Terry Pratchett - Les petits dieux

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Les petits dieux: краткое содержание, описание и аннотация

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Or il advint qu’en ce temps-là le grand dieu Om s’adressa à Frangin, l’Elu : “Psst !” Frangin s’arrêta au milieu d’un coup de binette et fit du regard le tour du jardin du temple. “Pardon ?” lança-t-il. C’était une belle journée de printemps prime. Les moulins à prière tournaient joyeusement dans le vent qui tombait des montagnes. En altitude, un aigle solitaire décrivait des cercles. Frangin haussa les épaules et retourna à ses melons. Le grand dieu Om s’adressa derechef à Frangin l’Elu : “T’es sourd, mon gars ?” Une lourde responsabilité attend le jeune novice : prévenir une guerre sainte. Car il est des hérétiques, voyez-vous, pour prétendre, contrairement au dogme de l’Eglise, que le monde est plat et qu’il traverse l’univers sur le dos d’une immense tortue…

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Quant à leur goûts… Si les dieux du Disque-monde étaient des hommes, ils jugeraient une roue de charrette en guise de lustre un peu trop d’avant-garde.

Il y avait une double porte au bout de la grand-salle.

Elle trembla sous les coups assourdissants qu’on y frappa.

Les dieux, tirés de leurs diverses préoccupations, levèrent les yeux, haussèrent les épaules et se désintéressèrent de l’incident.

Les battants explosèrent dans la salle.

Om franchit les débris à grands pas et regarda autour de lui, l’air de qui doit procéder à une perquisition mais n’a pas beaucoup de temps à y consacrer. « Bon », fit-il.

Io, dieu du tonnerre, redressa la tête sur son trône et brandit son marteau d’un geste menaçant.

« Qui tu es, toi ? »

Om s’avança énergiquement vers le trône, empoigna Io par sa toge et lui décocha un méchant coup de boule.

Presque plus personne ne croit encore aux dieux du tonnerre…

« Aïe !

— Écoute, l’ami, je n’ai pas le temps de discuter avec une chochotte emmaillotée dans un drap. Où sont les dieux d’Éphèbe et de Tsort ? »

Io, s’étreignant le nez, agita vaguement la main vers le centre de la salle.

« T’abais pas bevoin de b’faire fa ! » reprocha-t-il.

Om traversa la salle d’un pas toujours aussi énergique.

Au milieu se dressait ce qui ressemblait d’abord à une table ronde, puis à une maquette du Disque-monde avec Tortue, éléphants et le reste, puis, d’une manière indéfinissable, au vrai Disque-monde vu de loin en même temps qu’en gros plan. Les distances laissaient une vague impression d’inexactitude, celle d’un vaste espace rétréci sur lui-même. Mais le vrai Disque-monde n’était tout de même pas couvert d’un réseau de lignes éclatantes flottant près de sa surface. À moins que ce soit à des kilomètres au-dessus ?

Om n’avait encore jamais vu ça, mais il savait de quoi il s’agissait. À la fois onde et particule ; à la fois carte et le pays mis en carte. S’il se concentrait sur le dôme étincelant au sommet du minuscule Cori Celesti, il se verrait sûrement en train de regarder une maquette encore plus petite… et ainsi de suite jusqu’au point où l’univers s’enroulait comme une queue d’ammonite, une espèce de bestiole qui vivait des millions d’années plus tôt et n’avait jamais cru dans la moindre divinité…

Les dieux, regroupés autour, regardaient avec une vive attention.

Om se faufila en jouant des coudes auprès d’une déesse secondaire de l’abondance.

Des dés flottaient juste au-dessus du monde ainsi qu’un fouillis de petites figurines d’argile et de jetons de jeu. Pas besoin d’être même vaguement omnipotent pour deviner ce qui se passait.

« Bal au nez avec don coude ! »

Om se retourna.

« Je n’oublie jamais une figure, l’ami. Tâche que je ne la voie plus, compris ? Tant qu’il t’en reste encore une. »

Il revint au jeu.

« ’scusez », fit une voix à hauteur de sa ceinture. Il baissa les yeux sur une très grosse salamandre.

« Oui ?

— Pas faire ça ici. Pas de coups. Pas chez nous. Ça, les règles. Vouloir vous battre, alors vos humains contre ses humains.

— Qui t’es, toi ?

— P’tang-p’tang, moi.

— Oh, t’es un dieu ?

— Sûr.

— Ah ouais ? Et combien t’as de fidèles ?

— Cinquante et un ! »

La salamandre le regarda d’un air d’espoir puis ajouta : « Ça beaucoup ? Sais pas compter. » Il désigna une figure plutôt grossièrement façonnée sur la plage d’Omnia. « Mais j’ai enjeu ! »

Om regarda la silhouette du petit pêcheur.

« Quand il mourra, tu n’auras plus que cinquante fidèles, dit-il.

— Ça plus ou moins que cinquante et un ?

— Beaucoup moins.

— Sûr ?

— Oui.

— Personne me dire. »

Plusieurs dizaines de dieux observaient la plage. Om se souvint vaguement des statues éphébiennes. Il reconnut la déesse avec la chouette mal sculptée. Oui, pas de doute.

Il se frotta la tête. Ce n’était pas là une façon de penser divine. Tout paraissait plus simple ici, au sommet. Tout passait pour un jeu. On oubliait que ce n’en était pas un pour ceux d’en bas. On y mourait. On s’y faisait découper en morceaux. Nous sommes comme des aigles, ici, songea-t-il. De temps en temps nous offrons un baptême de l’air à une tortue.

Puis nous la lâchons.

« Des gens vont mourir, là-dessous », dit-il à l’ensemble du monde occulte.

Un dieu du soleil tsortien ne prit même pas la peine de se retourner.

« Ils servent à ça », dit-il. Il tenait à la main un cornet à dés qui ressemblait beaucoup à un crâne humain dont deux rubis occupaient les orbites.

« Ah, oui, fit Om. Ça m’était sorti un moment de l’esprit. » Il observa le crâne puis pivota vers la petite déesse de l’abondance.

« C’est quoi, ça, chérie ? Une corne d’abondance ? Je peux regarder ? Merci. »

Om la vida de quelques fruits. Puis il poussa du coude le dieu salamandre.

« Si j’étais toi, l’ami, je me trouverais quelque chose de long et de lourd, dit-il.

— Un, c’est moins que cinquante et un ? demanda P’tang-p’tang.

— C’est pareil », répondit Om d’un ton catégorique. Il reluqua la nuque du dieu tsortien.

« Mais toi milliers de fidèles, fit le dieu salamandre. Pour milliers, se battre. »

Om se frotta le front. J’ai passé trop de temps en bas, se dit-il. Je ne peux pas m’empêcher de penser à ras de terre.

« Je crois, répliqua-t-il, je crois que, si on en veut des milliers, on doit se battre pour un. » Il tapa sur l’épaule du dieu solaire. « Hé, l’astre du jour ? »

Lorsque le dieu se retourna, Om lui fracassa la corne d’abondance sur le crâne.

Il ne s’agissait pas d’un coup de tonnerre ordinaire. Il balbutia, comme pris d’une timidité de supernova, et projeta de grandes ondes sonores déchirantes qui lacérèrent les cieux. Des geysers de sable fusèrent et tourbillonnèrent au-dessus des corps à plat ventre sur la plage. Des éclairs s’abattirent et, par sympathie, du feu bondit des fers de lance et des pointes d’épée.

Simonie leva les yeux vers les ténèbres tonitruantes.

« Merde, qu’est-ce qui s’passe ? » Il poussa du coude son voisin.

Argavisti. Ils se regardèrent fixement.

D’autres coups de tonnerre éclatèrent dans le ciel. Les vagues se chevauchèrent pour se précipiter sur l’armada. Les coques des bateaux dérivèrent avec une grâce effrayante les unes contre les autres, ajoutèrent à la ligne de basse du tonnerre un contrepoint de gémissements de bois.

Un espar brisé se planta dans le sable avec un bruit sourd près de la tête de Simonie.

« On va y passer si on reste ici, dit-il. Venez. »

Ils s’avancèrent en titubant au milieu des embruns et du sable, parmi des groupes de soldats recroquevillés en prière, et finirent par se retrouver contre un objet dur, à demi enfoui.

Ils rampèrent au calme sous la Tortue.

D’autres soldats avaient eu la même idée. Des silhouettes indistinctes étaient assises ou affalées dans l’obscurité. Tefervoir siégeait d’un air abattu sur sa boîte à outils. Il flottait un vague relent de poisson vidé.

« Les dieux sont en colère, dit Borvorius.

— Vachement furax, renchérit Argavisti.

— J’suis pas tellement content non plus, fit Simonie. Les dieux ? Huh !

— Le moment est mal choisi pour l’impiété », dit Rham-ap-Efan.

Il plut une averse de raisins à l’extérieur.

« J’en vois pas de meilleur », répliqua Simonie.

Un éclat de corne d’abondance rebondit sur le toit de la Tortue qui trembla sur ses roues hérissées de piques.

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