Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Ça y est ! chuchota Flaccus en sautant sur son casque.

Puis, avec une rapidité surprenante pour quelqu’un de sa corpulence, il dévala l’escalier quatre à quatre et se précipita sur la route. Je courus derrière lui et entendis des sifflets et le son d’une trompette, tandis que des légionnaires accouraient de toutes les directions, l’épée au poing, certains munis de torches, et se précipitaient sur le pont. Les chevaux qui arrivaient se cabrèrent et s’arrêtèrent. Un homme cria qu’il leur fallait passer en force. Il éperonna sa monture et chargea nos lignes, fonçant exactement vers l’endroit où je me trouvais tout en donnant des coups d’épée de droite et de gauche. À côté de moi, quelqu’un s’élança pour saisir les rênes, et je fus effaré de voir la main tendue se faire trancher tout net et atterrir presque à mes pieds. Son propriétaire hurla, et le cavalier, se rendant compte que les assaillants étaient trop nombreux pour qu’il puisse se frayer un passage, fit demi-tour pour repartir par où il était venu. Il cria aux autres de le suivre, et toute la troupe chercha à battre en retraite vers Rome. Cependant les soldats de Pomptinus prenaient le pont d’assaut par l’autre côté. Nous distinguions leurs torches et entendions leurs cris excités. Nous nous lançâmes comme un seul homme à la poursuite des fuyards — même moi, ma peur totalement oubliée dans mon désir de récupérer les lettres avant qu’elles n’échouent au fond du Tibre.

Le temps que nous parvenions au milieu du pont, les combats étaient presque terminés. Les Gaulois, reconnaissables à leur tenue de sauvages et à leurs barbes et cheveux longs, laissaient tomber leurs armes et mettaient pied à terre ; ils devaient s’attendre à une attaque de ce genre. Bientôt, seul l’impétueux cavalier qui avait tenté de passer en force se trouvait encore en selle et pressait ses compagnons de se battre. Mais nous comprîmes que c’étaient tous des esclaves, peu enclins au combat : ils savaient que le simple fait de lever la main contre un citoyen romain leur vaudrait la crucifixion. Ils se rendirent un par un, et leur chef finit lui aussi par jeter à terre son épée sanglante. Puis je le vis se pencher pour commencer à défaire précipitamment la courroie de ses sacoches et j’eus la rare présence d’esprit de me précipiter pour m’emparer du précieux chargement. Il était jeune et très puissant, et il aurait certainement réussi à jeter son sac à l’eau si des mains secourables n’étaient pas venues m’aider à le tirer à bas de son cheval. Ces hommes étaient sans doute les amis du soldat dont il avait tranché la main car ils le rouèrent de coups de pied avant que Flaccus n’intervienne mollement pour les prier d’arrêter. On le releva en le tirant par les cheveux, et Pomptinus l’identifia comme étant Titus Volturcius, chevalier de la ville de Croton. J’avais entre-temps pris possession de sa sacoche et appelai un soldat muni d’une torche afin de pouvoir la fouiller convenablement. Elle contenait six lettres, toutes cachetées.

J’envoyai aussitôt un messager à Cicéron pour lui dire que notre mission était couronnée de succès. Puis, une fois que tous les prisonniers furent attachés, mains derrière le dos, et les uns derrière les autres par une corde au cou — tous sauf les Gaulois, qui furent traités avec le respect dû aux ambassadeurs —, nous revînmes vers Rome.

Nous entrâmes dans la cité juste avant l’aube. Quelques passants matinaux s’arrêtaient et regardaient défiler, bouche bée, notre sinistre procession alors que nous traversions le forum pour remonter la colline vers la maison de Cicéron. Nous laissâmes les prisonniers dehors, dans la rue, sous bonne garde. Le consul nous reçut à l’intérieur, encadré par Quintus et Atticus. Il écouta le récit des préteurs, les remercia chaleureusement puis demanda à voir Volturcius. L’homme fut traîné vers nous, visiblement meurtri et effrayé, et se lança immédiatement dans une histoire absurde : Umbrenus lui aurait demandé d’escorter les Gaulois au loin et on lui aurait remis au dernier moment des lettres à emporter, sans qu’il sût ce qu’elles contenaient.

— Pourquoi dans ce cas avoir opposé une telle résistance sur le pont ? demanda Pomptinus.

— J’ai cru que vous étiez des bandits de grand chemin.

— Des bandits de grand chemin en uniforme de l’armée ? Commandés par des préteurs ?

— Emmenez-moi ce vaurien, ordonna Cicéron, et ne me le ramenez que quand il sera prêt à dire la vérité.

Après le départ du prisonnier, Flaccus déclara :

— Il faut agir vite, avant que tout Rome ne soit au courant.

— Tu as raison, convint Cicéron.

Il demanda à voir les lettres, et nous les examinâmes ensemble. Il en est deux que je reconnus aisément comme venant du préteur urbain Lentulus Sura : son cachet présentait un portrait de son grand-père, qui avait été consul un siècle plus tôt. Nous étudiâmes les quatre autres à la lumière des noms de notre liste et aboutîmes à la conclusion qu’elles devaient être du jeune sénateur Cornélius Cethegus, et des trois chevaliers, Capito, Statilius et Caeparius. Les préteurs nous regardaient avec impatience.

— Il y a sûrement un moyen plus simple de régler ça, intervint Pomptinus. Pourquoi ne pas juste ouvrir les lettres ?

— Nous ne pouvons pas toucher aux preuves, répliqua Cicéron tout en poursuivant son examen minutieux des rouleaux.

— Avec tout mon respect, consul, grommela Flaccus, nous perdons du temps.

Bien sûr, je comprends à présent que l’intention de Cicéron était précisément de perdre du temps. Il savait dans quelle position délicate il se trouverait s’il devait décider du destin des conjurés, et il leur donnait une dernière chance de fuir. La solution qui avait sa faveur était encore de laisser l’armée se charger d’eux au combat. Il ne put cependant tergiverser plus longtemps et finit par nous demander d’aller les chercher.

— Mais attention, je ne veux pas les faire arrêter, avertit-il. Dites-leur simplement que le consul leur serait reconnaissant de clarifier certaines questions et demandez-leur de venir me voir.

Les préteurs jugeaient visiblement qu’il avait perdu la tête, mais ils obéirent aux ordres. On m’envoya accompagner Flaccus chez Sura et Cethegus, qui habitaient sur le Palatin ; Pomptinus se mit en quête des autres. Je me souviens de l’impression bizarre que je ressentis lorsque j’arrivai dans la grande demeure ancestrale de Lentulus Sura, en découvrant que la vie semblait y poursuivre un cours parfaitement normal. Il ne s’était pas enfui, bien au contraire. Ses clients patientaient posément dans les salles d’attente. Quand il apprit que nous étions à sa porte, il envoya son beau-fils, Marc Antoine, nous demander ce que nous voulions. Antoine avait tout juste vingt ans. Il était très grand et musclé, avec un petit bouc très en vogue à l’époque et un visage encore couvert d’acné. C’était la première fois que je le voyais, et je voudrais me rappeler plus précisément cette rencontre, mais je ne me souviens malheureusement que de ses boutons. Il transmit aussitôt notre message à son beau-père et revint pour nous informer que le préteur passerait voir le consul dès qu’il aurait terminé sa réception du matin.

Ce fut la même chose chez Caius Cethegus, ce jeune homme plein de fougue qui, comme son parent Sura, faisait partie de la gens Cornelia. Les demandeurs faisaient la queue pour lui parler, mais il nous fit au moins l’honneur de venir lui-même dans l’ atrium . Il examina Flaccus de haut en bas, comme s’il s’agissait d’un chien égaré, écouta ce qu’il avait à dire et répondit qu’il n’était pas dans ses habitudes d’accourir quand on le sifflait, mais que par respect pour la fonction sinon pour l’homme, il passerait voir le consul au plus tôt.

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