Robert Harris - Conspirata

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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— Nous avons ici cinq conjurés dont la culpabilité est enfin pleinement établie et qui ne peuvent désormais échapper au regard du peuple. À ta connaissance, y en a-t-il d’autres ?

— Il y en a d’autres.

— Qui sont-ils ?

— Autronius Paetus, Servius Sylla, Cassius Longinus, Marcus Laeca, Lucius Bestia.

Tout le monde chercha des yeux les hommes cités, mais aucun n’était présent.

— La brochette habituelle, commenta Cicéron. Le sénat se prononce-t-il en faveur de l’arrestation de ces hommes ?

— Oui ! répondirent en chœur les sénateurs.

Cicéron se tourna à nouveau vers Volturcius :

— Y en a-t-il d’autres ?

— Je l’ai entendu dire.

— De qui s’agit-il ?

Volturcius hésita et jeta un regard inquiet sur l’ensemble des sénateurs.

— Gaius Julius César, dit-il à voix basse, et Marcus Licinius Crassus.

Il y eut des cris d’étonnement et des sifflets. César et Crassus secouèrent tous deux la tête avec emportement.

— Mais tu n’as pas la preuve de leur implication ?

— Non, consul. Il n’y a jamais eu que des rumeurs.

— Alors, raye leurs noms du procès-verbal, m’ordonna Cicéron. Citoyens, nous devons nous appuyer sur des preuves, dit-il en élevant la voix pour être entendu par-dessus la clameur d’excitation qui enflait, des preuves et non des spéculations !

Il dut attendre un moment avant de poursuivre. César et Crassus continuaient de secouer la tête en signe de dénégation et de jurer de leur innocence avec des mouvements exagérés à l’adresse des hommes qui les entouraient. Il leur arrivait de se tourner vers Cicéron, mais il était difficile de déchiffrer leur expression. Le temple restait sombre même par temps ensoleillé, et la lumière de cet après-midi hivernal déclinait rapidement au point que même les visages proches devenaient difficiles à discerner.

— J’ai une proposition, cria Cicéron en frappant dans ses mains pour tenter de rétablir l’ordre. Citoyens, j’ai une proposition !

Au moins le vacarme se calma-t-il un peu.

— Il est évident que nous ne pouvons fixer le sort de ces hommes aujourd’hui. Ils devront donc demeurer sous bonne garde jusqu’à ce que nous en ayons décidé. Les garder tous au même endroit serait une invitation à tenter de les délivrer. Voilà donc ce que je propose : les prisonniers devraient être séparés et confiés chacun à la garde d’un membre différent du sénat, un homme de rang prétorien. Quelqu’un a-t-il une objection ?

Le silence lui répondit.

— Très bien, commenta Cicéron en scrutant le temple qui commençait à s’obscurcir. Qui se porte volontaire pour une telle mission ?

Aucune main ne s’éleva.

— Allons, citoyens… Il n’y a pas de danger ! Chaque prisonnier sera sous bonne surveillance ! Quintus Cornificius, dit-il enfin en désignant un ancien préteur à la réputation sans tache. Seras-tu assez aimable pour prendre en charge Cethegus ?

Cornificius regarda autour de lui puis se leva.

— Si c’est ce que tu veux, consul, répondit-il à contrecœur.

— Spinther, tu veux bien prendre Sura ?

— Oui, consul, dit Spinther en se levant.

— Terentius, hébergeras-tu Caeparius ?

— Si telle est la volonté du sénat, répliqua Terentius d’une voix sombre.

Cicéron continua de chercher autour de lui d’autres gardes potentiels, et son regard finit par se poser sur Crassus.

— Quoi qu’il en soit, Crassus, dit-il, comme si l’idée venait juste de lui traverser l’esprit, quelle meilleure façon aurais-tu de prouver ton innocence — pas pour moi, qui n’ai besoin d’aucune preuve, mais pour les quelques-uns qui pourraient avoir des doutes — que de prendre en charge Capito ? Suivant le même raisonnement, César — tu es préteur désigné —, peut-être prendras-tu Statilius dans la demeure du grand pontife ?

Crassus et César le regardaient tous deux, bouche bée, mais que pouvaient-ils faire d’autre que d’accepter ? Ils étaient piégés. Un refus serait revenu à un aveu de culpabilité ; laisser fuir leur prisonnier aussi.

— Tout est donc réglé, conclut Cicéron, et la séance est levée jusqu’à demain.

— Un instant, consul ! fit une voix forte, et, avec un craquement audible de ses vieux genoux, Catulus se leva. Romains, déclara-t-il, avant que nous ne rentrions chez nous cette nuit pour réfléchir au vote de demain, il me paraît nécessaire de reconnaître que l’un d’entre nous s’est montré cohérent dans sa politique malgré des attaques constantes, et s’est révélé à la lumière des événements d’une sagesse inébranlable. Je voudrais donc proposer la motion suivante : « En reconnaissance du fait que Marcus Tullius Cicéron a sauvé Rome de l’incendie, ses citoyens d’un massacre et l’Italie de la guerre, cette chambre décrète trois jours de grâces nationales dans tous les temples des dieux immortels pour nous avoir donné un tel consul à une telle époque. »

Je n’en revenais pas. Cicéron, lui, paraissait bouleversé. C’était la première fois dans l’histoire de la république qu’on proposait une action de grâces en l’honneur de quelqu’un d’autre qu’un général victorieux. Il fut inutile de soumettre la motion au vote. Le sénat tout entier se leva pour acclamer Cicéron. Un seul homme demeura figé sur son siège, et il s’agissait de César.

XI

J’arrive maintenant au point crucial de mon histoire, cette charnière autour de laquelle la vie de Cicéron et celle de tant d’entre nous devaient par la suite s’articuler : la décision concernant le sort des prisonniers.

Cicéron quitta le sénat avec des acclamations plein les oreilles. La foule des sénateurs se déversa derrière lui et il traversa sans attendre le forum pour gagner les rostres et faire une déclaration au peuple. Des centaines de citoyens étaient restés, patients, debout dans la pénombre glacée dans l’espoir d’apprendre ce qui se passait, et je remarquai parmi eux de nombreux parents et amis des accusés. Je reconnus en particulier le jeune Marc Antoine, qui allait de groupe en groupe pour tenter de trouver des soutiens pour son beau-père, Sura.

Le discours que Cicéron fit publier par la suite différait sensiblement de celui qu’il prononça effectivement, et je traiterai de cette question le moment venu. Loin de chanter ses propres louanges, il fit alors un compte rendu purement factuel de la situation, très proche de celui qu’il venait de prononcer devant le sénat. Il informa la foule du complot des conjurés visant à incendier la ville et assassiner les magistrats, de leur volonté de pactiser avec les Gaulois et de l’embuscade sur le pont Mulvius. Puis il décrivit l’ouverture des lettres et la réaction des accusés. Les gens écoutèrent dans un silence captivé ou maussade, selon l’interprétation qu’on veut en donner. Ce ne fut que quand Cicéron annonça que le sénat venait de voter une fête nationale de trois jours pour célébrer son exploit que les applaudissements retentirent enfin. Cicéron épongea la sueur de son visage, sourit et salua la foule, mais il devait savoir que les acclamations allaient davantage aux trois jours de fête qu’à son action. Il termina en désignant la grande statue de Jupiter qu’il avait fait rapidement dresser le matin même.

— Le fait que cette statue ait été érigée alors même que l’on conduisait sur mon ordre conjurés et témoins au temple de la Concorde ne prouve-t-il pas l’intervention de Jupiter, le meilleur et le plus grand des dieux immortels ? Si je disais que j’avais déjoué leurs plans à moi seul, cela reviendrait à m’attribuer des honneurs indus. C’est Jupiter, le puissant Jupiter, qui a déjoué le complot ; c’est Jupiter qui a assuré le salut du Capitole, de ces temples, de la cité tout entière et de vous tous.

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