Pancol,Katherine - Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi
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Pourquoi, madame Cortès ?
… parce que
… ou reprendre une activité professionnelle, vous remettre à écrire, un roman bien sûr… cela vous distrairait, vous occuperait la tête, on dit même que ça guérit, que l’écriture, c’est une thérapie… vous ne resteriez pas là à penser à… enfin, vous savez, à cet… ce malheureux… et la voix dérapait, descendait jusqu’au silence honteux de cette chose-là qu’on n’osait pas nommer… Pourquoi ne pas reprendre cette période que vous semblez tant aimer, le douzième siècle, hein ? C’est bien ça ? C’est le douzième siècle, votre spécialité, n’est-ce pas ? Vous êtes imbattable en douzième siècle ! Oh là là ! On vous écouterait pendant des heures. Je disais l’autre soir à mon mari, cette Mme Cortès, quel puits de culture ! On se demande où elle va chercher tout ça ! Pourquoi ne pas trouver une autre histoire comme celle qui vous a porté bonheur, hein ? Il doit y en avoir à la pelle !
… parce que
Vous pourriez faire une suite ! On ne demande que ça ! On est des milliers, que dis-je, des centaines de milliers à attendre ! Quel succès vous avez connu avec ce livre-là ! Comment s’appelait-il déjà ? Une très belle reine , non ? Non… Comment vous dites ? Ah oui ! Une si humble reine , je ne l’ai pas lu, je n’ai pas eu le temps, vous savez, avec le ménage, le repassage et les enfants, mais ma belle-sœur a adoré et elle a promis qu’elle me le passerait dès qu’elle l’aurait récupéré parce qu’elle l’a prêté à une amie… C’est cher, les livres. Tout le monde n’a pas la chance de… Alors, madame Cortès, allez-y, une petite suite… Ça vous vient naturellement à vous… Moi, si j’avais le temps, pour sûr, j’écrirais… tiens ! je vous raconterais bien l’histoire de ma vie pour vous donner des idées ! Vous vous embêteriez pas, je vous jure !
Les bras se croisaient, satisfaits, sur la poitrine. L’œil luisait, le cou se tendait, les yeux se plissaient… Le masque d’une charité simiesque. Si convenable. Elle devait se dire je fais ma BA, je la remets dans la vie, cette pauvre Mme Cortès, je l’exhorte, je l’exhorte. Si elle s’en sort, ce sera grâce à moi…
Joséphine souriait. Poliment.
… parce que
Elle répétait ce mot-là tout le temps.
Il lui servait de rempart. Il l’éloignait des bouches en trompette qui soufflaient des questions. L’emportait loin, elle n’entendait plus les voix, elle lisait les mots sur les lèvres, agitée d’une pitié dégoûtée pour ces gens qui ne pouvaient s’empêcher de parler, de vouloir communier avec elle.
Elle leur coupait la langue, elle leur coupait la tête, elle coupait le son.
… parce que
… parce que
… parce que
Cette pauvre Mme Cortès, ils devaient penser en s’éloignant. Elle avait tout, elle n’a plus rien. Plus que ses yeux pour pleurer. Faut dire que c’est pas courant ce qui lui est arrivé. On lit ça dans les journaux d’habitude, on ne se dit pas que ça peut nous tomber dessus. Au début, je l’ai pas cru. Pourtant, c’était à la télé. Au journal télévisé. Oui, oui… Je me suis dit que c’était pas possible. Être au cœur d’un fait divers comme celui-là. C’est pas banal tout de même. Ah ! parce que vous n’êtes pas au courant ? Vous ne connaissez pas l’histoire ? Ben, vous étiez où, cet été ? Tous les journaux en ont parlé ! C’est l’histoire d’une femme ordinaire, tout à fait ordinaire, une femme comme vous et moi à qui il arrive des choses extraordinaires… Si, si, je vous assure ! D’abord, son mari la quitte et part au Kenya élever des crocodiles ! Oui, des crocodiles au Kenya ! Il pense qu’il va faire fortune et décrocher la lune ! Un Tartarin de pacotille ! La pauvre reste seule en France avec deux petites filles à élever et pas le sou. Pas le sou et des milliers de dettes. Elle ne sait plus où donner de la tête. Elle a l’impression qu’il y a le feu partout… Or elle a une sœur qui s’appelle Iris… et c’est là que l’histoire s’emballe… Une sœur très riche, très belle, très en vue et qui s’ennuie à mourir dans la vie. Même si elle a tout, la sœur : un bel appartement avec de très beaux meubles, un beau mari, un beau petit garçon qui travaille bien en classe, une bonne et une farandole de cartes de crédit. Aucun souci ! La belle vie ! Vous me suivez ? eh ben… ça lui suffit pas ! Elle rêve de devenir célèbre, de passer à la télé, de poser dans les magazines. Un soir, lors d’un dîner en ville, elle déclare qu’elle va écrire un livre. Bien attrapée ! On attend donc le livre. On lui en parle, on lui demande où elle en est, si ça progresse et tout et tout ! Elle panique, ne sait plus quoi répondre, elle a des migraines du feu de Dieu… Alors elle demande à la pauvre Mme Cortès de l’écrire pour elle… La Mme Cortès qui étudie l’histoire du Moyen Âge et écrit des trucs compliqués sur le douzième siècle. On a tendance à l’oublier, mais ça a existé aussi, cette période. Elle en fait son beurre, elle. Elle est payée pour se pencher sur le douzième siècle. Oui, oui, y a des gens comme elle qui étudient des trucs morts depuis longtemps ! On se demande un peu à quoi ça sert, si vous voulez mon avis… Avec l’argent de nos impôts ! Après on s’étonne… Bon, je m’égare… La sœur lui demande donc d’écrire le livre et bien sûr, la petite Mme Cortès dit oui… Elle a besoin d’argent, faut la comprendre ! Et elle a toujours dit oui à sa sœur. Elle l’adore, à ce qu’on raconte. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la vénération. Depuis qu’elles sont toutes petites, elle se fait mener par le bout du nez par l’autre qui la tyrannise, la rabaisse, la houspille… Elle écrit le livre, un machin sur le Moyen Âge, paraît-il très bien, je l’ai pas lu, moi, j’ai pas le temps, j’ai autre chose à faire que de m’abîmer les yeux avec des niaiseries sentimentales même si elles sont historiques… Le livre sort. Succès foudroyant ! La sœur parade dans les médias, se met à vous vendre n’importe quoi, sa tarte aux pommes, ses bouquets de fleurs, la carte scolaire, les pièces jaunes, la météo et je vous en passe ! Vous savez, ces pipoles, plus ils en ont, plus ils en veulent ! Ils sont avides d’eux-mêmes. Faut qu’on parle d’eux tout le temps. Supportent pas le moindre ralentissement… C’est alors qu’éclate le scandale ! La fille de Mme Cortès, Hortense, la plus grande, une petite peste entre nous, fonce à la télé et révèle toute l’affaire ! En direct ! Elle a pas froid aux yeux, celle-là, je vous le jure ! La belle Iris Dupin est démasquée, montrée du doigt, ridiculisée, elle ne s’en remet pas et s’enferme pendant des mois dans une clinique privée d’où elle sort complètement détraquée et pas du tout réparée, si vous voulez mon avis… Droguée à mort ! Bourrée de somnifères ! Entre-temps, le mari… Le mari de Mme Cortès, celui qui est parti au Kenya… Le mari, donc, s’est fait dévorer par un crocodile… Mais oui ! c’est atroce, atroce, quand je vous dis que c’est pas banal, c’est pas banal… et la pauvre Mme Cortès se retrouve veuve, avec une sœur cinglée, déprimée, alcoolique, qui pour se consoler va se jeter dans les bras d’un assassin ! C’est à peine croyable, cette histoire ! Que si c’était pas moi qui vous la racontais, vous me croiriez pas ! Un homme tout ce qu’il y a de bien, un très bel homme, bien mis, bonne réputation, bonne situation, un banquier avec tous les galons, tout le tsoin-tsoin, smoking et baisemain ! Mais en réalité : un assassin… Mais oui ! mais oui ! comme je vous le dis ! Un vrai, un sérieux killer ! Il n’en a pas zigouillé qu’une ! Une bonne dizaine ! Que des femmes, bien sûr ! C’est plus facile !
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