Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

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Stéphane l’écoutait en silence, apparemment sonné.

— Tu… Tu as dû être aspiré, continua Vic, et j’ai été entraîné avec toi parce que j’étais collé à toi. Physiquement, on n’a pas bougé, mais… d’une manière ou d’une autre, on a traversé une dimension invisible, qui n’est ni le temps, ni l’espace. Tu es… Tu es une personne hors du commun, tu possèdes une faculté que nul ne peut comprendre.

Stéphane fixa la pierre tombale, le regard éteint.

— En tout cas, ce n’est certainement pas un don, c’est une malédiction.

— Non, Stéphane. Mon bébé va naître.

— Mais pas de chance pour moi, rien n’a changé me concernant.

Mélinda et Sylvie sont mortes dans les deux univers. L’ancien, et le nouveau.

— Parce que les changements n’ont pas été suffisamment importants. Le tueur a juste été blessé, pas tué. Il a poursuivi sa mission. Et ce qu’a fait Stépas n’a pas non plus empêché Mélinda d’aller à la carrière, ni que ma brigade parte en fumée, parce qu’il n’y a pas de relation de cause à effet. Nous évoluons dans un autre univers, très proche de l’ancien. Presque confondu, à vrai dire.

Vic croyait à peine à ce qu’il disait, mais c’était la seule manière d’expliquer l’inexplicable. Il ajouta :

— Depuis que j’ai vu le bébé dans le ventre de ma femme, je pense à autre chose, et ça me travaille. Tu te rappelles de l’événement qui a fait que je suis revenu vers toi et que je t’ai cru ?

Stéphane hocha lentement la tête et répondit :

— J’avais prédit la mort de ton bébé. J’étais en train d’écrire dans Darkland quand tu es revenu me voir, prêt à écouter mon histoire et à m’aider.

— Exactement. Mais dans ce monde-ci, il n’est pas mort. Ce qui veut dire que mon «Vic passé » n’est pas revenu vers toi probablement avant que tu enlèves ta propre femme, car il n’avait aucune raison de le faire. Et donc, dans ce monde-ci, je n’ai certainement pas encore lu ton carnet de rêves. Je n’ai pas fait le rapprochement avec Siriel. Je ne suis donc pas allé chez lui. Et de ce fait…

Stéphane le dévisagea, tandis que ses deux poings se serraient le long de son corps.

— … Ce vieux sadique est peut-être encore vivant.

75. LUNDI 14 MAI, 20 H10

De retour dans la forêt d’Halatte, un endroit où il s’était pourtant juré ne jamais revenir, Vic reconnut enfin la demeure de Noël Siriel. Il se gara sur le bas-côté.

— C’est dingue, dit-il à Stéphane. À l’heure près, je me trouvais ici, lundi dernier. Et la maison était en train de brûler.

Il fixa l’interphone depuis l’habitacle de la Peugeot.

— Siriel attend l’arrivée de la police tôt ou tard. Il est armé. Il se tiendra sur ses gardes, prêt à se suicider et à tout faire flamber. Mais le plus important, c’est que je récupère le DVD qu’il porte sur lui. Toi, tu attends ici. Si, dans dix minutes je ne sors pas, tu… Viens voir, OK ?

— D’accord. Fais gaffe.

— Toi aussi, tu fais gaffe et tu ne bouges pas d’ici. Lors de ma dernière visite, le tueur rôdait dans le coin, il m’a assommé.

— C’est rassurant. Mais normalement, avec mes visions…

— Il ne devrait encore rien t’arriver, je sais.

Vic sortit. Il sonna à l’interphone et, comme la première fois, montra sa carte de police en direction de la petite caméra.

Une voix un peu rocailleuse demanda :

— Oui ?

—Vic Marchal, police judiciaire. Je souhaiterais parler à monsieur Siriel.

Après un court silence, l’interphone chuinta.

— Je vous ouvre. Franchissez ensuite la porte d’entrée de la maison. Le salon sera droit devant vous.

Alors que les battants du portail s’écartaient, Vic s’avança rapidement. C’était réellement hallucinant, ce n’était plus une impression de déjà-vu, c’était du déjà-vu.

Il traversa le jardin et dégaina son arme. Surprendre Siriel, le plus vite possible.

La porte d’entrée était ouverte, le lieutenant s’engagea dans le hall orné de ses magnifiques tableaux, le Sig Sauer devant lui. Il s’arrêta un moment au centre de la galerie, espérant que Siriel apparaîtrait dans son champ de vision comme la première fois. Mais il n’en fut rien.

Vic s’avança prudemment, puis surgit dans le salon. Siriel se tenait à l’autre bout de la pièce, à côté de la cheminée, et tenait le DVD dans sa main.

— Alors c’était lui… fit-il en désignant d’un geste de la tête l’écran de surveillance. Le brun aux cheveux longs qui a surpris mon ami à l’usine d’équarrissage.

Vic jeta un rapide coup d’œil vers l’image. Ce crétin de Stéphane était sorti de la voiture et attendait en plein dans le champ de la caméra. Le jeune lieutenant braqua Siriel de plus belle.

— Posez immédiatement ce DVD sur le sol ou je tire.

— C’est donc uniquement ce DVD que vous êtes venu chercher ? Vous ne vous posez aucune question ? Vous n’attendez aucune réponse ?

— J’ai déjà mes réponses.

La réplique sembla le déstabiliser.

— Savez-vous seulement ce qu’il contient, ce DVD ?

— Votre fantasme, et la souffrance de l’assassin.

Siriel inclina la tête, les lèvres serrées. Il passa quelque chose dans ses yeux, de la surprise mêlée à de la haine. Brusquement, il lâcha le DVD dans la cheminée et voulut s’emparer de l’arme posée devant lui, mais un coup de feu retentit. Une balle en pleine poitrine projeta le vieil homme sur le sol.

Le flic se précipita et, avec le tisonnier, poussa le DVD hors des flammes. Il le ramassa. Apparemment, le disque n’était pas endommagé.

Vic se tourna vers Siriel, qui gisait à ses pieds, baignant dans son propre sang. Ses lèvres remuaient faiblement.

— Comment… Comment vous avez su… chuchota-t-il dans un râle.

Les mâchoires serrées, Vic lui écrasa le visage avec sa semelle.

— Je t’ai déjà vu mourir une fois, espèce de salopard. Tu ne t’en sortiras pas mieux maintenant.

Et le vieux rendit son dernier souffle.

Un bruit, derrière la porte.Vicse retourna, à bout de nerfs, à deux doigts de tirer.

Stéphane accourait, haletant. Il s’immobilisa. Alors, celui à qui on avait tout pris, tout arraché, tout volé, s’abattit sur la dépouille du vieil homme, comme un loup affamé, et frappa, frappa encore. Le maigre corps bondissait sous les coups.

— Pourquoi ? Pourquoi, espèce de fumier !

Vic rengaina son arme et tira son ami par le bras.

— Laisse-le. Ça ne sert plus à rien.

Stéphane se redressa, les yeux rouges de colère. Il désigna le DVD que Vic tenait au bout des doigts et se tourna vers un large écran plat.

— Mets-le.

— Tu devrais d’abord me laisser le regarder seul.

Stéphane le lui arracha des mains et partit le glisser dans le lecteur.

Il alluma l’écran.

Ça démarrait. L’impensable.

Comme des flashes subliminaux, apparurent une multitude de séquences, dont certaines n’étaient qu’images fixes, d’autres des fragments à peine plus longs, d’autres encore, de simples inserts, véritables coups de scalpel visuels. Se mélangeaient du noir et blanc, de la couleur, du sépia. De l’accéléré, du ralenti, des fondus. Les victimes aux différents stades de leur calvaire. Entre ces plans s’intercalaient des radiographies de fractures, des photos de plaies, de brûlures. Les deux spectateurs plissaient les yeux, secouaient la tête, voyaient sans voir, entendaient sans entendre. Des sons – bruits de scie, de marteau, hurlements, flammes – accompagnaient les images. Tout n’était qu’explosion de sang, de tripes, de souffrance. Stéphane s’effondra quand il aperçut, un instant à peine, une bouche qui hurlait, dans laquelle on fourrait un chiffon.

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