Frédéric Dard - Les soupers du prince

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Quand Edouard, dit Doudou, devient Edouard I Sire, de grâce, écoutez-moi,
Je reviens des galères.
Je suis voleur, vous êtes roi,
C'est à peu près la même affaire. (Pétition d'un voleur de Sa Majesté, attribuée à Lacenaire.)
Il est des gens à qui la vie réserve bien des surprises. Tenez, Édouard Blanvin, dit Doudou… Trente-deux ans, beau gosse ; passionné par les bagnoles. Et pas n'importe lesquelles s'iouplaît ! Des tractions avant qu'il bichonne amoureusement comme les petites nénettes qui « raffolent de sa gueule d'amour de gentil voyou ». Uniour, sa chère môman lui révèle qu'il est le fils du défunt prince de Montégrin. Doudou serait donc Edouard I
. De la banlieue grise au château d'opérette, il n'y a qu'un pas. Doudou le franchit allégrement. La grande vie commence. Les surprises et les ennuis !

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— C’est vrai. Alors ?

— Le cador n’arrêtait pas de me japper contre pendant que je changeais la roue. La gosse a dû le ramener au wagon pour qu’il me foute la paix.

— Eh bien, voilà ce qu’il fallait dire, mon garçon ! Pour le faire taire, elle l’a pris par les pattes arrière et l’a fracassé contre un arbre ou une pierre. Peut-être sous les yeux de mémé ! Et qui nous dit que la pauvre vieille n’est pas morte de saisissement !

Banane détourna la tête et émit une plainte.

— Elle est folle, dit-il. Folle à enfermer.

— Tu me résumes votre odyssée ?

On entendait des vociférations en arabe, de l’autre côté de la cloison ; suivies de coups, puis de cris de douleur.

— C’est Belcassem, notre voisin, expliqua Selim. Il se soûle à la bière malgré le ramadan.

— Chacun sa merde, déclara Édouard ; alors ça vient, oui ?

L’apprenti s’engagea dans un récit cahotique, plein de retours en arrière. Marie-Charlotte l’avait vachement chauffé à blanc, dans la voiture. De quoi faire perdre les pédales à n’importe qui, assurait-il. Elle était bourrée de fric qu’elle lui avait montré et avait décidé d’un dégagement avec des potes à elle. Drôles de potes, genre gitans de vingt-cinq à trente ans en semi-bivouac dans une banlieue inconnue de lui. Ils avaient acheté force provisions, avaient bouffé et bu. Ensuite, ils avaient joué à un jeu qui consistait à taper dans la gueule du premier passant venu au moment de le croiser. Chacun son tour ! Ils avançaient innocemment et, au moment où ils arrivaient à la hauteur du personnage, lui balançaient une grêle de coups. Ces canailleries s’étaient prolongées sur deux jours, Banane les avait vécues dans un état d’ivresse continu.

Une nuit, Marie-Charlotte s’était mise au volant de la traction avant et avait embouti un maximum de tires en stationnement, jusqu’à ce que son véhicule soit hors d’usage. La griserie de l’impunité garantie stimulait le groupe de vauriens. Plus rien n’importait, pas plus leur vie que celles des autres. Le monde les refoulait ? De ce fait, il leur appartenait.

Au petit jour, alors que Selim souffrait de la gorge et faisait de la température, ils lui avaient parié qu’il ne traverserait pas le pont de Poissy en marchant sur le garde-fou. Naturellement, il avait relevé le défi et s’était mis à jouer les funambules. Marie-Charlotte l’escortait, marchant sur le trottoir du pont, une main levée, prête à saisir la sienne s’il vacillait. Il venait de franchir la moitié du fleuve lorsqu’elle lui avait administré un ciseau sur le jarret, du tranchant de la main, l’obligeant à fléchir la jambe. Il avait perdu l’équilibre et avait basculé dans l’eau glacée.

Il ne se rappelait plus très bien son plongeon, la suffocation, la peur affolante, ni ce coup de formidable énergie qui l’avait survolté. Il ne voulait pas crever aussi stupidement, alors il s’était mis à nager de toutes ses forces. Avait-il perdu connaissance ? Était-ce le courant tranquille qui l’avait fait s’échouer dans une anse du fleuve ? Il y aurait toujours désormais dans sa vie une déchirure irréparable, une trouée floue pareille à celles qu’on traverse en avion au cours de la descente.

Sa mémoire se rajustait un peu quand il se voyait marcher en titubant sur la rampe qui le ramenait au pont désert. « Ils » s’étaient sauvés, sans s’occuper de son sort.

— Je te dis que c’est une tueuse, Édouard. Une vomissure de l’enfer.

Édouard l’embrassa sur son front brûlant.

— Laisse-toi bien soigner, Banane, et si les grigris de ta maman ne suffisent pas, fais appeler un médecin. Moi j’ai un petit voyage à faire ; je ne serai pas parti longtemps.

— Où vas-tu ?

— En Suisse.

— On t’a indiqué une bagnole intéressante, là-bas ?

— Non, répondit Édouard : des motos.

DEUXIÈME PARTIE

L’EAU DU BAPTÊME

17

Le parc en friche descendait en pente douce jusqu’au lac qu’on distinguait à peine à travers les frondaisons exubérantes d’arbres livrés aux caprices de la nature. Sur la gauche, le château de briques rouges (décolorées par le temps) dressait ses deux tours carrées prétentieuses au centre de ce qui avait dû être une pelouse.

La propriété se ceignait d’un haut mur, plutôt rébarbatif, mais on jouissait d’une vue d’ensemble depuis l’immense portail de fer forgé, aux grilles ouvragées en forme de treilles.

Édouard avait laissé sa voiture sur un parking du voisinage et déambulait devant le château, sans se décider à sonner. Il se sentait infiniment étranger à cette demeure et à ses habitants, et le fait de s’attarder devant la grille lui donnait le sentiment d’agir en trublion. Il maudissait la sotte impulsion qui l’avait poussé à venir à Versoix.

« Me voilà bien avancé ! Qu’espérais-je donc trouver ? Je suis jeune pour un homme, mais vieux pour un souvenir. Que ma vie se soit allumée dans le vieux bâtiment déglingué que j’aperçois près des garages n’a d’importance pour personne, y compris pour moi-même. »

Au cours de ses allées et venues, il avait par inadvertance écrasé un petit escargot à la coquille jaune nacré ; le limaçon ne formait plus qu’une fiente glaireuse sur le trottoir. Blanvin songea que s’il repartait sans avoir sonné, il ne serait venu en Suisse que pour tuer un escargot. Cette pensée saugrenue le détermina. Il saisit la poignée de la cloche et tira dessus, déclenchant un carillon aux sonorités fêlées.

Du temps s’écoula sans que personne vînt. Édouard décida qu’il ne sonnerait pas une seconde fois. Il nota qu’à l’exception de deux fenêtres, les volets étaient fermés sur toute la façade. La bâtisse entourée d’herbes folles semblait périr de la langueur des maisons abandonnées. Elle ne correspondait plus à la description que lui en avait faite sa mère. En trente ans, le chagrin et la vieillesse avaient engendré ces renoncements étalés sous ses yeux.

Il tenait les barreaux ouvragés du portail à deux mains et son visage semblait vouloir les forcer. Il imaginait le prince et ses coursiers franchissant l’entrée dans le grondement (qu’on dirait parfois souterrain) d’une puissante moto au ralenti. Le prince, son père ! Vêtu de cuir noir comme l’étaient peut-être ses ancêtres jadis.

Il regardait la bicoque en délabrance hébergeant le petit personnel où ce monarque sans royaume allait trousser la servante, sa mère, la nuit venue. On ne l’habitait plus. Des carreaux étaient brisés à certaines fenêtres et des lambeaux de rideaux s’agitaient à l’extérieur comme des mouchoirs d’adieux. Son atelier sur fond de champ de culture lui parut engageant, par opposition.

Il allait s’arracher à sa contemplation lorsque la porte du château s’ouvrit pour livrer passage à un petit homme âgé, aux jambes gainées de leggings. Le personnage était vêtu d’une veste de velours bleue, d’un pantalon de cheval kaki, d’une chemise blanche serrée au cou par un lacet de cuir.

Au fur et à mesure qu’il s’avançait vers le portail, Édouard découvrait ses traits aigus : le nez busqué, les pommettes de squelette, les mâchoires escamotées de brochet. Ses sourcils touffus, d’un gris sale, détonnaient dans cette face anguleuse ; ils abritaient un regard rude mais humain.

— Vous désirez ? lança-t-il à Blanvin bien avant qu’il l’eût rejoint.

Ce qu’Édouard voulait dire ne se lançait pas à la cantonade. Il attendit que l’homme aux leggings fût tout à fait présent.

— J’aimerais rencontrer madame… heu… la princesse, finit-il par répondre.

Le vieillard l’examinait et son jugement n’était pas défavorable. Contre son habitude, Édouard avait mis un costume (celui-là même qu’il portait à l’enterrement de Rachel) et une cravate (il en possédait deux en tout et pour tout).

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