Robert Harris - Conspirata

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Conspirata: краткое содержание, описание и аннотация

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Rome, 63 av. J.-C. À la veille de sa prise de pouvoir comme consul, l’avocat Cicéron mesure l’ampleur de sa tâche. Lui, l’homme sans noble ascendance, se sait méprisé par les patriciens, haï par les populistes. Au-delà même de sa personne, c’est la République qui est menacée, cernée par les complots des brigands en toge blanche et les manigances de l’ambitieux César. Il le sait : il faudra davantage que ses talents d’orateur pour détourner le glaive de sa gorge. Et Rome ne manque pas de glaives…
« Un livre au rythme enlevé, basé sur des faits et délicieusement croustillant. »
The New York Times « L’attrait du pouvoir et les périls qu’il provoque ont rarement été disséqués de manière aussi brillante dans un thriller. »
The Sunday Times

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Durant tout le procès, il resta dans les rostres, à lire et à écrire, et ne leva qu’occasionnellement les yeux en feignant d’être choqué ou amusé par ce qui venait d’être dit. Je me tenais accroupi derrière lui pour lui passer des documents et guetter ses instructions. Celles-ci n’avaient le plus souvent rien à voir avec l’affaire, car en plus de devoir suivre le procès chaque jour, Cicéron était à présent seul à gouverner Rome et se retrouvait plongé jusqu’au cou dans les problèmes administratifs. Des rapports de troubles arrivaient de partout en Italie, aussi bien dans le talon qu’à la pointe, dans le genou et jusque dans la cuisse de la botte italienne. Celer était fort occupé à arrêter les mécontents dans le Picenum. La rumeur disait que Catilina était sur le point de franchir le dernier pas et de recruter des esclaves dans l’armée rebelle en échange de leur émancipation — si cela arrivait, le pays tout entier serait bientôt à feu et à sang. Il fallait lever d’autres troupes, et Cicéron persuada Hybrida de prendre la tête d’une nouvelle armée. Il le fit en partie pour afficher un front uni, mais surtout pour garder Hybrida loin de Rome car il n’était toujours pas convaincu de la loyauté de son collègue et préférait le savoir hors de la cité si jamais Sura et les autres conspirateurs décidaient d’agir. C’était, me semblait-il, folie que de confier une armée à un homme en qui il n’avait aucune confiance, toutefois Cicéron n’était pas un imbécile. Il nomma M. Petreius, sénateur qui avait près de trente ans d’expérience militaire, comme second d’Hybrida, et lui remit un ordre scellé qui ne devait être ouvert qu’au cas où l’armée aurait effectivement à se battre.

À l’approche de l’hiver, la république semblait au bord du gouffre. Lors d’une assemblée publique, Metellus Nepos s’attaqua violemment au consulat de Cicéron, l’accusant de tous les crimes possibles — dictature, faiblesse, imprudence, lâcheté, autosatisfaction, incompétence.

— Combien de temps encore, demanda-t-il, faudra-t-il que le peuple de Rome se voie refuser les services du seul homme qui pourrait le délivrer de cette infâme situation, à savoir Gnaeus Pompée, si justement surnommé « le Grand » ?

Cicéron ne participait pas à l’assemblée, mais se fit remettre un rapport complet de ce qui s’y était dit.

Juste avant la fin du procès de Murena — je crois que ce devait être le 1 erdécembre —, Cicéron reçut très tôt le matin la visite de Sanga. Il entra, ses petits yeux brillants d’excitation parce qu’il apportait des nouvelles capitales. Les Gaulois avaient fait ce qu’on leur avait demandé et contacté Umbrenus, l’affranchi de Sura, sur le forum. Ils avaient eu une conversation des plus naturelles et amicales. Les Gaulois avaient pleuré sur leur sort, maudit le sénat et assuré qu’ils étaient entièrement d’accord avec Catilina : mieux valait mourir que de vivre dans cette situation d’esclavage. Umbrenus avait dressé l’oreille et proposé qu’ils poursuivent cette conversation dans un endroit plus tranquille, puis il les avait conduits chez Decimus Brutus, qui habitait tout près. Brutus — aristocrate qui avait été consul quatorze ans plus tôt — n’avait rien à voir avec la conjuration et ne se trouvait d’ailleurs pas à Rome, mais sa femme, intelligente et enjôleuse, faisait partie des nombreuses conquêtes de Catilina, et c’est elle qui suggéra qu’ils fissent cause commune. Umbrenus alla chercher l’un des instigateurs du complot et revint avec le chevalier Capito, qui fit jurer le secret aux Gaulois et leur annonça que l’insurrection était imminente dans la cité. Dès que Catilina et les rebelles seraient près de Rome, le tribun Bestia convoquerait une assemblée publique et demanderait l’arrestation de Cicéron. Ce serait le signal du soulèvement général. Capito et un autre chevalier, Statilius, à la tête de toute une troupe d’incendiaires, allumeraient des feux dans une douzaine de lieux différents. Dans la panique qui s’ensuivrait, le jeune sénateur Cethegus conduirait l’escadron de la mort chargé d’assassiner Cicéron ; d’autres élimineraient les victimes qui leur étaient assignées ; de nombreux jeunes gens tueraient leur père ; la curie serait dévastée.

— Comment les Gaulois ont-ils réagi ? demanda Cicéron.

— Suivant les instructions. Ils ont réclamé la liste des hommes qui soutiennent la conspiration afin d’évaluer ses chances de réussite, répondit Sanga.

Il présenta une petite tablette de cire couverte de noms inscrits en lettres minuscules :

— Sura, lut-il, Longinus, Bestia, Sylla…

— Nous savons tout cela, l’interrompit Cicéron, mais Sanga leva le doigt.

— … César, Hybrida, Crassus, Nepos…

Quoi ! s’exclama Cicéron en arrachant la tablette des mains de Sanga pour examiner la liste avec inquiétude. Ce ne peut être qu’une invention, non ? Ils veulent paraître plus forts qu’ils ne le sont.

— Je ne saurais en juger. Tout ce que je peux te dire, c’est que ce sont les noms que Capito a donnés.

— Un consul, le grand pontife, un tribun et l’homme le plus riche de Rome, qui se trouve avoir déjà dénoncé la conspiration ? Je n’y crois pas.

Cicéron me lança néanmoins la tablette.

— Recopie-les, ordonna-t-il avant de secouer la tête. Bien, bien… mieux vaut faire attention aux questions que l’on pose ou craindre les réponses que l’on peut recevoir !

C’était l’une de ses maximes favorites dans les tribunaux.

— Que dois-je dire aux Gaulois de faire ensuite ? questionna Sanga.

— Si cette liste est exacte, je leur conseillerais de rejoindre la conspiration ! répondit Cicéron avec un rire amer. Quand a eu lieu cette rencontre, précisément ?

— Hier.

— Et quand doivent-ils se rencontrer de nouveau ?

— Aujourd’hui.

— Donc, ils sont de toute évidence pressés.

— Les Gaulois ont eu l’impression que les choses allaient se mettre en place dans les jours à venir.

Cicéron réfléchit en silence.

— Dis-leur d’exiger le plus possible de preuves écrites de l’implication de ces hommes : des lettres portant leur sceau personnel, qu’ils pourraient montrer à leurs compatriotes.

— Et si les conspirateurs refusent ?

— Les Gaulois diront qu’il est impossible pour leur tribu de se lancer dans une entreprise aussi périlleuse que d’entrer en guerre contre Rome sans preuves solides.

Sanga hocha la tête puis ajouta :

— Je crains qu’après cela je ne doive mettre un terme à ma participation à cette affaire.

— Pourquoi ?

— Parce qu’il devient bien trop dangereux de rester à Rome.

Il accepta comme une dernière faveur de revenir avec la réponse des conspirateurs dès que les Gaulois l’auraient reçue, puis il partirait. Entre-temps, Cicéron n’avait d’autre choix que de se rendre au procès de Murena. Assis sur le banc, auprès d’Hortensius, il affichait un calme apparent, mais de temps à autre, je surprenais son regard en train d’errer sur l’assemblée, se posant tantôt sur César — qui faisait partie des jurés —, sur Sura, qui se tenait avec les préteurs, et enfin, le plus souvent, sur Crassus, qui ne se trouvait qu’à deux places de lui sur le banc. Il devait se sentir affreusement seul, et je remarquai pour la première fois qu’il avait les cheveux parsemés de gris et des poches sombres sous les yeux. La crise le vieillissait. À la septième heure, Caton termina le résumé de son réquisitoire, et le juge, qui s’appelait Cosconius, demanda à Cicéron s’il voulait conclure la plaidoirie. La question parut le surprendre et, après avoir fourragé pendant une minute ou deux dans ses documents, il se leva et demanda une suspension d’audience, afin de pouvoir rassembler ses pensées. Cosconius parut irrité, mais concéda qu’il était tard. Il accepta à contrecœur la requête de Cicéron, et la conclusion du procès de Murena fut reportée au lendemain.

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