Thilliez, Franck - L'anneau de moebius

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Vic resta encore de longues minutes à observer les images sans comprendre réellement ce qui faisait le lien entre elles. Tout avait à l’évidence un rapport avec les agressions physiques, la souffrance, la douleur. Mais lequel ?

La souffrance… Un terme omniprésent dans l’enquête.

Sur l’écran, Vic observa la main du meurtrier. D’abord gantée, puis nue, plongeant dans le bol de glaçons avant de caresser les ventres brûlants des victimes, trempés de sueur par la chaleur des chauffages. Quel était le visage de l’assassin, à ce moment-là ? Que lui procuraient ces caresses ? Pourquoi alterner le chaud des résistances électriques et le froid des glaçons ? Vic songea à ces petites flaques d’eau, découvertes sur les lieux du crime. Des glaçons…

« Voyez même au-delà de nos cinq sens, cherchez plus loin… Par quoi comble-t-on le manque ? » avait dit Siriel.

— Par quoi, bon sang ? s’énerva Vic. De quel manque parles-tu ?

La voix rugueuse du vieil homme résonnait inlassablement sous son crâne.

« Si vous étiez un bon enquêteur, vous auriez essayé de ressentir ce que votre tueur a ressenti devant ces corps brûlants. Alors, vous auriez compris. Vous auriez fait jouer les opposés, vous vous seriez sublimé. »

Quels opposés ? Le chaud et le froid ? Le feu et la glace ?

Vic se leva et tourna le thermostat à fond.

Il fallait essayer.

Il visionna encore une fois le film, se laissa envahir par les images, par l’univers ténébreux du monstre. Alors, il se dirigea vers la cuisine, ouvrit le frigidaire et remplit un bol de glaçons. Puis, sans bruit, il brancha deux chauffages électriques qu’il disposa sur le sol. Les engins commencèrent à souffler une chaleur intense. 27 degrés. 29… 35…

Vic ôta son tee-shirt et vint s’asseoir à quelques centimètres des résistances rougeoyantes. Son corps se couvrit bientôt d’une fine pellicule translucide. Des gouttes se mettaient à perler sur son front, ses pommettes, ses épaules. Il imagina l’assassin, observant sa proie attachée entre ces deux chauffages. Qu’avait-il ressenti ? Avait-il eu une érection ?

Il revit le fakir, à l’assaut des braises, le visage impassible. Alors que la chaleur grimpait encore, il songea aux victimes, leurs doigts, leur langue, leurs lèvres coupées. Il pensa au kit de suture trouvé par Mortier, près de l’usine d’équarrissage.

Devant lui, les glaçons commençaient à fondre. La chaleur devenait difficilement supportable. Trempé, Vic se courba et plongea sa main chaude dans le bol glacial. Et là, il ressentit une douleur intense. Un arc de froid qui se propagea du bout de ses doigts jusque dans sa main, son bras, sa poitrine.

Le froid… Le froid lui faisait mal. Comme le chaud.

Et le contraste amplifiait encore la souffrance.

Les radiographies, les os brisés, cette note, accrochée au mur… Le tueur voulait absorber la douleur de sa victime. Il voulait savoir ce qu’elle ressentait.

Il stimulait ses thermorécepteurs, les malmenait par le chaud et le froid pour s’approcher du seuil de la douleur.

Alors, dans ce jeu des extrêmes, Vic sut.

Il sut quel sens l’assassin avait voulu sublimer avec ses glaçons et ses chauffages, quel manque il avait voulu combler à travers ce raz-de-marée de violence.

Il comprit aussi pourquoi il se promenait en permanence avec un kit de suture sur lui.

C’était maintenant évident.

77. MARDI 15 MAI, 05 H 23

Enfoncé dans le canapé du salon, une copie du DVD entre les mains, Stéphane n’osa pas allumer le téléviseur et se laissa ensevelir par le silence. Les images, les cris, les visages en sang ne cessaient de le harceler. Il le savait, il ne parviendrait plus dorénavant à trouver la paix.

Face à sa bouteille de whisky entamée, il ne comprenait toujours pas. Pourquoi Sylvie ? Qu’avait-elle à voir avec les autres victimes ? Comment l’assassin l’avait-il sélectionnée ?

Ce soir plus que jamais, c’était pour lui évident : ses fichus rêves ou prémonitions avaient toujours été à l’origine d’un drame. Des gens qui n’auraient peut-être pas dû mourir étaient morts. Et Sylvie faisait maintenant partie du cycle. Stéphane inclina la tête, le regard absent.

Il s’efforça de songer à ces derniers jours, un écoulement temporel gonflé d’horreur, de tourments, de souffrance. De quelle façon son épouse avait-elle été impliquée dans ses rêves ? Comment ces cauchemars avaient-ils modifié son destin ? Comment avaient-ils simplement provoqué sa mort ?

Stéphane manipulait nerveusement le DVD entre ses doigts. Tout était sans doute là-dedans, sur ces images abominables qui lui martelaient encore le crâne.

Il était persuadé qu’il avait précipité sa femme dans les ténèbres. Mais quel avait été l’événement déclencheur, cette fois-ci ? Quel signal ? Sylvie avait sûrement croisé le tueur récemment, alors qu’elle n’aurait jamais dû. Qui pouvait-il être ? Un producteur ? Un médecin ? Un psychiatre ? Oui, un psychiatre. Ce Robowski. Ce rendez-vous auquel il n’était jamais allé parce qu’il surveillait Mélinda. Peut-être, peut-être pas.

Stéphane ferma les yeux, tandis que des visages défilaient sous son crâne. Ariez, Marchal, Everard, Siriel, le réceptionniste des Trois Parques, Machine… Des inconnus pour la plupart, mis sur son chemin à cause de ses rêves.

L’un d’entre eux, peut-être, avait filmé ces meurtres ignobles. Il avait fabriqué ce condensé d’horreur que Stéphane tenait là, entre ses mains.

Alors, subitement, l’un de ces visages se détacha des autres.

Stéphane leva le disque devant ses yeux. Il y vit le regard de l’assassin.

Cinq minutes plus tard, après avoir récupéré une adresse auprès des renseignements, il quittait le domaine dans un crissement de pneus.

78. MARDI 15 MAI, 07 H 26

Arrivé devant l’hôpital Necker, dans le 15e arrondissement, où l’avaient orienté ses recherches sur Internet, Vic se gara en catastrophe sur une place de livraison et sortit en courant. Cet hôpital s’occupait, entre autres, des maladies génétiques et congénitales chez les enfants.

Sur son portable, comme sur sa ligne fixe, Stéphane demeurait injoignable. Pourquoi ne répondait-il pas ?

Vic parvint, non sans mal, à se frayer un chemin à travers le dédale de l’établissement, jusqu’au service de pédopsychiatrie et à trouver un interlocuteur, le professeur Shaffran. Le jeune lieutenant expédia rapidement les présentations. Il étala devant lui les captures d’écran des radiographies, imprimées à l’aide de son ordinateur depuis le DVD. L’ensemble était de qualité médiocre, mais on y voyait clairement les multiples fractures.

— Mes déductions m’ont mené chez vous, expliqua-t-il. Je recherche ce patient.

Shaffran, la quarantaine, jouait avec son stylo qu’il faisait tourner entre ses doigts.

— Et c’est tout ce dont vous disposez ? Des photocopies de radios ?

— Oui, celles d’un enfant qui a peut-être été soigné dans votre hôpital, plusieurs années durant.

— Peut-être ?

— Vous suivez ici les enfants atteints de maladies rares, je me trompe ?

— Oui, entre autres… Même si c’est loin d’être l’essentiel de notre activité.

— Et l’insensibilité congénitale à la douleur en fait partie ?

L’expression de Shaffran changea. Il prit les photocopies bien en main et fronça les sourcils.

— Insensibilité congénitale à la douleur, évidemment. Ces clichés sont malheureusement typiques. De quand datent-ils ?

— 87,89,90,92.

Shaffran lâcha les feuilles sur son bureau.

— Presque vingt années plus tard, il est fort probable que ce patient soit mort. Désolé.

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