Frédéric Dard - Tango chinetoque

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Tango chinetoque: краткое содержание, описание и аннотация

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Moi, vous me connaissez ?
J'ai pas l'habitude de vous mener en bateau, et quand ça m'arrive, c'est moi qui rame !
Alors si je vous affirme que vous n'avez pas encore jamais lu un bouquin comme celui-ci, vous pouvez me croire !
Dans le TANGO CHINETOQUE, vous allez trouver des trucs qui vous feront dresser les poils des bras sur la tronche ! Vous y verrez comment, en Chine, on fabrique mille kilomètres d'autoroute par jour ! Comment un mouton tombe amoureux de Béru ! Comment Béru opère de l'appendicite un zig qui n'en a pas besoin ! Vous y verrez comment le Gros et moi on se paye une virouze dans le cosmos ! Parfaitement ! Et puis, l'amour à la chinoise, ça ne vous dit rien ?
Cette extraordinaire aventure se passe en Chine, mais on ne rit pas jaune pour autant. Et si le coq gaulois se fait déplumasser le dargif par moments, ça ne l'empêche pas de chanter fort !
Non, franchement, je plains Louis XVI qui est mort trop tôt pour avoir pu lire ça ! SAN-ANTONIO

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Un leurre (à propos quel leurre est-il, j’ai oublié ma montre ?).

Nous mettons le pied quelque part dans la mer des Salacités, ou dans celle des Rapatriés, ne sais. Un sol mort, tout en cratères, s’étend sous nos pieds. Et, tout là-haut, inaccessible et toujours familière, la planète terre tournoie dans un ciel de velours noir, avec son continent américain, pareil à deux côtelettes superposées, avec son Afrique surmontée de son Europe. Son Asie, son Onasis, ses Oasis, ses sots assis ; avec la France, avec Paris et toutes les villes, et toutes les sous-préfectures : Mantes, La Tour du Pin, Louhans (en voiture, s’il vous plaît !), et tous les cafés où l’on boit si frais, les restaurants où l’on mange si chaud, les petits hôtels où l’on fait l’amour si bruyamment, sans crainte des voisins grincheux, avant de rentrer chez soi pour regarder le foteballe à la télé. Toute la terre, mignonne dans le fond, possédant une bouille d’amie sous toutes les coutures ! La bonne terre pleine de vivants par-dessus et de braves morts par-dedans.

Une sirène retentit, dont la voix caverneuse nous parvient, malgré le scaphandre. Nous avançons un peu, mais comme des fantômes ou comme des mannequins de plume car nous nous sentons infiniment légers tout à coup. Un bond et on s’élève de deux mètres. Le gars Béru rigole comme Lagardère derrière son hublot. On fait joujou ! Mais voici que nous tombons en arrêt devant une longue table de fer derrière laquelle sont assis trois autres cosmonautes. Ils semblent attendre. En nous apercevant, ils nous font signe de stopper et nous nous hâtons d’obéir. Quatre autres gars loqués comme nous radinent avec des bâtons. Tout de suite je crois que c’est quelque arme secrète, mais non, à deuxième vue il s’agit bel et bien d’honnêtes bâtons. Les quatre arrivants, de leur démarche supra-(ô combien) terrestre arrivent sur nous, bâtons levés. Tout de suite je pige leur intention : ils veulent briser la vitre de notre scaphandre pour que nous périssions asphyxiés. Car nous sommes dans une formidable coupole souterraine où ont été recréés l’atmosphère et le sol luniens. Béru, le premier toujours lorsqu’il s’agit de la castagne, fait front aux arrivants. Le duel le plus insolite jamais réalisé commence alors. À l’intérieur de nos scaphandres nous n’avons pas une grande liberté de mouvement, par contre la densité de l’atmosphère décuple la portée tandis que les deux autres me sélectionnent, moi. Et tout cela se déroule sous les regards fixes des trois mecs composant l’aréopage. Un grand attaquant me charge comme à la lance. Vous parlez d’un tournoi, messires ! D’ici que je morfle un manche à balai dans le lampion, comme Henri II, y a pas loin. Je me permets une esquive rotative qui lui oppose ma nuque et j’ai droit à un coup de goumi féroce. Ça me permet d’apercevoir des étoiles tout autour de la terre. Mais je récupère vite et je me mets à tourniquer comme une toupie. Ça me propulse entre les bras du grand qui n’a pas eu la présence d’esprit de prendre du recul. Je lui arrache son bâton et je le trouve étrangement lourd. Doit y avoir une tringle d’acier ou du plomb dans le milieu. D’un coup de dargif Charpiniesque je le fais reculer quand voilà le deuxième qui s’apprête à me casser le vasistas. Je n’ai que le temps de cloquer mon gourdin en travers, à la japonaise.

Nos trinques se heurtent. Vlan. Je réussis un croque-en-quille à l’archer number two et il se met à l’équerre, battant des deux bras pour récupérer son équilibre compromis.

Je lève le bâton arraché au précédent, et pof ! Je l’assène sur la lucarne du zig. Son hublot éclate et il choit, foudroyé. Au premier de ces messiers, maintenant ! Je me retourne mais je n’ai pas à m’occuper de lui car il est à terre, avec le pied de Béru sur le hublot du scaphandre, de Béru qui s’est déjà nettoyé ses deux antagonistes, de Béru, triomphant et altier comme le gladiateur vainqueur !

Lors, les trois hommes de l’aréopage se lèvent et viennent à nous. Quelle est cette comédie burlesque ? Les voici qui nous mettent la main sur l’épaule et qui hochent tant bien que mal la tête comme pour nous complimenter. Celui du milieu nous entraîne le long d’une série de cratères qui font penser à une photographie démesurément agrandie d’Eddie Constantine.

La sente sinueuse que nous suivons laborieusement s’arrête devant une porte fermée à l’aide d’un grand volant d’acier. L’un des compagnons du chef actionne le volant. Nous pénétrons dans un sas circulaire. La porte est refermée, une autre est déverrouillée, de l’autre côté du sas ! Cette fois-ci, nous pénétrons dans une grande salle où l’atmosphère est redevenue normale. Des gars sans scaphandre, mais en cottes bleues s’y affairent silencieusement. Une musique douce savamment diffusée par des baffles invisibles, donne au local une ambiance légèrement surnaturelle. On nous ôte nos scaphandres avec précautions, on nous fait étendre sur des lits de repos, dans un box fermé par des rideaux.

L’ahurissement du Gros fait mal à voir. Il paraît avoir des végétations. Ses yeux lui tombent sur les joues comme à une poupée de cire trop longtemps exposée au soleil.

— Tu as une idée de ce qui vient de se passer, me demande-t-il.

— Approximative, Gros. Nous nous trouvons donc dans une base souterraine absolument phénoménale où l’on a recréé les conditions de vie sur la Lune. Les futurs cosmonautes y subissent un entraînement impitoyable. On leur enseigne à lutter pour leur vie. Nous avons été pris, à la faveur de nos combinaisons pour des gars de la base, et…

Je la boucle car des zigs radinent avec des instruments barbares. On reste allongés, chiquant les athlètes triomphants. Les messieurs en question nous palpent, nous températurent, nous chronomètrent, nous vérifient, nous vaselinent, nous talquent, nous choient, nous massent, nous stéthoscopent, nous abreuvent, nous électrifient… Tout cela en silence. Le mutisme semble être de rigueur dans cet univers, pire qu’à la Trappe.

À la fin de nouveaux types aux faces jaunes amènent deux combinaisons plus importantes que les précédentes, avec des tuyaux branchés partout : dans le masque, dans la poitrine, le dos, le prose et la braguette. Ils nous les passent avec des gestes automatiques, prévus, répétés. Des gestes étudiés qu’ils pourraient accomplir les yeux fermés au millième de seconde près. Le Mahousse me virgule un regard de détresse. Toute sa bouille cireuse crie S.O.S. en béruréen. Il en a plein le dos (et moi donc !) de cet attirail barbare. Il voudrait retrouver ses vieux maillots de corps à trous, ses caleçons à fleurs et ses bardes fleurant bon la pomme de terre frite. Ça commence à lui galoper sur la prostate les chinoiseries chinoises. Mais nous devons nous soumettre. Depuis trois jours notre vie ne tient qu’à un fil de plus en plus ténu.

Nous nous poursuivons grâce à une incroyable (d’ailleurs qui vous demande d’y croire) succession de miracles improvisés à chaque seconde.

Je remarque que, non seulement, les gars ne nous parlent pas, mais qu’en outre ils ne se parlent pas entre eux. La musique ambiante fait partie de l’univers particulier où tout ce monde vit. Ces gens n’appartiennent plus à la surface de la terre. Pareils à des termites, ils préparent en son sein l’assaut du ciel.

Lorsque nous sommes bien harnachés, ils nous entraînent à leur suite dans ce labyrinthe secret, un peu comme une équipe de soigneurs escortent deux boxeurs jusqu’au ring. On passe des portes blindées, des pas blindées, des à volant, des à loquet, des à verrou, des à glissière, des à deux battants, des en bois, des en fer, des basses, des hautes, des dérobées ! Enfin on nous stoppe devant un énorme tube percé d’une ultime porte. À l’intérieur du tube se trouvent deux sièges bizarres et une foultitude d’appareils. Cette fois je glaglate sérieusement. On va passer à l’entraînement technique et ils vont découvrir que nous n’y connaissons que tchi [21] Que tchi : expression chinoise signifiant ballepeau. à leurs bidules, que nous sommes deux hideux imposteurs, deux fumistes, deux analphabètes cosmiques et caustiques, deux rigolos, deux va-de-la-gueule, deux plaisantins, deux paumés. Derrière sa tabatière, le Gros roule des agates de plus en plus désespérées. Il a envie de crier pouce (ou plutôt pousse-pousse puisqu’on est en Chine). Mais, imperturbables, des Chinois-verts nous bloquent dans des sangles, nous connectent, nous branchent, nous tuyautent, nous enferment et nous abandonnent. J’ai un bruit dans les oreilles. Un bruit de beignets dans la friture bouillante. Je comprends qu’il s’agit de la respiration du Gravos. Nous sommes en liaison par un des tubes acoustiques.

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