Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

Здесь есть возможность читать онлайн «Thilliez, Franck - L'anneau de moebius» весь текст электронной книги совершенно бесплатно (целиком полную версию без сокращений). В некоторых случаях можно слушать аудио, скачать через торрент в формате fb2 и присутствует краткое содержание. Жанр: Старинная литература, на английском языке. Описание произведения, (предисловие) а так же отзывы посетителей доступны на портале библиотеки ЛибКат.

L'anneau de moebius: краткое содержание, описание и аннотация

Предлагаем к чтению аннотацию, описание, краткое содержание или предисловие (зависит от того, что написал сам автор книги «L'anneau de moebius»). Если вы не нашли необходимую информацию о книге — напишите в комментариях, мы постараемся отыскать её.

L'anneau de moebius — читать онлайн бесплатно полную книгу (весь текст) целиком

Ниже представлен текст книги, разбитый по страницам. Система сохранения места последней прочитанной страницы, позволяет с удобством читать онлайн бесплатно книгу «L'anneau de moebius», без необходимости каждый раз заново искать на чём Вы остановились. Поставьте закладку, и сможете в любой момент перейти на страницу, на которой закончили чтение.

Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

La bouche de sa femme.

Puis, quelques secondes plus tard, entre des plans immondes, vint une image de ses grands yeux bleus. Puis une autre de sa poitrine, alors que défilaient de nouveaux supplices, les souffrances d’autres victimes. Puis encore des fractures, des radiographies. Crâne, tibia, poignet en miettes, tandis que des rires d’enfants éclataient, des moqueries, des sifflements. À nouveau, des photos d’un corps de môme, dardé d’aiguilles. Des pleurs, des gloussements. Un fakir qui se transperçait la langue. Des Indiens qui marchaient sur des braises ou se baignaient dans du verre.

Les deux amis restaient figés. Sur l’écran, un visage monstrueux. Une main, posant des chauffages électriques face à un corps trempé. Un gant qui touchait, explorait la chair. Un long souffle de jouissance se mêlait aux lamentations des victimes. Des doigts puissants plongeaient dans un bol de glaçons, malaxaient la chair. Des cris. L’éclat d’un scalpel. Le sang, partout.

Durée du film, deux minutes et vingt-quatre secondes.

L’écran se mit alors à cracher des parasites bleutés.

Vic, à la limite de vomir, s’avança vers le lecteur et arrêta le DVD. Une pulsation battait sous son crâne. Il plaça ses mains sur son visage, incapable de dire un mot. Stéphane se tenait replié sur lui-même, les yeux dans le vide. Il écarta enfin les lèvres pour demander :

— Qu’est-ce… Qu’est-ce que c’était…

Vic le regarda, les larmes aux yeux.

— Un fantasme… Nous… avons vu le fantasme de… Siriel, mêlé à… la souffrance de l’assassin…

Stéphane redressa la tête.

— La… La souffrance de l’assassin ? Quelle souffrance ?

— Je n’en sais rien. Je n’en sais rien, bon Dieu.

Ils restèrent là un moment, inertes. Enfin, Vic se décida à sortir le DVD du lecteur et le mit dans sa poche.

Puis il s’approcha du corps de Siriel, le retourna, déchira sa chemise et enfonça son doigt dans le trou causé par la balle. C’était trop profond. Il dénicha un coupe-papier sur le bureau et, dans une grimace, parvint à récupérer le morceau de métal. Ensuite, il attrapa le tisonnier, prêt à disperser les braises et les bûches enflammées sur le sol.

Stéphane lui agrippa le bras.

— Pourquoi ? Pourquoi tu veux tout brûler ? Pourquoi on… on n’appelle pas ta brigade ?

— Parce que encore une fois j’ai franchi les frontières. Je ne veux pas me retrouver en taule à cause d’un tel monstre, séparé de ma femme et de mon futur enfant. Je veux rentrer à Avignon et reprendre une vie normale. Dis-moi que tu me comprends, Stéphane. Dis-le-moi.

Sans répondre, Stéphane le lâcha, et Vic accomplit son geste destructeur. Au moment où s’élançait la première flamme, il murmura :

— Dans un autre passé, ces lieux ont déjà brûlé une fois. Rendons au destin ce qui lui appartient.

76. MARDI 15 MAI, 02 H 37

Il avait fallu attendre. Attendre que Céline s’endorme pour sortir la copie du DVD et la glisser dans le lecteur du salon. Avant d’appuyer sur la télécommande, Vic ferma toutes les portes, but un grand ballon de cognac, d’un trait, puis il baissa les paupières quelques instants. Quelles sensations curieuses et antagonistes… Voilà une semaine, il venait de perdre son enfant et Céline déprimait à l’hôpital. Et aujourd’hui… Tout était si différent. Certes, ils n’avaient pu ramener Sylvie Kismet, mais le bébé, son bébé, son sang, grandissait dans le ventre de sa femme.

Lorsque l’écran s’anima, les images le frappèrent de nouveau avec une violence phénoménale. Mais Vic se força à endurer le spectacle horrible. Il cherchait le détail révélateur. Qui torturait ces pauvres femmes ? Que voulait exprimer l’assassin dans cette œuvre macabre ? Sa signature, l’empreinte de sa personnalité se dissimulaient-elles dans ce montage infâme ?

Vic faillit éteindre. Pourquoi ne pas envoyer anonymement le DVD à la brigade ? Ils l’analyseraient, progresseraient, découvriraient de nouvelles pistes… Oui, pourquoi pas ?

Cependant, il éprouva le besoin de persévérer. Pour Stéphane. Ce pauvre Stéphane qui, lui aussi, décortiquait une copie de cette abomination, seul, dans sa grande maison.

Alors Vic fit abstraction de tout, et se força à adopter un regard de flic. Aller simple pour l’enfer.

Le film se présentait en un montage vidéo et sonore assez perfectionné. La réalisation était sophistiquée. S’agissait-il du travail d’un professionnel ? D’un amateur ? Chose certaine, il œuvrait dans un endroit secret, à l’abri des regards.

Vic plissa les yeux. Impossible de reconnaître le visage du Matador, il portait un masque en latex – très ressemblant à celui moulé par Stéphane. Jamais on ne le voyait debout ou en plan large. Le film était monté de telle façon qu’on ne pouvait deviner sa taille, ni ses caractéristiques physiques sans un matériel informatique et anthropométrique perfectionné. Ce salopard avait pris ses précautions.

Vic fit défiler de nombreuses fois le film au ralenti, l’analysa séquence par séquence et effectua de longs arrêts sur image. Quelque chose le frappa alors. Les radiographies, dispersées çà et là, succédaient à chaque fois à une scène sanglante et elles avaient toutes un point commun. Les os étaient courts, bien trop courts pour être ceux d’un adulte. Vic s’enfonça plus encore dans son siège. Les tibias, fémurs, clavieules fracturés appartenaient à un enfant. Vic eut l’intuition qu’il s’agissait d’un seul et même enfant. Un squelette malmené, radiographié aux différents stades de son développement. La charpente de l’assassin, sans aucun doute. Mais pourquoi tant de blessures ? Sur l’un des clichés, Vic dénombra dix-huit fractures. Il fronça alors les sourcils, s’approcha de l’écran et zooma au maximum vers le coin inférieur droit.

Son cœur se serra, il tenait peut-être quelque chose.

Une date. Il crut lire « 1987 ».

Puis, sur d’autres radiographies, plus loin dans le film, il lut « 1989 », « 1990 », « 1992 ».

Rien d’autre. Juste des dates.

Vic se versa un autre verre avant de revenir à la vidéo. L’enfant avait grandi sans cesser de se fracturer les os. Pourquoi ? Souffrait-il d’une maladie qui les fragilisait, comme la maladie des os de verre ? Le battait-on violemment ? Ou alors, avait-il régulièrement de graves accidents ?

Vic ne put s’empêcher de penser à Stéphane. Son saut du train. Ses multiples sorties de route. Ses nombreux séjours à l’hôpital.

Il chassa cette idée de sa tête et songea plutôt aux paroles de Siriel, avant sa première mort. « Je me suis offert le film de mon fantasme. Et mon exécuteur, celui de sa souffrance. » Si les radiographies se succédaient dans ce montage, si nombreuses, il devait nécessairement y avoir une raison valable. Elles étaient probablement là pour représenter la souffrance du Matador.

Le jeune homme s’intéressa ensuite à d’autres scènes qui, dans ce déferlement d’horreurs, revenaient régulièrement. Ce vieux fakir, qui se transperçait la langue en fixant la caméra sans broncher. Pas un mouvement de sourcil, pas une grimace. Puis, juste après, une silhouette, qui évoluait très lentement sur des braises ardentes. Et, plus loin encore, un individu qui se roulait tranquillement dans les tessons de verre, alors que son corps se mettait à saigner. Vic revint en arrière, concentré, et s’arrêta sur le visage de l’homme aux braises dès qu’un plan le lui permit. Aucun doute, il s’agissait à chaque fois du même type, un Indien d’une soixantaine d’années, qui réalisait ces prouesses pour la caméra. Pour le Matador en personne.

Qui était cet homme ? Pourquoi l’assassin s’était-il intéressé à lui ?

Читать дальше
Тёмная тема
Сбросить

Интервал:

Закладка:

Сделать

Похожие книги на «L'anneau de moebius»

Представляем Вашему вниманию похожие книги на «L'anneau de moebius» списком для выбора. Мы отобрали схожую по названию и смыслу литературу в надежде предоставить читателям больше вариантов отыскать новые, интересные, ещё непрочитанные произведения.


Franck Thilliez - L'anneau de Moebius
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Un dernier tour
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Ouroboros
Franck Thilliez
Franck Thilliez - AtomKa
Franck Thilliez
Franck Thilliez - Angor
Franck Thilliez
libcat.ru: книга без обложки
Thilliez Franck
Thilliez, Franck - Deuils de miel
Thilliez, Franck
Thilliez, Franck - Ouroboros
Thilliez, Franck
Thilliez,Franck - La chambre des morts
Thilliez,Franck
Thilliez, Franck - Gataca
Thilliez, Franck
Franck Thilliez - El síndrome E
Franck Thilliez
Отзывы о книге «L'anneau de moebius»

Обсуждение, отзывы о книге «L'anneau de moebius» и просто собственные мнения читателей. Оставьте ваши комментарии, напишите, что Вы думаете о произведении, его смысле или главных героях. Укажите что конкретно понравилось, а что нет, и почему Вы так считаете.

x