Robert Harris - Imperium

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Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire.
L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium — pouvoir suprême au sein de l'État.
À travers la voix captivante de Tiron, nous sommes plongés dans l'univers perfide et violent de la politique romaine, et nous suivons un homme — intelligent, sensible, mais aussi arrogant et roublard — dans sa lutte pour accéder au sommet.
C'est un monde qui ressemble étonnamment à celui d'aujourd'hui, toile de fond d'un véritable thriller politique autour de l'irrésistible ascension de Cicéron. « Tout ce qu'il avait, écrit Tiron de son maître, c'était sa voix, et par sa seule volonté, il en a fait la voix la plus célèbre du monde. »
Journaliste politique, romancier Robert Harris est l'auteur de
, traduits dans le monde entier. Son précédent roman,
, a été en tête de toutes les listes de best-sellers.
« Harris combine magistralement son esprit critique de journaliste politique et ses techniques d'auteur de thrillers. »
The Sunday Times

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— Alors tu es en train de me dire que Crassus est prêt à verser les trois quarts de un million de sesterces simplement pour les trois cents votes de ta corporation ?

Salinator hocha la tête, cette fois plus vigoureusement, voire gaiement et avec une certaine fierté professionnelle.

— Cette campagne a été la plus belle dont on puisse se souvenir.

Cicéron se tourna vers Ranunculus, qui avait monté la garde à la fenêtre pour le cas où il se serait passé quoi que ce soit dans la rue.

— Combien de voix penses-tu que Crassus a achetées, à ces prix-là ? questionna-t-il.

— Pour être sûr de la victoire ? s’enquit Ranunculus. (Il réfléchit soigneusement à la question.) Ça doit faire dans les sept ou huit mille.

Huit mille ? répéta Cicéron. Pour acheter mille voix, il faut qu’il soit prêt à verser vingt millions de sesterces. As-tu déjà entendu parler d’une chose pareille ? Et à la fin, ce n’est même pas lui qui sera élu, mais il aura mis des imbéciles comme Hybrida ou Lentulus Sura à tous les postes de magistrat.

Il se retourna vers Salinator.

— A-t-il donné la moindre raison pour une opération aussi immense ?

— Non, sénateur. Crassus n’est pas du genre à répondre aux questions.

Quintus jura.

— Eh bien, il va quand même falloir qu’il donne quelques réponses, dit-il, et, pour soulager sa colère, il décocha un nouveau coup de pied dans le ventre du sequester qui commençait à se relever, et le renvoya s’écraser par terre en gémissant.

Quintus aurait voulu frapper les deux malheureux agents pour leur tirer les dernières bribes d’information puis, soit les traîner jusqu’à chez Crassus et exiger qu’il mette fin à ses intrigues, soit les amener devant le Sénat pour lire à haute voix leurs confessions et demander que les élections soient reportées. Mais Cicéron garda la tête froide. Sans rire, il remercia Salinator pour son honnêteté, conseilla à Quintus de boire un verre de vin et de se calmer, et me demanda de ranger l’argent. Plus tard, lorsque nous fûmes rentrés à la maison, il s’assit dans son bureau et se mit à jouer avec sa petite balle de gymnastique en cuir pendant que Quintus fulminait qu’il n’aurait jamais dû laisser partir les deux gredins, qui n’allaient pas manquer de courir prévenir Crassus ou de fuir la cité.

— Ils ne feront ni l’un ni l’autre, assura Cicéron. Aller voir Crassus et lui raconter ce qui s’est passé reviendrait à signer leur arrêt de mort. Crassus ne laisserait jamais vivre des témoins aussi compromettants, et ils le savent. Et s’enfuir produirait à peu près les mêmes résultats, sauf qu’il faudrait un petit peu plus de temps à Crassus pour les débusquer.

La balle passait d’une main à l’autre puis inversement.

— De plus, aucun crime n’a été commis. La corruption est déjà difficile à prouver dans le meilleur des cas, alors quand aucun suffrage n’a encore été exprimé, Crassus et le Sénat se contenteraient de se moquer de nous. Non, le mieux est de les laisser en liberté, à un endroit où on sait qu’on peut au moins les retrouver, et de les assigner à comparaître si jamais on perd les élections.

Il lança la balle plus haut et la rattrapa d’un petit mouvement rapide du poignet.

— Mais tu avais raison pour une chose, Quintus.

— Vraiment ? fit Quintus avec amertume. Comme c’est gentil de ta part de le dire.

— L’opération de Crassus n’a rien à voir avec son hostilité à mon égard. Il ne dépenserait pas vingt millions simplement pour anéantir mes espoirs. Il n’investirait vingt millions de sesterces que contre une promesse de profits immenses. De quoi peut-il s’agir ? Là, je dois avouer que je sèche.

Il contempla le mur un instant.

— Tiron, tu t’es toujours bien entendu avec le jeune Caelius Rufus, n’est-ce pas ?

Je me remémorai toutes les tâches esquivées que j’avais dû faire à sa place, les mensonges que j’avais dû dire pour lui épargner des ennuis, le jour où il avait dérobé mes économies, puis m’avait persuadé de ne pas parler de son larcin à Cicéron.

— Assez bien, répondis-je prudemment.

— Alors va lui parler demain matin. Sois subtil. Vois si tu peux lui soutirer le moindre indice nous révélant ce que prépare Crassus. Ils vivent sous le même toit, malgré tout. Il doit savoir quelque chose.

Je restai éveillé tard dans la nuit, à méditer tout cela, et je me sentis de plus en plus inquiet pour l’avenir. Cicéron ne dormit guère non plus. Je l’entendais arpenter la chambre au-dessus de moi. C’était tout juste si la force de sa concentration ne filtrait pas à travers le plancher. Et quand le sommeil me vint enfin, il se révéla agité et peuplé de présages.

Le lendemain matin, je laissai Laurea s’occuper de la foule des visiteurs de Cicéron et parcourus le mille qui nous séparait de la maison de Crassus. Aujourd’hui encore, quand le temps est clair et la chaleur de mi-juillet étouffante avant même que le soleil ne soit haut dans le ciel, je me dis : « C’est un temps d’élections ! », et je sens à nouveau l’excitation me serrer le ventre. Des bruits de scies et de coups de marteau montaient du forum, où les ouvriers finissaient d’assembler les rampes et les barrières autour du temple de Castor, car c’était le jour où la loi anticorruption devait être soumise au vote populaire. Je pris un raccourci en passant derrière le temple et m’arrêtai pour boire l’eau tiède de la fontaine de Juturna. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais pouvoir dire à Caelius. Je suis un très mauvais menteur — je l’ai toujours été — et je m’aperçus que j’aurais dû demander à Cicéron de me conseiller sur la marche à suivre, mais il était trop tard, de toute façon. Je gravis le sentier jusqu’au Palatin et, lorsque j’arrivai chez Crassus, je dis au portier que j’avais un message urgent pour Caelius Rufus. Il me proposa d’attendre à l’intérieur, mais je refusai et, pendant qu’il allait chercher le jeune homme, traversai même la rue pour essayer de passer aussi inaperçu que possible.

La demeure de Crassus, comme le personnage lui-même, présentait une façade très modeste, mais l’on m’avait dit de ne pas m’y fier, et qu’en fait, elle était très profonde. La porte d’entrée était sombre, basse et étroite, mais solide, et flanquée de deux petites fenêtres à barreaux. Il y avait du lierre sur les murs ocre qui s’écaillaient. La couverture datait elle aussi, et le bord des tuiles qui surplombaient le trottoir présentait un aspect noirci et craquelé comme une rangée de dents gâtées. Cela aurait pu être la maison d’un banquier peu avisé, ou d’un propriétaire terrien désargenté qui aurait laissé sa maison de ville se détériorer. J’imagine que c’était la façon de Crassus de montrer qu’il était si fabuleusement riche qu’il n’avait même pas besoin de déployer de l’élégance, mais bien sûr, dans cette rue de familles fortunées, cela ne faisait qu’attirer plus encore l’attention sur son opulence, et il y avait quelque chose de presque grossier dans son manque de vulgarité si étudié. La petite porte sombre ne cessait de s’ouvrir et de se fermer sur des visiteurs qui filaient dans un sens ou dans l’autre, révélant l’ampleur de l’activité qui régnait à l’intérieur : cela me fit penser à un nid de guêpes bourdonnant, seulement identifiable par un petit trou dans la maçonnerie. Je ne reconnus aucun de ces hommes jusqu’au moment où Jules César sortit. Il passa sans me voir et prit aussitôt la direction du forum, suivi d’un secrétaire qui portait un coffret à documents. La porte se rouvrit peu après, et Caelius apparut. Il s’arrêta sur le seuil, mit la main en visière sur son front pour se protéger du soleil et plissa les yeux dans ma direction. Je vis tout de suite qu’il avait passé toute la nuit dehors, comme d’habitude, et il ne semblait pas ravi d’avoir été réveillé. Son beau menton était couvert de barbe, et il ne cessait de tirer la langue, et de ciller tout en déglutissant, comme s’il avait un goût trop affreux dans la bouche. Il s’approcha prudemment, et quand il me demanda ce que je pouvais bien vouloir, je bredouillai que j’avais besoin de lui emprunter de l’argent.

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