Pancol,Katherine - Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi
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— Oh ! Ça marche pas tout le temps… C’est juste quand tu penses à moi, ça me donne une fréquence, c’est tout. Mais quand tu ne penses pas du tout à moi, je n’y arrive pas…
— J’aime mieux ça…
— Alors t’iras le voir ?
— Oui. Demain, c’est lundi…
— C’est bien…
Il restèrent silencieux un long moment. Elle entendait son souffle. Il voulait lui dire quelque chose encore.
— Marcel a parlé à Chaval et Henriette ? demanda Hortense pour rompre le silence.
— Oui et ça a été grandiose ! Les événements se sont précipités. Le monde va aller à toute allure maintenant. Il va falloir s’accrocher. Les changements annoncés se précisent. C’est pour cela qu’il ne faut pas perdre de temps…
— Et alors ? Raconte…
— Henriette est dépouillée ! Mon père a été intraitable. Il l’a même virée de l’appartement. Il s’est aperçu que le bail arrivait à terme et il ne l’a pas renouvelé. Il lui a juste laissé sa pension alimentaire. Et tu sais ce qu’elle a fait ? Elle a pris la loge de la concierge !
— La loge de la concierge !
— Quand je te disais qu’elle était vigoureuse et pleine de sève encore ! Les concierges ont donné leur démission pour suivre leur fils qui va faire des études dans une banlieue lointaine et elle s’est dit que la loge serait un moyen sûr de faire des économies. Logée, chauffée, le téléphone payé, et tous les propriétaires à racketter ! Je peux te prédire qu’elle va faire régner la terreur. Tu veux que je te dise, cette femme force mon admiration.
— Et Chaval ?
— Chaval est à terre. Il a perdu sa vieille mère et sa tête avec !
— Elle est morte d’un coup ?
— Écrasée par une voiture avenue de la Grande-Armée ! Un fils de diplomate qui a brûlé un feu rouge. Chaval sanglote encore… Alors quand père l’a convoqué pour lui signifier qu’il était fini, il n’a rien dit. Il paraît qu’il pleurait sur sa chaise et demandait pardon ! Une lavette ! Une vraie lavette !
— Et la Trompette ?
— Elle l’a recueilli et il habite chez elle maintenant… Elle est vaporisée de bonheur et en devient presque charmante… Elle a montré une photo à papa : Chaval en djellaba dans la rue de Pali-Kao qui la tient dans ses bras !
— C’était donc ça, la djellaba !
— La triste fin d’un triste sire !
— Mais c’est allé à toute allure, cette histoire !
— Le temps est en train de s’accélérer Hortense. Nous changeons de monde. Tu vas voir… Nous ne sommes pas au bout de nos surprises. Tout va évoluer à toute vitesse… C’est pour cela qu’il faut que tu changes toi aussi et que tu reconnaisses que tu es amoureuse de Gary…
— J’ai peur, Junior, je crève de peur…
— Il faut que tu dépasses ta peur. Sinon, tu vas rester la même et te répéter… Et c’en sera fini de toi. Tu ne voudrais pas te répéter, Hortense chérie… Toi qui n’as jamais peur, ne crains pas de te laisser aller. Apprends à aimer, tu vas voir, c’est formidable…
Ce fut au tour d’Hortense de rester silencieuse. Elle lissait ses cheveux ébouriffés, jouait avec la page d’un livre qu’elle écornait d’un doigt et demanda :
— Et comment on fait, Junior ? Comment on fait ?
— D’abord tu vas trouver le pont en planches grises et tu vas te rendre à la cabane… Et après, tu verras, tout se passera très bien…
— Mais elle est où, cette foutue cabane ? Je me suis promenée l’autre jour dans le parc et je l’ai pas trouvée…
— C’est très simple. Je suis allé sur Google Earth et j’ai vu le chemin. Il faut que tu entres par l’entrée du parc qui se trouve en face de ton immeuble… Ensuite, tu prends la grande allée, au bout de cinq cents mètres, tu apercevras un kiosque qui vend des beignets et des boissons. Là, tu tourneras à gauche et tu monteras tout droit… Jusqu’à une grande pancarte verte qui dit « Chess and checkers »… Tu tournes à droite et tu apercevras le petit pont en planches. Après, c’est toujours tout droit…
— Mais tu ne feras pas transistor, promis ? Ça me couperait mes moyens. Déjà que ça va être difficile…
— Promis. Juste, arrête de penser à moi… C’est quand tu penses très fort que ça fait transistor !
Le lundi matin, elle se prépara.
Elle prit une douche, se lava les cheveux, les sécha à la main et vaporisa une lotion qui les fit scintiller. Elle secoua la tête et cela fit une poussière de lumière. Elle mit un trait de crayon brun au ras des cils, un peu de rimmel brun foncé, un nuage de poudre, un peu de blush rose et un soupçon de rouge cassis sur les lèvres. Glissa dans sa petite robe noire. Elle lui avait porté bonheur une fois quand elle avait rencontré Frank Cook, elle lui porterait bonheur encore. Elle croisa les doigts. Leva les yeux au Ciel en le suppliant de veiller sur elle. Elle n’y croyait pas trop, mais ça valait le coup d’essayer.
Enfila une sandale en lézard vert pomme qu’elle avait achetée la veille. Se demanda où était passée l’autre et la chercha à cloche-pied. Se mit à genoux, tâtonna sous le lit, en rapporta des flocons de poussière, éternua, tâtonna encore et finit par la trouver.
Souffla dessus.
Se redressa, alla se planter devant la glace. Mon Dieu ! Mon Dieu ! Si j’ai le cœur qui continue à battre aussi fort, elle ne va pas durer longtemps, notre romance, je vais me retrouver à l’hôpital sur un brancard.
Est-ce qu’il m’aimera assez pour m’entourer de ses bras sur le brancard ?
Gary…
Et elle laissa tomber ses bras le long de son corps.
Le sourire de Gary…
Un sourire rare comme son dos dans la foule…
Le sourire d’un homme sûr de lui, mais pas trop… Sûr de lui avec confiance, sans arrogance…
Le sourire d’un homme généreux qui embrasse le monde puis vous regarde et vous offre ce monde… Rien que pour vous. Comme s’il n’y avait que vous qui étiez digne de recevoir ce monde à vos pieds.
Comme si, au-dessus du monde, il y avait vous, vous et vous…
Un sourire comme on en croise deux ou trois dans sa vie. On se retourne et on sait qu’on n’oubliera jamais cet homme-là…
Elle avait failli oublier cet homme et son sourire.
Elle se frappa la tête avec sa pochette et se traita de double cruche qui va à l’eau.
Prit ses grandes lunettes noires, un foulard en mousseline rose taché de blanc, redressa les épaules, respira trois fois, se souhaita bonne chance et franchit le seuil de l’appartement.
Le doorman la vit passer et lui cria have a good day !
Elle claironna une réponse et entendit sa voix qui tremblait…
Elle entra dans le parc par la route en face de chez elle.
Marcha jusqu’à la cahute qui vendait des sodas et des beignets.
Tourna à gauche. Monta tout droit. Aperçut la pancarte verte qui disait « Chess and checkers »… Tourna à droite et marcha, marcha encore. S’arrêta pour vérifier qu’elle n’avait pas le nez qui brillait ni le rimmel qui dégoulinait, referma d’un geste sec son poudrier bleu, se mouilla les lèvres, releva la tête et eut le souffle coupé. Devant elle, à une dizaine de mètres, se trouvait le petit pont en planches grises.
Elle franchit le pont et vit la cabane.
Une cabane de rondins gris avec un toit en toile d’araignée. Recouverte de branches et de feuillages. Une cabane ouverte à tous les vents de nord, d’est et de sud.
Elle entra dans la cabane et le vit.
Il était assis sur un banc et se penchait vers un écureuil à qui il tendait une cacahuète.
L’écureuil la vit et détala.
Gary se retourna.
— Hortense !
D’abord il eut l’air surpris. Puis il prit un air ombrageux et dit :
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