Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

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— Il n’est pas mort.

Le professeur regarda Vic, l’air sceptique.

— Les patients souffrant de cette maladie atteignent rarement l’âge adulte, vous savez. Regardez ces radios, elles parlent d’elles-mêmes. Toutes ces fractures… Et ce n’est pas tout. Dès le plus jeune âge, les enfants atteints d’ICD se sectionnent la langue avec les dents, se mordent les doigts jusqu’à l’os ou posent les mains sur des plaques brûlantes sans même s’en apercevoir. J’ai eu le cas, voilà quelques semaines, d’un bébé de dix mois qui continuait à marcher à quatre pattes, avec les deux jambes cassées. Tant que les parents sont extrêmement vigilants, ces gamins s’en sortent. Mais imaginez-les à l’école, dans la rue, en proie à toutes sortes d’agressions dont ils n’ont pas conscience. Imaginez-les adultes, seuls, confrontés au monde réel. Une simple coupure peut entraîner la mort. Quoi que l’on pense, la douleur est utile. Elle nous avertit des agressions pour le bien de notre organisme.

Vic songea à l’épisode de l’usine d’équarrissage relaté par Mortier, à cette blessure sur les tiges d’acier, qui n’avait pas empêché le Matador de détaler comme un lapin et de se recoudre seul une dizaine de mètres plus loin.

— Ces malades conservent le sens du toucher, n’est-ce pas ? Grâce aux thermorécepteurs et aux mécanorécepteurs ?

— En effet. Leurs nocicepteurs, ces terminaisons nerveuses sensibles à la douleur, sont défectueux, mais les récepteurs du toucher demeurent opérationnels.

— Et ne peuvent-ils pas, grâce à cela, se représenter ce qu’est la douleur ? L’approcher ? Par exemple en plongeant leur main dans de l’eau glacée, puis de l’eau bouillante ?

— Dès 45 degrés ou en dessous de 0 degrés, les thermorécepteurs ne donnent plus d’informations supplémentaires. Ce sont normalement les nocicepteurs qui prennent le relais. Mais vous avez raison, poser une main sur une surface très chaude, puis juste après très froide, est un moyen biaisé de stimuler au maximum les thermorécepteurs et de savoir à quoi peut ressembler la douleur. Un peu comme un élastique que l’on tendrait au maximum, sans qu’il se rompe. D’autre part, ces patients adorent palper la matière, cela leur permet de compenser, de ressentir, d’avoir conscience de leur propre corps et des dangers qu’il encourt.

Vic se redressa et posa ses deux mains à plat sur le bureau.

— Disposez-vous d’un fichier regroupant ces patients ?

— Evidemment, vous pensez bien. Mais cela est confidentiel et…

Le flic sortit trois photographies de sa poche, qu’il plaça sous les yeux du professeur.

— Voilà ce que ce gentil garçon a fait, et il s’apprête à recommencer. Alors s’il vous plaît, ne me parlez pas de secret médical pour un dossier Vieux de vingt ans. Je veux des noms. Tout de suite.

Shaffran poussa les photos sur le côté en grimaçant, sembla hésiter, puis finit par s’emparer de sa souris.

Il tapa un code, ouvrit un dossier, puis un autre… Très vite, une liste d’une trentaine de personnes apparut.

Vic s’arrêta immédiatement sur une identité. Sur un prénom, plus précisément.

Un prénom qui ne pouvait être qu’un signe du destin. Une coïncidence annonciatrice d’une existence de souffrance.

Vic disparut avant même que le professeur n’ait eu le temps de relever la tête de son écran.

79. MARDI 15 MAI, 08 H14

C’était cette adresse que la femme lui avait donnée, à une centaine de mètres à peine de l’usine d’équarrissage de Saint-Denis. Celle d’un ancien atelier industriel.

C’était là que, d’après elle, son mari passait la majeure partie de son temps libre, à retaper des vieux meubles, et aussi à faire de la photo et de la vidéo. Des passions, avait-elle dit. Des passions…

Il était marié. Ce monstre qui tuait des gens de la pire des manières était marié.

Après avoir escaladé une grille, Stéphane dénicha une fenêtre brisée, dans l’arrière-cour. Il ôta méticuleusement les morceaux de verre tranchants et se glissa par l’ouverture.

Un couteau à la main, il s’avança lentement, sans bruit, dans une large pièce vide, sombre et poussiéreuse.

Soudain, Stéphane entendit comme un crissement de verre pilé sous son pied. Il s’immobilisa. Rien autour de lui, pas un souffle, pas un murmure. Il reprit sa progression en longeant les murs sales, puis aperçut un escalier. Au bas des marches, il s’engagea prudemment dans un couloir, et pénétra dans un atelier obscur, sans fenêtre, tout juste éclairé par quelques veilleuses de sécurité.

Alors, il sentit une présence, derrière lui. Il n’eut pas le temps de se retourner.

La douleur dans son mollet fut si insupportable qu’il s’écroula sur le sol, à la limite de l’évanouissement.

Recroquevillé, se tenant la jambe entre les mains, il vit la flamme bleue d’un chalumeau s’approcher de son nez. L’individu donna un coup de pied dans le couteau, tira Stéphane par le col et le regarda, les yeux dans les yeux.

— Toi ? s’étonna-t-il.

Stéphane se sentit soulevé du sol et traîné jusqu’à une chaise. Il hurla de douleur.

— Cette brûlure que tu ressens dans le mollet te rend incapable d’agir, de réfléchir, elle te paralyse au même titre que la peur. Tu ne peux plus marcher, tu ne peux plus rien contre moi.

L’homme posa son chalumeau à côté d’une scie électrique et désigna du doigt un fauteuil, recouvert de longues pointes en acier et dont le dossier et les accoudoirs étaient munis de sangles.

— Que penses-tu de mon mobilier ? C’était pour la prochaine petite salope, mais puisque tu es venu jusqu’à moi…

Il fouilla dans un tiroir et, une dizaine de secondes plus tard, s’agenouilla devant Stéphane, leva sa manche et lui fit une injection.

— Voilà… Morphine… Tu seras un peu dans le gaz, mais tu vas voir, la douleur va vite disparaître. Pour l’instant.

— Pourquoi ? Pourquoi vous faites tout ça ? gémit Stéphane.

L’homme se redressa, ignorant la question.

— J’ai entendu ce coup de téléphone, ce message, alors que je m’occupais de ta femme. Comment tu as pu deviner que j’allais agir à ce moment-là ? Et comment m’as-tu retrouvé ?

Le produit agissait déjà. Stéphane se sentait légèrement étourdi, alors que le feu dans son mollet s’éteignait lentement.

— La photo de la petite fille à quatre jambes et… quatre bras que vous m’avez montrée à Dupuytren… Vous êtes allé en Inde… Et c’est… c’est là-bas que vous avez filmé ce vieil homme qui se transperce la langue… sur le DVD.

— Tu es décidément très brillant, même si ça ne m’explique pas comment tu as fait pour l’obtenir, ce DVD, ou comment tu m’as retrouvé à l’usine d’équarrissage.

— Allez vous… faire foutre… Vous êtes un monstre…

Achille Delsart le gifla violemment.

— Non, tu es un monstre ! Comme tous ceux qui viennent s’extasier devant l’abominable ! Ceux qui se moquent, ceux qui rejettent ! Je me souviens du regard de ta femme à Dupuytren, face à ces corps malheureux. C’est ce regard-là qui m’horripile, que je ne veux plus voir. C’est ce regard-là que je punis.

Il rapprocha le fauteuil de torture.

— Pour eux, j’étais devenu un objet d’expérimentation. A l’école, on m’envoyait toujours en première ligne, pour les bagarres. Je me sentais fier, flatté, important, mais on m’utilisait, comme un vulgaire cobaye. On me piquait, on me pinçait, on me plantait des aiguilles, on me brûlait avec des flammes de briquet, pour « jouer », pour « essayer ». On m’a tout fait subir, je ne ressentais pas la douleur, mais ma souffrance intérieure était pire que tout. Et puis Siriel m’a montré la voie. Il m’a fait comprendre qu’aux yeux des autres, je n’étais pas différent d’un John Merrick. C’est d’ailleurs à cette exposition que… que j’ai sélectionné Leroy et Liberman. Car, évidemment, elles étaient venues se repaître devant les photos d’Elephant Man…

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