Simenon, Georges - Maigret a peur

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***Maigret a peur*** se situe à Fontenay-le-Comte, alors que Maigret séjourne chez son ami le juge d'instruction Julien Chabot.
Il est alors confronté à une énigme, l'assassinat de trois personnes : Robert de Courçon, un aristocrate, une ancienne sage-femme et un ivrogne.

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Et, tourné vers Maigret :

— Nous en avons parlé hier soir, toi et moi. L’absence de motif, dans les trois cas… La similitude des moyens…

Puis, à Vernoux :

— Répétez donc au commissaire ce que vous m’exposiez, voulez-vous ?

— Je ne suis pas expert. En la matière, je ne suis qu’un amateur. Je développais une idée générale. La plupart des gens se figurent que les fous agissent invariablement en fous, c’est-à-dire sans logique ni suite dans les idées. Or, dans la réalité, c’est souvent le contraire. Les fous ont leur logique à eux. La difficulté, c’est de découvrir cette logique-là.

Maigret le regardait sans rien dire, avec ses gros yeux un peu glauques du matin. Il regrettait de ne pas s’être arrêté en chemin pour boire un verre qui lui aurait ravigoté l’estomac.

Ce petit bureau, où commençait à flotter la fumée de sa pipe et où dansaient les courtes flammes des bûches, lui semblait à peine réel et les deux hommes qui discutaient de folie en le guettant du coin de l’œil lui apparaissaient un peu comme des figures de cire. Eux non plus n’étaient pas dans la vie. Ils faisaient des gestes qu’ils avaient appris, parlaient comme on leur avait appris.

Qu’est-ce qu’un Chabot pouvait savoir de ce qui se passait dans la rue ? Et, à plus forte raison, dans la tête d’un homme qui tue ?

— C’est cette logique que, depuis le premier crime, j’essaie de déceler.

— Depuis le premier crime ?

— Mettons depuis le second. Dès le premier, pourtant, dès l’assassinat de mon oncle, j’ai pensé à l’acte d’un dément.

— Vous avez trouvé ?

— Pas encore. Je n’ai fait que noter quelques éléments du problème, qui peuvent fournir une indication.

— Par exemple ?

— Par exemple, qu’il frappe de face. Ce n’est pas facile d’exprimer ma pensée simplement. Un homme qui voudrait tuer pour tuer, c’est-à-dire pour supprimer d’autres êtres vivants, et qui, en même temps, ne désirerait pas être pris, choisirait le moyen le moins dangereux. Or, celui-ci ne veut certainement pas être pris, puisqu’il évite de laisser des traces. Vous me suivez ?

— Jusqu’ici, ce n’est pas trop compliqué.

Vernoux fronça les sourcils, sentant l’ironie dans la voix de Maigret. C’était possible, au fond, qu’il soit un timide. Il ne regardait pas les gens dans les yeux. À l’abri des gros verres de ses lunettes, il se contentait de petits coups d’œil furtifs, puis fixait un point quelconque de l’espace.

— Vous admettez qu’il fait l’impossible pour ne pas être pris ?

— Cela en a l’air.

— Il attaque néanmoins trois personnes la même semaine et, les trois fois, réussit son coup.

— Exact.

— Dans les trois cas, il aurait pu frapper par-derrière, ce qui réduisait les chances qu’une victime se mette à crier.

Maigret le regardait fixement.

— Comme même un fou ne fait rien sans raison, j’en déduis que l’assassin éprouve le besoin de narguer le sort, ou de narguer ceux qu’il attaque. Certains êtres ont besoin de s’affirmer, fût-ce par un crime ou par une série de crimes. Parfois, c’est pour se prouver à eux-mêmes leur puissance, ou leur importance, ou leur courage. D’autres sont persuadés qu’ils ont une revanche à prendre contre leurs semblables.

— Celui-ci ne s’est, jusqu’à présent, attaqué qu’à des faibles. Robert de Courçon était un vieillard de soixante-treize ans. La veuve Gibon était impotente et Gobillard, au moment où il a été attaqué, était ivre mort.

Le juge, cette fois, venait de parler, le menton toujours sur la main, apparemment content de lui.

— J’y ai pensé aussi. C’est peut-être un signe, peut-être un hasard. Ce que je cherche à trouver, c’est la sorte de logique qui préside aux faits et gestes de l’inconnu. Quand nous l’aurons découverte, nous ne serons pas loin de mettre la main sur lui.

Il disait « nous » comme s’il participait tout naturellement à l’enquête, et Chabot ne protestait pas.

— C’est pour cela que vous étiez dehors hier soir ? questionna le commissaire.

Alain Vernoux tressaillit, rougit légèrement.

— En partie. Je me rendais bien chez un ami, mais je vous avoue que, depuis trois jours, je parcours les rues aussi souvent que possible en étudiant le comportement des passants. La ville n’est pas grande. Il est probable que l’assassin ne vit pas terré chez lui. Il marche sur les trottoirs, comme tout le monde, prend peut-être son verre dans les cafés.

— Vous croyez que vous le reconnaîtriez si vous le rencontriez ?

— C’est une chose possible.

— Je pense qu’Alain peut nous être précieux, murmura Chabot avec une certaine gêne. Ce qu’il nous a dit ce matin me paraît plein de bon sens.

Le docteur se levait et, au même moment, il y eut du bruit dans le couloir, on frappa à la porte, l’inspecteur Chabiron passa la tête.

— Vous n’êtes pas seul ? disait-il en regardant, non Maigret, mais Alain Vernoux, dont la présence parut lui déplaire.

— Qu’est-ce que c’est, inspecteur ?

— J’ai avec moi quelqu’un que je voudrais que vous interrogiez.

Le docteur annonça :

— Je m’en vais.

On ne le retint pas. Pendant qu’il sortait, Chabiron dit à Maigret, non sans amertume : — Alors, patron, il paraît qu’on s’en occupe ?

— Le journal le dit.

— Peut-être l’enquête ne sera-t-elle pas longue. Il se pourrait qu’elle soit finie dans quelques minutes. Je fais entrer mon témoin, monsieur le juge ?

Et, tourné vers la demi-obscurité du corridor :

— Viens ! N’aie pas peur.

Une voix répliqua :

— Je n’ai pas peur.

On vit entrer un petit homme maigre, vêtu de bleu marine, au visage pâle, aux yeux ardents.

Chabiron le présenta :

— Émile Chalus, instituteur à l’école des garçons. Assieds-toi, Chalus.

Chabiron était un de ces policiers qui tutoient invariablement coupables et témoins avec la conviction que cela les impressionne.

— Cette nuit, expliqua-t-il, j’ai commencé à interroger les habitants de la rue où Gobillard a été tué. On prétendra peut-être que c’est de la routine…

Il eut un coup d’œil vers Maigret, comme si le commissaire avait été un adversaire personnel de la routine.

— … Mais il arrive que la routine ait du bon. La rue n’est pas longue. Ce matin, de bonne heure, j’ai continué à la passer au peigne fin. Émile Chalus habite à trente mètres de l’endroit où le crime a été commis, au second étage d’une maison dont le rez-de-chaussée et le premier sont occupés par des bureaux. Raconte, Chalus.

Celui-ci ne demandait qu’à parler, encore qu’il n’éprouvât manifestement aucune sympathie pour le juge. C’est vers Maigret qu’il se tourna.

— J’ai entendu du bruit sur le trottoir, comme un piétinement.

— À quelle heure ?

— Un peu après dix heures du soir.

— Ensuite ?

— Des pas se sont éloignés.

— Dans quelle direction ?

Le juge d’instruction posait les questions, avec chaque fois un regard à Maigret comme pour lui offrir la parole.

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