Robert Harris - Imperium

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Lorsque Tiron, le secrétaire particulier d'un sénateur romain, ouvre la porte à un étranger terrorisé, il déclenche une suite d'événements qui vont propulser son maître au sein d'une des plus célèbres et dramatiques affaires de l'Histoire.
L'étranger est un Sicilien victime de Verrès, gouverneur vicieux et corrompu. Le sénateur en question, c'est Cicéron, un jeune et brillant avocat déterminé à atteindre l'imperium — pouvoir suprême au sein de l'État.
À travers la voix captivante de Tiron, nous sommes plongés dans l'univers perfide et violent de la politique romaine, et nous suivons un homme — intelligent, sensible, mais aussi arrogant et roublard — dans sa lutte pour accéder au sommet.
C'est un monde qui ressemble étonnamment à celui d'aujourd'hui, toile de fond d'un véritable thriller politique autour de l'irrésistible ascension de Cicéron. « Tout ce qu'il avait, écrit Tiron de son maître, c'était sa voix, et par sa seule volonté, il en a fait la voix la plus célèbre du monde. »
Journaliste politique, romancier Robert Harris est l'auteur de
, traduits dans le monde entier. Son précédent roman,
, a été en tête de toutes les listes de best-sellers.
« Harris combine magistralement son esprit critique de journaliste politique et ses techniques d'auteur de thrillers. »
The Sunday Times

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Heureux, donc, était Cicéron à l’automne de ses trente-neuf ans : prospère, populaire, reposé après un été à la campagne et préparant déjà les élections du mois de juillet de l’année suivante, lorsqu’il aurait l’âge de se présenter à la préture — dernière marche avant le consulat tant convoité.

C’est donc à ce moment crucial de sa destinée, alors que la chance allait l’abandonner et rendre sa vie à nouveau intéressante, que je reprends mon récit.

À la fin du mois de septembre, ce fut l’anniversaire de Pompée et, pour la troisième année consécutive, Cicéron reçut une invitation à assister à un dîner en son honneur. Il poussa un grognement en ouvrant le message. Il avait en effet découvert à ses dépens qu’il n’est guère dans la vie de bienfaits plus pénibles que l’amitié d’un grand homme. Au début, il avait trouvé flatteur d’être convié à se joindre au cercle très fermé des amis de Pompée. Mais il n’avait pas tardé à se lasser d’entendre répéter les mêmes anecdotes militaires — le plus souvent illustrées par des déplacements de plats et de carafes sur la table du dîner — qui racontaient comment le jeune général était venu à bout des trois armées de Marius à Auximum, ou avait tué dix-sept mille Numides en un seul après-midi à l’âge de vingt-quatre ans, ou avait fini par vaincre les rebelles espagnols près de Valence. Pompée donnait des ordres depuis l’âge de dix-sept ans, et c’est peut-être pour cette raison qu’il n’avait développé aucune des subtilités de l’intelligence d’un Cicéron. Les conversations tant prisées par le sénateur — traits d’esprit spontanés, échos échangés, fines observations susceptibles de déboucher sur les plus brillants ou profonds exposés concernant la nature des relations humaines —, tout cela était étranger à Pompée. Le général aimait faire une déclaration devant une assistance qui observait un silence respectueux, asséner quelques platitudes, puis se rasseoir et s’immerger dans la flatterie de ses invités. Cicéron disait souvent qu’il aurait préféré se faire arracher toutes les dents par un barbier ivre du forum Boarium plutôt que d’avoir à écouter un autre de ces soliloques à table.

Le fond du problème était que Pompée s’ennuyait. À la fin de son consulat, comme promis, il avait pris sa retraite avec sa femme, son jeune fils et sa toute petite fille. Et ensuite ? Dépourvu du moindre talent d’orateur, il n’y avait rien pour le distraire dans les tribunaux. La production littéraire n’avait pour lui aucun intérêt. Il ne pouvait qu’assister, pétri de jalousie, aux succès de Lucullus qui poursuivait ses conquêtes contre Mithridate. Alors qu’il n’avait pas encore quarante ans, son avenir, comme on dit, était derrière lui. Il lui arrivait de quitter sa propriété pour faire quelques incursions au Sénat, non pour parler, mais pour écouter les débats, ce qui donnait lieu, il y tenait, à d’immenses processions de clients et d’amis. Cicéron, qui se sentait obligé de faire au moins une partie du chemin avec lui, le compara à un éléphant qui chercherait à s’installer dans une fourmilière.

Mais c’était encore quelqu’un d’extrêmement puissant, suivi par énormément d’électeurs, quelqu’un qu’il valait mieux ne pas fâcher, surtout lorsqu’une élection devait se tenir moins d’un an plus tard. Durant l’été, il avait encore assuré le tribunat à son grand ami Gabinius : il continuait donc à se mêler de politique. Ainsi, le 30 septembre, Cicéron se rendit comme d’habitude à la fête d’anniversaire, revenant plus tard dans la soirée pour nous régaler, Quintus, Lucius et moi, d’un compte rendu des festivités. Pareil à un enfant, Pompée adorait recevoir des cadeaux, et Cicéron lui avait apporté une lettre manuscrite de la main de Zenon, fondateur du stoïcisme, vieille de deux cents ans et infiniment précieuse, qu’Atticus avait acquise pour lui à Athènes. Cicéron avait envie de la garder pour sa propre bibliothèque de Tusculum ; mais il espérait qu’en l’offrant à Pompée, il pourrait éveiller chez le général un début d’intérêt pour la philosophie. Au lieu de quoi, Pompée y avait à peine jeté un coup d’œil avant de la poser de côté pour consacrer toute son attention à un présent de Gabinius, une corne de rhinocéros en argent contenant un aphrodisiaque égyptien constitué d’excréments de babouin.

— Comme j’aurais voulu pouvoir récupérer cette lettre ! grommela Cicéron en se laissant tomber sur une banquette, le dos de la main posé sur le front. À l’heure qu’il est, une servante de cuisine est probablement en train d’allumer le feu avec.

— Qui y avait-il d’autre ? demanda avidement Quintus.

Il venait d’effectuer sa préture en Ombrie et n’était de retour à Rome que depuis quelques jours, ce qui le rendait impatient de tout savoir.

— Oh, la cohorte habituelle. Notre tout nouveau tribun désigné, Gabinius, évidemment, et son beau-père, l’amateur d’art Palicanus ; le plus grand danseur de Rome, Afranius ; cette créature espagnole de Pompée, Balbus, ainsi que Varron, le grand esprit de la maison. Oh, et Marcus Fonteius, ajouta-t-il avec légèreté, mais pas assez pour ne pas attirer aussitôt l’attention de Lucius.

— Et de quoi avez-vous parlé avec Fonteius ? demanda Lucius en essayant tout aussi maladroitement de paraître désinvolte.

— De tout et de rien.

— De son procès ?

— Naturellement.

— Et qui va défendre ce gredin ?

Cicéron garda un instant le silence, puis répondit à voix basse :

— C’est moi.

Il me faut expliquer, pour ceux qui ne se souviennent pas de cette affaire, que ce Fonteius avait été gouverneur de Gaule transalpine environ cinq ans plus tôt, et qu’un hiver, alors que Pompée se trouvait particulièrement en difficulté pendant sa campagne contre les rebelles en Espagne, il avait fait envoyer au général cerné de toutes parts des vivres et des soldats pour lui permettre de tenir jusqu’au printemps. Cela avait marqué le début de leur amitié. Fonteius n’avait cessé de s’enrichir considérablement, en employant les méthodes de Verres, c’est-à-dire en extorquant un maximum d’impôts illégaux aux populations indigènes. Les Gaulois ne s’étaient pas rebellés tout de suite, se disant que le vol et l’exploitation avaient depuis toujours été les corollaires de la civilisation. Mais après le procès triomphant de Cicéron contre le gouverneur de Sicile, le chef des Gaulois, Induciomarus, était venu à Rome demander au sénateur de les représenter devant le tribunal des extorsions. Lucius était tout à fait pour ce procès ; en fait, il avait même amené Induciomarus à la maison : ce personnage avait tout l’air d’un sauvage, avec son costume barbare constitué d’une veste et d’une culotte, et cela me fit un choc, lorsque j’ouvris la porte, de le trouver là un beau matin. Cicéron, cependant, avait poliment refusé. Une année s’était écoulée, et les Gaulois avaient fini par rassembler une équipe juridique solide avec Plaetorius, qui était préteur désigné, et Marcus Fabius comme assistant. L’affaire devait être portée bientôt devant la cour.

— Mais c’est honteux, s’emporta Lucius. Tu ne peux pas le défendre. Il est tout aussi coupable que Verres.

— Sottises. Il n’a tué ni emprisonné personne de manière arbitraire. Le pire qu’on puisse lui reprocher est d’avoir exigé des impôts excessifs de la part des marchands de vin de Narbonne, et contraint certains habitants à payer plus que d’autres pour l’entretien des routes. Et puis, ajouta promptement Cicéron avant que Lucius ne puisse réfuter cette version quelque peu édulcorée des activités de Fonteius, qui suis-je pour décider de sa culpabilité ? Ce sera à la cour d’en juger, pas à nous. À moins que tu ne sois un tyran et lui refuses le droit d’être défendu ?

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