Robert Silverberg - Le Livre des Changements

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« Le Livre des Changements » nous narre l'histoire du Prince Furvain. Cinquième fils de Coronal et poète à ses heures, il s'ennuyait ferme. Un jour, il décide de faire un voyage, et est capturé par la bande du brigand Kasinibon. Tandis qu'en captivité, il rêve du long passé de Majipoor, il commence alors à écrire une poésie, plus sérieuse et réfléchie que ces rimes habituelles. Le livre des changements s'avère être une épopée sur l'histoire de Majipoor.

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Il alla chercher toutes les copies et tous les brouillons dans les placards et recoins de l’appartement que Kasinibon lui avait attribué, pour entasser le tout sur la table. La pile était impressionnante. Les jours où il se sentait trop las ou à court d’inspiration pour poursuivre la composition de cette œuvre, il s’occupait en rédigeant des copies additionnelles des textes existants, afin de minimiser le risque d’être privé par accident du fruit de son labeur. Il avait gardé toutes les pages mises au rebut, les strophes biffées, celles réécrites. Il y avait là un monceau de papier impressionnant. Il faudrait probablement des heures pour que tout soit réduit en cendres.

Il préleva une liasse de deux ou trois centimètres d’épaisseur au sommet de la pile et alla la poser dans l’âtre.

Il trouva une allumette. Il la gratta et contempla sa petite flamme pendant un court moment avant de la tendre posément vers l’angle de la liasse.

* * *

« Que faites-vous ? » s’exclama Kasinibon en se précipitant dans la pièce.

Le petit homme abattit aussitôt le talon de sa botte sur l’allumette qui se consumait pour la broyer sur la pierre de l’âtre. Le feu n’avait pas eu le temps de se communiquer aux feuilles du manuscrit.

« Ce que je fais ? Je brûle mon poème, répondit très calmement Furvain. Ou, plus exactement, j’essaie de le brûler.

— Quoi ?

— Le brûler.

— Vous êtes fou ! Les contraintes imposées par votre œuvre vous ont privé de raison !

— Non, je me considère parfaitement sain d’esprit. Mais je ne puis continuer, c’est désormais une certitude. Et, après en avoir pris conscience, j’ai estimé qu’il valait mieux tout détruire. »

Ce fut d’une voix basse et privée d’émotion qu’il résuma ce qui lui avait traversé l’esprit au cours de la dernière demi-heure.

Kasinibon l’écouta sans l’interrompre puis resta un long moment silencieux. Ce fut en contemplant la fenêtre par-delà l’épaule de son interlocuteur qu’il déclara d’une voix à peine audible : « J’ai un aveu à vous faire, Furvain. J’ai reçu votre rançon la semaine dernière. Versée par votre ami le duc. Je n’ai pas osé vous le dire, car je tenais à vous voir terminer ce poème et je savais que vous y renonceriez si je vous autorisais à regagner Dundilmir. J’ai conscience d’avoir mal agi. Je n’ai pas le droit de vous retenir ici plus longtemps. Faites comme bon vous semble, Furvain. Partez, si ça vous chante ! Mais – je vous en conjure – ne détruisez pas ce que vous avez écrit. Laissez-m’en un exemplaire.

— J’ai décidé de tout réduire en cendres. » Les yeux de Kasinibon se rivèrent aux siens et ce fut plus énergiquement qu’il s’exprima, de sa voix sèche et cinglante de chef de bande. « Non. Je vous l’interdis. Remettez-moi ces feuilles de votre plein gré ou je vous les prends de force ! » Furvain ne put s’empêcher de sourire. « Je constate que je suis toujours votre prisonnier. Avez-vous effectivement reçu le montant de ma rançon ?

— Je puis vous le jurer. »

Furvain hocha la tête. Il n’avait à son tour rien à dire. Il tourna le dos au hors-la-loi pour s’intéresser aux flots rouge sang de la Mer.

Terminer ce poème était-il vraiment irréalisable ? Un étourdissement le fit tituber et il perçut une force inattendue tout au fond de son être. L’aveu que Kasinibon venait de lui faire avec un air penaud avait emporté des barrières. Il n’avait plus l’impression de se dresser devant un obstacle infranchissable. La voie était de nouveau dégagée et il avait le dernier chant à sa portée.

Y inclure la réponse au problème posé par les Changeformes n’était pas une nécessité. Au cours des quarante siècles écoulés depuis le règne de Stiamot, aucun Coronal ou Pontife n’avait trouvé la solution ; pourquoi un simple poète en aurait-il été capable ? Il s’agissait là de questions politiques qui n’étaient pas de son ressort. Sa tâche consistait simplement à écrire des poèmes. Dans Le Livre des Changements, il offrirait à Majipoor un reflet de son passé ; il n’avait pas à lui révéler son avenir. Pas de façon explicite, à tout le moins. Il laisserait l’histoire suivre son cours.

Supposons, pensa-t-il – supposons – supposons – que je termine le poème par une prophétie, la vision énigmatique d’un roi tragique d’un lointain avenir, un monarque qui serait, comme Stiamot, un homme de paix contraint de faire la guerre, et qui connaîtrait par conséquent d’épouvantables tourments tout au long de son règne. Des bribes de phrases lui venaient à l’esprit : « Un roi d’or… une couronne dans la poussière… l’étreinte sacrée des ennemis jurés… » Que signifiaient-elles ? Il n’en avait pas la moindre idée ; et il n’avait nul besoin de le savoir. Il lui fallait seulement les coucher par écrit. Offrir l’espoir qu’un jour un monarque un homme qui contiendrait en son for intérieur les forces de la guerre et de la paix d’une façon qui équilibrerait les souffrances et les accomplissements de Stiamot – mettrait fin à l’instabilité qui résultait du péché originel, du vol de ce monde à ses légitimes propriétaires. Il n’avait pas à expliquer comment atteindre ce but, seulement à affirmer qu’il n’était pas inaccessible.

Il sut qu’il pouvait non seulement se remettre à l’ouvrage mais qu’il le devait, qu’il en avait l’obligation, et qu’il n’aurait la possibilité de mener à bien cette entreprise qu’en ce lieu : ici, sous l’œil vigilant de son ravisseur et gardien. Il en serait incapable, s’il regagnait Dundilmir où il régresserait inéluctablement vers la superficialité de ses anciennes habitudes.

Il se tourna afin de réunir une copie complète du manuscrit incluant tout ce qu’il avait écrit à ce jour, puis il poussa les feuilles vers Kasinibon.

« Cet exemplaire vous revient, déclara-t-il. Gardez-le. Lisez-le, si ça vous chante. Mais ne faites aucun commentaire sur ce que j’ai écrit avant que je vous y invite. »

Ce fut sans dire un mot que Kasinibon prit la liasse et la comprima contre sa poitrine, sous ses bras croisés, pendant que Furvain ajoutait : « Renvoyez le montant de ma rançon au duc Tanigel. Déclarez-lui qu’il l’a réglée trop tôt, que je souhaite séjourner ici quelque temps encore. Et adressez-lui ceci, avec l’argent. »

Il chercha une copie du chant de Stiamot dans le monticule de feuilles entassées sur la table.

« Il pourra ainsi voir à quoi son vieil ami indolent consacre son séjour dans les contrées d’orient, n’est-ce pas ? » Furvain sourit. « Et à présent, Kasinibon, je vous en prie… Pourriez-vous me laisser afin que je me remette à l’ouvrage ? »

FIN

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