Karine Giébel - Les morsures de l'ombre

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Les morsures de l'ombre: краткое содержание, описание и аннотация

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Une femme rousse, plutôt charmante. Oui, il se souvient. Un peu… Il l’a suivie chez elle… Ils ont partagé un verre, il l’a prise dans ses bras… Ensuite, c’est le trou noir. Quand il se réveille dans cette cave, derrière ces barreaux, il comprend que sa vie vient de basculer dans l’horreur. Une femme le retient prisonnier. L’observe, le provoque, lui fait mal.
Rituel barbare, vengeance, dessein meurtrier, pure folie ?
Une seule certitude : un compte à rebours terrifiant s’est déclenché.
Combien de temps résistera-t-il aux morsures de l’ombre ?
Ça ressemble a un jeu. Le premier qui bouge a perdu. Dans ce roman noir magistral et tendu à l’extrême, Karine Giébel nous entraîne dans un huis clos glaçant au cœur de la folie. Un livre dont on ne ressort pas indemne.

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… Benoît ouvre les yeux, dans un soubresaut.

Noir complet, dos au mur glacé.

Le plaisir est encore là, dans ses tripes.

Un simple songe, pourtant. Plus vrai que nature.

Merde… Pourquoi ce rêve bizarre ? Je peux pas désirer cette dingue, quand même !

Il tâtonne jusqu’à la magnifique salle d’eau grand luxe, se prend le mur en pleine tête.

— Et merde !

— Un problème, commandant ?

Il sursaute encore. Il va finir par succomber à une crise cardiaque !

Elle est là, dans l’obscurité, sans doute assise sur sa chaise.

Là, en train de l’observer. Tandis qu’il dormait. Ridicule ! Elle ne peut pas me voir dans la nuit… Pourtant, il se sent espionné. Sondé. Violé, presque.

— Peur du noir, Benoît ?

Il se tait. Immobile, il attend la suite du jeu. Car c’est un jeu, aucun doute.

Il entend qu’elle se lève, devine ses mouvements. Pourtant, le soupirail n’offre plus grand-chose, sauf un maigre reflet lunaire auquel ses yeux commencent à s’habituer. Il voit une étincelle, elle vient d’appuyer sur l’interrupteur. L’ampoule suspendue au plafond de la cave égrène soudain une clarté maladive.

Elle s’approche, ça lui rappelle son rêve. Ne pas l’effrayer. Ne pas la faire fuir. Il essaie un pas, elle ne bouge pas.

— Lydia… Je ne vous comprends pas, je l’avoue. Mais vous pourriez sans doute m’expliquer…

Encore un pas. Elle est toujours là, près de la frontière interdite. Ne se sauve pas, comme dans son rêve. Prémonitoire ?… Il réalise qu’il aimerait bien.

— Vous savez, Lydia, je commence à avoir faim…

— Je m’en doute… ça doit faire plus de vingt-quatre heures que vous n’avez rien avalé. Mais il paraît qu’on peut tenir plus d’un mois simplement en buvant de l’eau.

Sa gorge se serre, ses entrailles aussi.

— C’est ça votre plan ? Me regarder mourir de faim ? Il s’avance, doucement. Si près du but.

— Vous verrez par vous-même, assène-t-elle.

— J’ai jamais aimé les surprises ! Alors dites-moi ce qui m’attend…

Brusquement, il se jette sur elle. Elle tente de s’écarter, n’est pas assez véloce. Il a attrapé son poignet, lui fait mordre brutalement le métal. Il la retourne dos à la grille, passe un bras sous sa gorge.

— Alors, Lydia ?! On rigole moins, hein ?

Elle se débat, il tient bon. Avec l’autre main, il commence à la fouiller. Lui fait les poches mais n’y trouve rien.

— Où sont les clefs ? hurle-t-il.

— Tu crois vraiment que je les garde sur moi ?! Pauvre con ! Si tu m’étrangles, tu sortiras jamais d’ici !

Il tire sur ses cheveux, tord sa nuque gracile dans le mauvais sens, lui arrachant un cri.

— Où sont ces putains de clefs ? répète-t-il d’un ton menaçant dans le creux de son oreille.

— À l’étage !… Tu perds ton temps, salaud !

Il a envie de lui briser les cervicales. Mais elle dit vrai : s’il la tue, il va pourrir dans ce trou, face à un cadavre en plus. Il l’oblige à pivoter vers lui.

Son regard couleur champagne crache des jets de lave.

— Qu’est-ce que tu veux, Lydia ? Hein ?

Benoît effleure sa gorge, du bout des doigts. Après la méthode musclée, il veut tenter la douceur. Il fait descendre une main sur sa poitrine, enfonce ses yeux au fond des siens.

— C’est ça que tu veux ?…

En guise de réponse, il reçoit un coup de genou entre les jambes, lâche sa proie, se plie en deux dans un hoquet douloureux.

Lydia a reculé ; elle l’observe avec un sourire démoniaque puis éclate carrément de rire. Jamais encore il n’a entendu rire aussi terrifiant. Il se relève, ravale la souffrance. Assène un coup de pied à la porte insensible.

— Merde ! J’en ai marre de tes conneries ! Tu vas me dire ce que tu veux, à la fin ?!

Elle se pavane devant lui, à distance. Protégée par sa muraille de Chine.

— On a les nerfs qui lâchent, commandant ? Déjà ?… Je t’aurais cru plus résistant !

— Attends que je-sois dehors, je vais te…

— Bonne nuit, Benoît ! coupe-t-elle. Fais de beaux rêves…

Il se met à hurler comme un dément.

— Je vais te tuer, salope ! Tu m’entends ? Je vais te faire la peau !!

Son rire satanique, encore, puis la lumière qui s’éteint, la porte qui se ferme.

Il s’écroule sur son lit de fortune, y reste un instant assommé.

Le visage de son petit Jérémy lui sourit. Papa doit lui manquer, sans doute.

Mais papa va revenir, mon bébé…

Il glisse sur le côté, s’enroule dans la couverture.

Seules les ténèbres l’observent. Il peut laisser venir les larmes, maintenant.

Chapitre 3

Mercredi 15 décembre

Il ouvre les yeux sur une aube hostile, glacée.

Des courbatures partout. Le béton en guise de matelas, sans doute. Le froid aussi, qui l’a enlacé furieusement, des heures durant…

Il a très mal dormi mais beaucoup rêvé. Déliré, presque.

Rêvé de son pieu, chaud et confortable ; de sa femme.

Et d’elle, aussi. Encore et toujours le même songe fantasmatique : chacun d’un côté des barreaux, le plaisir inouï…

Ces barreaux qui, justement, le narguent en silence. Inébranlables. Il scrute non sans angoisse la pénombre qui l’encercle. Non, le monstre n’est pas là…

La fringale se réveille en même temps que lui. Bientôt quarante-huit heures de jeûne.

Là encore, une sensation inconnue ; il avait toujours bouffé à sa faim.

Il se déplie, s’étire, grimace d’inconfort.

Dehors, le ciel est dégagé, une belle journée s’annonce. Ce constat lui serre le cœur ; une belle journée, oui. Pas pour moi. Moi qui suis là, à me décomposer dans une cave.

Allez, Ben, bats-toi ! Reste fort ! Ils sont en train de te chercher, vont bien finir par te trouver !

Me trouver ? Comment feraient-ils ?… C’est là qu’on va voir s’ils tiennent à leur chef ! Curieuse pensée…

Il se plante devant le lavabo, constate qu’il n’y a pas d’eau chaude, évidemment. Il vire sa chemise, s’asperge d’eau gelée. Frissonne de la tête aux pieds, les muscles tétanisés. Pas le courage de prendre une douche dans ces conditions…

Il y a une serviette, un savon. Rien de plus. Le minimum pour rester encore un être humain.

Benoît se rhabille, enfile même son manteau. Puis il entame une ronde infernale dans son enclos de béton et d’acier, se prenant à rêver d’un café brûlant, d’un croissant, d’une clope. Du sourire de son épouse, du rire de son fils. Et même du bonjour hypocrite de sa voisine, lorsqu’il part bosser et qu’elle fait pisser son sale clébard hargneux !

Gaëlle… Plus jamais je ne te tromperai ! Je le jure !

Et si… Si c’était ma femme qui avait payé cette fille pour me filer une leçon ?

N’importe quoi ! Je deviens fou, ma parole ! L’autre dingue déteint sur moi !

Que faire d’autre à part se ratatiner sur la couverture ? Et attendre…

Ses paupières se ferment, puis se rouvrent sur l’angoisse.

Jusqu’à ce que la porte grince.

Il tourne la tête, voit d’abord ses jambes. Magnifiques. Longues, parfaitement galbées. Elle a mis une jupe aujourd’hui. Courte et noire. Avec des bas ou des collants couleur chair. Et un pull beige à col roulé. Elle n’allume pas la lumière, se réfugie dans l’obscurité, en face de la cage. Il devine tout de même qu’elle a tressé ses cheveux flamboyants.

Dommage qu’il n’ait même pas pu la sauter. Il aurait au moins eu le lot de consolation…

— Bonjour, Lydia.

Il tente la manière douce, ce matin.

— Bonjour, commandant. Bien dormi ?

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