Terry Pratchett - Les petits dieux

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Les petits dieux: краткое содержание, описание и аннотация

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Or il advint qu’en ce temps-là le grand dieu Om s’adressa à Frangin, l’Elu : “Psst !” Frangin s’arrêta au milieu d’un coup de binette et fit du regard le tour du jardin du temple. “Pardon ?” lança-t-il. C’était une belle journée de printemps prime. Les moulins à prière tournaient joyeusement dans le vent qui tombait des montagnes. En altitude, un aigle solitaire décrivait des cercles. Frangin haussa les épaules et retourna à ses melons. Le grand dieu Om s’adressa derechef à Frangin l’Elu : “T’es sourd, mon gars ?” Une lourde responsabilité attend le jeune novice : prévenir une guerre sainte. Car il est des hérétiques, voyez-vous, pour prétendre, contrairement au dogme de l’Eglise, que le monde est plat et qu’il traverse l’univers sur le dos d’une immense tortue…

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La silhouette s’était arrêtée au pied des dunes. Quelque chose en elle attirait l’œil. C’était normal quand il s’agissait d’armées ennemies comme en avait maintes fois affronté Argavisti. Une silhouette solitaire qui attendait patiemment, non. Il s’aperçut qu’il n’arrêtait pas de tourner la tête pour la regarder.

« Porte quelque chose, dit-il enfin. Sergent ? Ramenez-moi cet homme. »

Au bout de quelques minutes, le sergent s’en revint.

« Dit qu’il veut vous rencontrer au milieu de la plage, mon général, rapporta-t-il.

— Vous ai pas dit de me le ramener ?

— Veut pas venir, mon général.

— Vous avez une épée, non ?

— Bé oui, mon général. L’ai chatouillé un semblant, mais l’a pas voulu bouger, mon général. Et il porte un cadavre, mon général.

— Sur un champ de bataille ? Ce n’est pas une auberge où on vient avec ses provisions, vous savez.

— Et… mon général ?

— Quoi ?

— Dit qu’il est sûrement le cénobiarche, mon général. Veut discuter d’un traité de paix.

— Ah oui ? Un traité de paix ? On les connaît, les traités de paix avec Omnia. Allez lui dire… Non. Prenez deux hommes et ramenez-le-moi. »

Frangin s’en vint entre les soldats au milieu du tohu-bohu organisé du camp. Je devrais avoir peur, songeait-il. J’avais toujours peur à la Citadelle. Mais plus maintenant. J’ai dépassé la peur, je suis de l’autre côté.

Un des soldats lui donnait de temps en temps une poussée. Ça ne se fait pas qu’un ennemi entre librement dans un camp, même de son plein gré.

On le conduisit devant une table sur tréteaux derrière laquelle siégeaient une demi-douzaine de gros hommes en tenues militaires diverses et un petit individu au teint olivâtre qui vidait un poisson et lançait à tout le monde un sourire encourageant.

« Bon, hé bé, fit Argavisti, cénobiarche d’Omnia, hé ? »

Frangin laissa tomber le corps de Vorbis sur le sable. Les regards des hommes derrière la table suivirent la chute.

« Té, je le connais… dit Borvorius. Vorbis ! On a fini par le tuer, hé ? Tu vas arrêter de vouloir me vendre du poisson, toi ? Quelqu’un sait qui est ce type ? ajouta-t-il en montrant Fissa Benj.

— C’est une tortue, dit Frangin.

— Ah bon ? Me surprend pas. Jamais fait confiance à ces bêtes-là, toujours à ramper en douce. Écoute, toi, pas de poisson, j’ai dit ! Il n’est pas de chez moi, ça je le sais. Il est de chez vous ? »

Argavisti agita une main irritée. « Qui t’envoie, petit ?

— Personne. Je suis venu tout seul. Mais on pourrait dire que je viens du futur.

— Tu es un philosophe ? Où elle est, ton éponge ?

— Vous venez faire la guerre à Omnia. Ce n’est pas une bonne idée.

— Té, du point de vue d’Omnia, c’est sûr.

— Du point de vue de tout le monde. Vous nous vaincrez sûrement. Mais sans nous vaincre tous. Et après, qu’est-ce que vous ferez ? Vous laisserez une garnison ? Éternellement ? Et une nouvelle génération finira par se venger. Les raisons de votre invasion ne voudront rien dire pour elle. Vous serez les oppresseurs. Elle se battra. Elle risque même de gagner. Et il y aura une autre guerre. Et un jour on demandera : Pourquoi ils ne se sont pas arrangés à l’époque ? Sur la plage. Avant que tout commence. Avant tous ces morts. On en a aujourd’hui l’occasion. Une chance, non ? »

Argavisti le regarda fixement. Puis il donna un coup de coude à Borvorius.

« Qu’est-ce qu’il a dit ? »

Borvorius, plus apte à réfléchir que ses collègues, demanda : « Tu parles de reddition, là ?

— Oui. Si c’est le terme. »

Argavisti explosa.

« Vous ne pouvez pas faire ça, boudie !

— Il faut que quelqu’un le fasse. Écoutez-moi, s’il vous plaît. Vorbis est mort. Il a payé.

— Pas assez. Et vos soldats ? Ils ont voulu mettre notre cité à sac !

— Est-ce que vos soldats à vous obéissent à vos ordres ?

— Certainement !

— Et ils me mettraient tout de suite en pièces, ici même, si vous l’ordonniez ?

— Et comment !

— Et je suis désarmé », dit Frangin.

Le soleil cogna sur un silence gêné.

« Bé, quand je dis qu’ils obéiraient… commença Argavisti.

— On ne nous a pas envoyés ici pour parlementer, fit abruptement Borvorius. La mort de Vorbis, elle ne change rien d’essentiel. On est ici pour s’assurer qu’Omnia ne représente plus une menace.

— Elle n’est plus une menace. On enverra du matériel et de la main-d’œuvre pour vous aider à reconstruire Éphèbe. Et de l’or, si vous voulez. On réduira notre armée. Et ainsi de suite. Considérez-nous comme vaincus. On ouvrira même Omnia à toutes les religions qui souhaiteront bâtir des lieux saints chez nous. »

L’écho d’une voix lui retentit dans la tête, comme lorsqu’on entend quelqu’un dire dans son dos « Pose la reine rouge sur le roi noir », quand on croit jouer tout seul…

1. Quoi ?

« Pour favoriser… l’effort local », dit Frangin.

2. D’autres dieux ? Ici ?

« Le libre-échange aura cours le long de la côte. Je souhaite voir Omnia prendre sa place au sein des autres nations. »

3. Je t’ai entendu parler d’autres dieux.

« Sa place est au fond, dit Borvorius.

— Non. Ça ne marchera pas. »

4. Est-ce qu’on pourrait, s’il te plaît, revenir à la question des autres dieux ?

« Voulez-vous m’excuser un moment ? fit Frangin d’un ton joyeux. J’ai besoin de prier. »

Même Argavisti ne souleva aucune objection lorsque Frangin s’éloigna un peu sur la plage. Ainsi que le prêchait saint Ongulent à qui voulait l’écouter, la folie offrait quelques avantages. On hésite à contredire un fou, on risque d’envenimer les choses.

« Oui ? » fit Frangin tout bas.

5. Je ne crois pas me souvenir d’une discussion à propos du culte d’autres dieux à Omnia.

« Ah, mais ce sera à ton avantage. Les fidèles s’apercevront vite que les autres ne valent rien, pas vrai ? » Frangin croisa les doigts dans son dos.

6. Il s’agit de religion, mon garçon. Pas d’une foutue publicité comparative ! Tu ne soumettras pas ton dieu aux lois du marché !

« Pardon. Je vois que tu risques d’être embêté… »

7. Embêté ? Moi ? Par une bande de femmes pomponnées et de m’as-tu-vu aux muscles hypertrophiés et à la barbe frisée ?

« Très bien. C’est réglé, alors ? »

8. Je ne leur donne pas cinq minutes !… Quoi ?

« Maintenant, je ferais mieux de retourner parler à ces hommes. »

Son œil surprit un mouvement dans les dunes.

« Oh, non, dit-il. Les imbéciles… »

Il fit demi-tour et courut désespérément vers la flotte échouée.

« Non ! Ce n’est pas ça ! Écoutez ! Écoutez ! »

Mais eux aussi avaient vu l’armée.

Elle avait l’air impressionnante, peut-être plus impressionnante qu’elle n’était en réalité. Quand la nouvelle se répand que des soldats ennemis – toute une armada – ont débarqué dans l’intention de mettre à sac, de piller et – parce qu’ils appartiennent à des nations civilisées – de siffler et chahuter les femmes, de les impressionner avec leurs saletés d’uniformes tape-à-l’œil, de les courtiser avec leurs foutus biens de consommation clinquants – je ne sais pas, moi, suffit qu’on leur montre un miroir de bronze poli, aux femmes, et ça leur monte tout de suite à la tête, à croire que les gars du coin souffrent de défaillances –, aussitôt les habitants se dirigent vers les collines, ou bien se saisissent du premier objet venu du type manche de pioche, demandent à Mémé de cacher les trésors de la famille dans sa culotte et se préparent à la contre-attaque.

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