Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

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Il brillait quelque chose d’indéfinissable dans ses yeux. Peut-être la manifestation du mal absolu.

— Je dois dire que ta femme a été une exception. Elle est morte par ta faute, pour ainsi dire. Si tu n’étais pas venu à Dupuytren, ce jour-là, jamais je ne l’aurais croisée. Et elle serait encore en vie. Triste coup du sort, non ?

Achille regarda sa montre et se tourna vers son fauteuil trafiqué.

— C’est maintenant que les choses sérieuses commencent. Je ne voudrais pas que les effets de la morphine s’estompent avant que tu sois bien installé, ce serait du gâchis.

Stéphane tenta de se lever mais il se sentit vaciller et se retrouva à terre. Il essaya alors de se traîner sur la droite, de fuir en rampant.

— Il est temps d’en finir avec toi, s’écria Achille en actionnant sa scie électrique.

La lame tournait, l’engin hurlait.

— Tu veux goûter à ça ?

Il posa l’outil sur le sol, agrippa Stéphane par l’épaule et le redressa pour l’entraîner vers le fauteuil. Stéphane se sentait mou, inerte, comme extérieur à son propre corps. Mais de tout son poids, il se laissa tomber sur son bourreau et le ceintura de ses bras.

Sous l’effet de la surprise, Achille trébucha, se prit les pieds dans le fil électrique de la scie et chuta lourdement. La lame lui entailla profondément la jambe gauche. Le sang gicla sur le visage des deux hommes.

— Espèce de petit enfoiré ! grogna le tueur, indifférent à la douleur.

Ils roulèrent alors l’un sur l’autre. L’engin électrique sifflait, propulsant des giclées pourpres. Achille prit facilement le dessus. Stéphane n’était plus qu’une forme flasque, vidée de ses forces.

Dans la semi-obscurité, le Matador chercha la scie à tâtons autour de lui. Il réussit à l’attraper mais ne parvint pas à la lever. Il blanchissait déjà, la vie l’abandonnait, le sang coulait comme un fleuve de sa cuisse. Il s’effondra.

Stéphane s’assit sur sa poitrine, titubant, le visage, les vêtements dégoulinant d’hémoglobine. Il était méconnaissable.

Il empoigna la scie de ses deux mains.

— Pour ma femme, fit-il en approchant le disque dentelé des yeux du tueur. Pour elle, et toutes les autres.

Et, alors que Stéphane s’apprêtait à lui cisailler la tête, deux coups de feu retentirent et le figèrent dans son mouvement. L’outil s’écrasa sur Achille. La roue tourna sans s’arrêter dans un bruit sourd…

Stéphane s’écroula sur le côté, il sentit la caresse froide du carrelage sur sa joue. Il flottait dans la brume, il était bien, sans souffrance. Un petit trou rouge lui transperçait la poitrine.

Devant lui, Vic, les traits crispés, se tenait plié en deux, la main resserrée autour de son avant-bras droit.

Le flic releva le front, et un hurlement horrible retentit dans tout le bâtiment.

— Non !

Il se rua vers Stéphane. Dans l’obscurité, face aux formes en mouvement, frappé par la douleur, il s’était trompé de cible. Il avait abattu celui qu’il avait pris pour l’agresseur. Son ami…

Le visage inondé de sang, Stéphane parvint à esquisser un sourire.

— Alors… Alors c’est toi… C’est toi qui a interrompu mes rêves…

Il toussa, avant de reprendre :

— Mais… il fallait bien que moi aussi, je… je sois l’objet de ma propre… malédiction. J’ai rêvé de moi-même, après tout.

— Stéphane ! Non ! Je t’en prie, reste avec moi !

Dans un dernier effort, Stéphane contracta ses doigts dans le dos de Vic.

— Je sais qu’un jour… tout ceci n’aura pas lieu… Je sais qu’un jour… toi et l’un des Stépas, vous réussirez et que Sylvie vivra…

Il souffla lentement, puis il y eut comme un éclair dans ses yeux.

Vic sentit alors la pression dans son dos se relâcher.

D’un geste très tendre, il libéra l’ange qui avait sauvé son enfant.

Et l’embrassa sur le front.

ÉPILOGUE QUATORZE MOIS PLUS TARD

— Jamais je n’aurais pensé revoir cette ville, chuchota Céline avec un peu d’amertume dans la voix.

Vic, au volant, lui massa la nuque d’une main, alors qu’ils s’engageaient sur le périphérique.

— C’est pour la bonne cause. Demain, le Vietnam… Et tes grands-parents. Tu es heureuse ?

— Très. Un arrière-petit-fils, tu imagines ?

La jeune femme se retourna en souriant vers son bébé. Son visage rayonnait.

— Stéphane ne va pas tarder à se réveiller.

Vic se pinça les joues et se frotta les yeux. Certes, la route depuis Avignon avait été éprouvante, une chaleur accablante régnait dans l’habitacle, mais il suait anormalement. La nervosité de prendre l’avion, sans doute. Et cet horrible cauchemar, dont il n’avait qu’un vague souvenir, dans lequel il avait vu ce nombre, 880, incrusté dans le sol avec le chiffre des unités qui tournait lentement. Quand le 0 était devenu 8 de manière à former 888, une gigantesque bourrasque de flammes surgie du ciel était venue carboniser son visage et celui de sa femme, le réveillant dans un cri.

— Profitons encore un peu du calme, alors, se contenta-t-il de répondre.

Une fois garés sur le parking de l’aéroport, ils sortirent leurs bagages et installèrent le bébé dans sa poussette. L’enfant avait de beaux cheveux noirs, comme sa mère, et les iris très foncés de son père.

L’avion était à l’heure, décollage prévu à 17h 12. En ce jour, le 9 juillet 2008, Roissy était bondé. Les destinations se succédaient sur le tableau des départs. Les vacanciers patientaient, pleuraient, riaient, s’énervaient. Un brouhaha envahissait le hall.

15 h 25. L’enregistrement des bagages se déroula sans encombre.

Le couple prit le temps de boire un rafraîchissement dans une cafétéria. Les doigts de Vic tremblaient, des auréoles se dessinaient sur sa chemise. Il fit tout pour que Céline ne remarque rien, mais quelque chose n’allait pas en lui.

16 h45. Au moment où la famille s’apprêtait à embarquer pour le vol 796, on annonça un retard indéterminé.

— Que se passe-t-il ? demanda Céline. Tu n’arrêtes pas de te tripoter les mains.

Vic ne décollait plus les yeux du tableau d’affichage.

— Ce retard m’inquiète, dit-il en se rongeant les ongles. Pourquoi seulement notre vol à nous, juste avant qu’on embarque ? Regarde ! L’avion se trouve là-bas, en face. Pourquoi on cherche tant à nous faire rester dans l’aéroport ? On… On dirait que c’est fait exprès.

Céline soupira.

— Non, ce n’est pas fait exprès. Non, on ne cherche pas à nous faire rester dans l’aéroport. Des retards comme ça, il y en a tout le temps.

— Non. Il se passe un truc pas normal. Je… J’en suis sûr.

La jeune femme lui serra les deux mains. Ces derniers temps, Vic avait été tendu. Il s’était un peu renfermé sur lui-même.

— Je t’en prie, fit Céline. Tu dois arrêter de voir des coïncidences partout, de tout suspecter, de croire sans cesse qu’on te guette.

Vic se mit à observer les gens dans le hall. L’ex-flic de la Criminelle veillait encore en lui. Le bruit environnant lui donnait mal au crâne. Soudain, au-dessus d’eux, le tableau des départs indiqua : « Retard vol 796.18 h 14 ».

— Mince, que se passe-t-il encore ? dit Vic d’un ton paniqué.

— Ce n’est rien… répondit Céline dans un soupir.

Vic ne tenait plus en place. Il partit chercher une autre boisson au distributeur et l’engloutit en quelques secondes. Ça n’allait pas mieux, il tremblait toujours autant. La chaleur était écrasante. Au bout d’une demi-heure, le bébé se mit à pleurer.

A nouveau, l’affichage des départs changea : « Embarquement vol 796 ».

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