Robert Harris - Imperium

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Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire.
L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium — pouvoir suprême au sein de l'État.
À travers la voix captivante de Tiron, nous sommes plongés dans l'univers perfide et violent de la politique romaine, et nous suivons un homme — intelligent, sensible, mais aussi arrogant et roublard — dans sa lutte pour accéder au sommet.
C'est un monde qui ressemble étonnamment à celui d'aujourd'hui, toile de fond d'un véritable thriller politique autour de l'irrésistible ascension de Cicéron. « Tout ce qu'il avait, écrit Tiron de son maître, c'était sa voix, et par sa seule volonté, il en a fait la voix la plus célèbre du monde. »
Journaliste politique, romancier Robert Harris est l'auteur de
, traduits dans le monde entier. Son précédent roman,
, a été en tête de toutes les listes de best-sellers.
« Harris combine magistralement son esprit critique de journaliste politique et ses techniques d'auteur de thrillers. »
The Sunday Times

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— Messieurs, commença-t-il, face à l’assemblée et me tournant le dos, merci d’être venus. Nous avons beaucoup de points à voir et peu de temps pour le faire. La première question à l’ordre du jour est l’Égypte. César ?

Crassus s’assit et César se leva. Il renvoya en arrière une mèche de cheveux maigre et la coinça derrière son oreille avec son index. Très doucement afin de ne pas faire de bruit, je pris mon carnet et mon style et, au moment où César commençait à parler de sa voix rude, inimitable, je me mis à écrire.

Je dois dire, si vous voulez bien me pardonner quelque présomption à ce moment de mon récit, que mon système de notes est réellement une invention formidable. Je concède que Xénophon en avait conçu une version primitive près de quatre siècles avant moi, qui tenait davantage de l’aide particulière à la composition que d’une réelle prise de notes, mais elle n’était de toute façon applicable qu’au grec, alors que mon système rassemble en abrégé l’ensemble du latin, avec son vocabulaire plus vaste et sa grammaire complexe, en quatre mille symboles. Et le système est conçu de telle façon qu’il est enseignable à tout élève désireux de l’apprendre : en théorie, même une femme pourrait l’utiliser.

Comme ceux qui possèdent ce talent le savent, il n’y a pas pire pour prendre un texte en abrégé que des doigts qui tremblent. L’inquiétude rend les doigts aussi habiles que des saucisses de Lucane, et j’avais craint que ma nervosité ce soir-là ne soit un obstacle à ma retranscription. Mais une fois que j’eus commencé, je trouvai l’occupation curieusement apaisante. Je n’avais pas le temps de m’arrêter pour considérer ce que je venais d’écrire. J’entendais les mots — Égypte, colonie, domaines publics, commissaire — sans en comprendre, même de loin, la signification ; ma seule ambition était de rester au niveau de leur discours. En fait, la plus grande difficulté pratique se trouva être la chaleur : on se serait cru dans un four à l’intérieur de cette cachette confinée ; la sueur me coulait dans les yeux en ruisselets piquants et j’avais les paumes si glissantes qu’il était difficile de tenir mon style. Ce n’est qu’à certains moments, quand je pressais les yeux contre l’étoffe pour vérifier qui parlait, que je prenais conscience de l’énormité du risque que je courais. J’éprouvais alors une sensation de vulnérabilité terrifiante, renforcée par le fait que les participants semblaient souvent regarder directement dans ma direction. Catilina, en particulier, semblait fasciné par la scène dépeinte sur la tapisserie qui me dissimulait, et je connus le moment de loin le plus éprouvant de la soirée à la fin de la séance, lorsque Crassus déclara la conférence terminée :

— Et lorsque nous nous réunirons à nouveau, dit-il, notre destin et celui de Rome seront à tout jamais changés.

Dès que les applaudissements prirent fin, Catilina se leva et vint directement vers moi. Je me plaquai contre le mur tandis qu’il faisait courir ses doigts sur l’étoffe, à guère plus d’une main de mon visage en sueur. L’image de cette bosse se déplaçant juste devant moi arrive encore à me réveiller la nuit et me fait hurler. Mais tout ce qu’il voulait, c’était complimenter Crassus sur la qualité de la fabrication, et, après un bref échange sur l’endroit où il l’avait achetée et — comme toujours avec Crassus — combien elle avait coûté, les deux hommes s’éloignèrent.

J’attendis longtemps et quand, enfin, j’osai regarder par les petits trous, je vis que la salle était déserte. Seules les chaises dérangées prouvaient qu’il y avait bien eu une réunion. Je dus me retenir de ne pas écarter la tenture pour courir vers la porte : je devais, suivant notre accord, attendre Caelius, aussi me forçai-je à rester voûté dans cet espace minuscule, le dos au mur, les genoux remontés contre la poitrine et les bras serrés autour. Je n’ai aucune idée de la durée de la conférence — assez longue pour remplir les quatre polyptyques que j’avais apportés en tout cas — ni du temps que je passai à attendre là. Il est même possible que je me sois endormi, parce que, au moment où Caelius revint me chercher, toutes les lampes et les bougies, y compris la mienne, s’étaient consumées et il faisait complètement nuit. Je sursautai lorsqu’il écarta la tenture. Sans parler, il tendit la main pour m’aider à descendre, puis nous retraversâmes la maison endormie jusqu’à la réserve. Dès que j’eus regagné avec raideur l’allée derrière la maison, je me retournai pour remercier Caelius.

— Pas la peine, chuchota-t-il à son tour.

Je parvins tout juste à déceler la lueur excitée dans ses yeux à la lueur de la lune — des yeux si grands et si brillants que quand il ajouta « Je me suis bien amusé », je sus que ce n’était pas de la fanfaronnade, mais que ce jeune imbécile disait la vérité.

Il était bien après minuit quand j’arrivai à la maison. Tout le monde dormait sauf Cicéron, qui m’attendait dans la salle à manger. Aux livres éparpillés sur la banquette, je sus qu’il était resté là pendant des heures. Il bondit en me voyant surgir.

— Alors ? s’enquit-il.

Me voyant hocher la tête pour signifier que ma mission avait réussi, il me pinça la joue et déclara que j’étais le secrétaire le plus brave et le plus intelligent qu’un homme d’État eût jamais eu. Je sortis les carnets de ma poche et les lui montrai. Il en ouvrit un et le porta à la lumière.

— Ah, bien sûr, tout est dans tes fichus hiéroglyphes ! dit-il avec un clin d’œil. Viens t’asseoir, je vais te chercher du vin et tu pourras tout me raconter. Tu voudrais manger quelque chose ?

Il regarda distraitement autour de lui ; le rôle du serviteur ne lui venait pas facilement. Je fus bientôt assis en face de lui avec une tasse de thé intacte et une pomme, les polyptyques disposés devant moi, tel un écolier prêt à réciter ses leçons.

Je n’ai plus ces tablettes de cire en ma possession, mais Cicéron conserva les transcriptions que j’en fis ensuite parmi ses documents les plus confidentiels et, en les regardant aujourd’hui, je ne suis pas surpris de n’avoir pas pu suivre la conversation sur le moment. Les conspirateurs s’étaient visiblement déjà rencontrés fréquemment, et leur discussion de ce soir-là faisait référence à des tas de choses présupposées. Il y était beaucoup question de calendrier électoral, d’amendements à des projets de loi et de division des responsabilités. Ne vous imaginez donc pas qu’il me suffit de lire ce que j’avais écrit pour que tout soit clair. Il nous fallut à tous les deux des heures passées à réfléchir sur telle ou telle remarque cryptique, à relier ceci à cela avant que nous puissions en avoir une idée plus précise. De temps à autre, Cicéron poussait une exclamation du genre « Quels diables d’ingéniosité ! C’est incroyable ce qu’ils sont malins ! » et se levait pour arpenter un moment la pièce avant de se remettre au travail. Pour faire court et vous résumer la chose en deux mots, la conspiration que montaient Crassus et César depuis des mois se divisait en quatre parties. Premièrement, ils projetaient de prendre le contrôle de l’État en raflant tous les postes aux élections générales, s’assurant non seulement les deux consulats, mais aussi les dix tribunats et une paire de prétures en plus : les agents corrupteurs assuraient que la chose était déjà plus ou moins réglée, le soutien à Cicéron déclinant chaque jour. En deuxième étape, les tribuns devaient proposer en décembre une grande loi de réforme agraire impliquant le morcellement des grands domaines d’État, en particulier les grandes plaines fertiles de Campanie, et leur redistribution immédiate sous forme de fermes à cinq mille membres de la plèbe urbaine. La troisième étape concernait l’élection en mars de dix commissaires qui, sous l’autorité de Crassus et de César, se verraient attribuer d’immenses pouvoirs pour vendre les terres conquises à l’étranger et utiliser les fonds ainsi obtenus pour acquérir par expropriation d’autres vastes domaines en Italie destinés à un programme de colonisation plus considérable encore que le premier. La dernière étape ne demandait rien de moins que l’annexion de l’Égypte dès l’été suivant, en prenant pour prétexte le testament contesté d’un de ses défunts dirigeants, le roi Ptolémée Machinchose, rédigé quelque dix-sept ans plus tôt et en vertu duquel il cédait prétendument son pays tout entier au peuple romain ; cette fois encore, les revenus qui en découleraient seraient remis aux mains des commissaires afin d’acquérir d’autres domaines en Italie.

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