.

— Je vois que vous avez de l’énergie à revendre, Lydia ! J’ai l’impression que quelque chose a changé dans votre vie, ces derniers jours… Je me trompe ?

— Non, vous avez raison. Je crois même que j’irai mieux très bientôt… Mes problèmes vont s’arranger !

— Je suis ravie de l’entendre !

Lydia ouvre son poing et déclare, en découvrant sa dentition éclatante :

— J’ai la solution, là… Je la détiens… entre mes mains !

Il doit être environ midi. Le soleil est à l’apogée de sa gloire. Il arrive même à pénétrer dans le cachot. Quelques minutes seulement ; après, il s’en ira.

Alors, Benoît en profite. Il a viré son manteau, détaille du regard chaque recoin de ce vaste sous-sol, pour tromper l’ennui. Cette baraque a au moins un siècle et l’installation électrique, quasiment le même âge ! Des fils dénudés rampent le long des murs humides. Vaudrait mieux pas poser les doigts là-dessus…

Il compte les outils de jardin, entreposés sans aucun ordre. Râteaux, pelles, fourches, bêches… Bizarre de foutre des outils de jardin dans une cave ! Encore plus bizarre d’y entreposer un flic… Des cartons, par dizaines, des produits ménagers. Mais tout au fond, il ne peut pas voir. La générosité du petit soupirail n’est pas suffisante.

Il va pour s’endormir lorsqu’il perçoit la voix de l’ennemie à l’étage.

Il se redresse un peu, tend l’oreille. Lydia parle tout haut, converse avec quelqu’un. C’est peut-être au téléphone mais… Peut-être pas. Il se précipite vers la grille, se met à hurler.

— Au secours ! A l’aide !

Benoît répète ça, de longues minutes. Jusqu’à ce que Lydia cesse de parler. Le silence revient. Il écoute, espère.

La porte grince, en haut de l’escalier. Des jambes. Ses jambes… Merde !

— Pourquoi vous hurlez comme ça, commandant ?

— Pour me réchauffer !

Elle s’approche un peu de la cage, ses yeux clairs se reflètent soudain dans le soleil.

— Vous pensez peut-être que quelqu’un peut vous entendre ? Ou vous aider ? Vous rêvez !

Non, je cauchemarde !

Elle tient un sac de voyage à la main. Son sac. Celui qui était dans le coffre de sa bagnole. Elle en ouvre la fermeture Éclair.

— Vous aimeriez des vêtements propres, Benoît ?

Elle sort un jean, une chemise, un pull, des sous-vêtements, une serviette de toilette. Les pose par terre, à distance, comme un appât. Puis elle s’assoit à son poste d’observation.

— Vraiment déchirants, vos appels au secours de tout à l’heure !

En plus, elle se fout de ma gueule !

Dos au mur, bras croisés, Benoît n’a même plus envie de lui répondre. A quoi bon dialoguer avec une frappadingue ?

— Vous n’êtes pas très bavard, aujourd’hui, commandant… Vous êtes plus prolixe, d’habitude ! Surtout avec les femmes… Un beau parleur, oui…

— Qu’est-ce que t’en sais ?! aboie-t-il.

— Oh… Vous préférez qu’on se tutoie ? Moi, ça ne me dérange pas… Eh bien, je t’observe depuis longtemps, tu sais.

— Tu parles !

— Je t’assure… Je sais tout sur toi. Absolument tout…

Il s’accroche aux barreaux, serre sa poigne dessus, autant qu’il aimerait serrer son cou délicat.

— Et que crois-tu savoir ?

— Par exemple, ces trois derniers mois, tu as trompé ta femme à six reprises… Six fois en trois mois, c’est beaucoup, non ? Surtout avec trois femmes différentes !

Il pâlit un peu, ses doigts se crispent encore plus sur l’acier.

Putain… Elle m’a suivi, espionné…

Ce n’est pas un hasard. C’est bien moi qu’elle voulait !

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