Joan Vinge - La reine des neiges

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La reine des neiges: краткое содержание, описание и аннотация

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Après cent cinquante ans de règne, la belle Arienrhod, la Reine des Neiges et de l'Hiver, n'est pas encore lasse du pouvoir. Et pourtant voici que vient le temps de l'Été et des Étésiens. Alors Arienrhod a recours à de secrets clonages... Des êtres naîtront en qui elle pourra se réincarner.
Ce redoutable rôle échoit à Moon, une toute jeune Étésienne pour qui n'ont existé jusqu'ici que les joies de la mer et l'amour de son cousin Sparks…
C'est à elle qu'apparaît la Sybille, porte-parole de la Reine, pour lui annoncer les épreuves qu'il lui faut affronter.
Et Moon est précipitée, seule, dans une autre Galaxie… Reverra-t-elle jamais Sparks ?

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— Et maintenant, je crois qu’on vous attend.

Le temps reprit son cours et ils s’élancèrent pour courir – non sans se retourner souvent – vers le village.

— Moon, tu te rappelles la dernière chose qu’elle nous a dite ?

Les notes cristallines se turent quand Sparks abaissa sa flûte et se retourna en interrompant le souvenir de Moon. Les ondins se turent aussi et regardèrent vers le bateau.

— Clavally ?

Moon pilota la pirogue autour du promontoire à l’entrée de la rade. La côte de l’île du Choix était escarpée, aussi barbelée que le trèfle que portait la sibylle.

— Tu veux dire que ma mère nous attendait ?

— Non. Que la Dame nous choisissait, et pas le contraire. Eh bien… qu’est-ce que nous ferons si elle n’en choisit qu’un ?

Sparks jeta un coup d’œil vers les brisants et força ses yeux à revenir vers Moon. Elle rit et assura :

— Elle nous choisira tous les deux. Comment peut-Elle faire autrement ? Nous sommes des gaiconçus, nous portons bonheur.

Sparks caressa distraitement le rembourrage de mousse, où les deux moitiés de la pirogue de bois avaient été assemblées. Inséparables… Il fronça les sourcils.

— Oui, mais si elle ne nous prend pas tous les deux ? Personne ne fait de vous un devin, pas vrai, simplement parce qu’on passe l’épreuve ? Nous devrions nous jurer mutuellement, tout de suite, que si un seul est choisi, il refusera. Pour l’autre.

— Pour nous deux, rectifia Moon.

Mais Elle nous choisira tous les deux. Pas un instant Moon n’avait douté, depuis ce jour d’autrefois, qu’elle viendrait dans cette île et entendrait la Dame l’appeler. Pour la moitié de sa vie, cela avait été son plus cher désir et elle avait pris soin de le partager avec Sparks, de ne pas laisser ses rêves stellaires sans espoir le détourner de leur but commun.

Elle tendit le bras et Sparks le prit sombrement ; ils échangèrent leur salut, chaque main serrant un poignet. La poignée de main devint un enlacement et dans le cœur de Moon les doutes se dissipèrent comme brume au soleil.

— Sparkie, je t’aime… plus que tout au monde, dit-elle en l’embrassant, en goûtant le sel sur ses lèvres. Que la Mère de la Mer en témoigne, mon cœur t’appartient, aujourd’hui et à jamais.

Il répéta fièrement ces mots, d’une voix claire et, ensemble, ils burent un peu d’eau de mer dans le creux de leurs mains pour sceller le vœu.

— Personne ne pourra dire après ce voyage que nous sommes trop jeunes pour prêter serment !

Ils avaient prêté celui de leur amour alors qu’ils étaient à peine assez âgés pour réciter la formule et tout le monde avait ri. Mais ils étaient restés fidèles l’un à l’autre et, au fil des ans, ils avaient tout partagé, y compris les premiers attouchements hésitants des lèvres, des mains, de la chair…

Moon se rappelait une crique cachée dans la baie sous le vent ; de chaudes mains de pierre rugueuse avaient reçu leurs corps frémissants alors qu’ils s’aimaient dans l’éclat de midi, au son de la marée chuchotant sur la plage, tout en bas. Au dernier instant, cela avait été une union des âmes, une élévation, une plénitude que rien d’autre au monde ne pourrait lui donner, pensait-elle. Ensemble, ils allaient entrer dans cette nouvelle vie et ils appartiendraient enfin à leur monde aussi totalement qu’ils s’appartenaient l’un à l’autre… Les lèvres de Sparks lui frôlèrent l’oreille ; elle se pencha et le reprit dans ses bras. L’embarcation, livrée à elle-même, vogua vers la plage.

— Tu vois quelque chose ?

Sparks contempla une dernière fois le bateau, échoué sur la plage et fermement soutenu par des coquillages et un brise-lames, au-dessus de la ligne de marée haute. Le totem familial sculpté sur sa proue le regardait de ses trois grands yeux peints. La marée descendait et elle avait déjà exposé une assez grande largeur de sable mouillé miroitant pour qu’ils soient hors d’haleine après avoir halé la pirogue. Un des ondins était venu sur la plage et les avait laissés caresser timidement son lisse pelage bringé. Sparks n’avait jamais été assez près d’un ondin pour le toucher ; ils étaient aussi grands que lui et deux fois plus lourds.

— Pas encore… Ah ! Ici ! cria Moon en agitant frénétiquement le bras, car elle avait suivi l’avance laborieuse de l’ondin remontant sur la plage. Ici, près du ruisseau, un sentier. Ce doit être celui dont me parlait Grandman.

Il alla la rejoindre vers le ruisselet d’eau douce, les coquillages crissant sous ses pieds. Le cours d’eau avait laissé une large bande de limon rouge dans l’ocre, ce rouge quadrillé de petits chenaux verts. En amont, Moon attendait pour s’engager dans les collines.

— Nous suivons le ruisseau ?

Elle acquiesça, en se tournant vers la pente bleu-vert abrupte. Des sommets dénudés, en pierre écarlate, se dressaient encore plus haut. Ces îles étaient neuves sur l’échelle temporelle de la Mer ; leur échine griffait toujours le ciel, l’âge ne l’avait pas émoussée.

— On dirait qu’il va falloir grimper, dit Sparks, les mains dans les poches, l’air indécis.

— Eh oui… Aujourd’hui, nous danserons dans le gréement.

Moon regarda l’ondin redescendre vers la plage. Sa main picotait encore du contact avec l’épaisse fourrure. Mais, vite, elle se retourna vers Sparks, très consciente de ce que signifiait leur présence en ce lieu.

— Alors, tu viens ? ajouta-t-elle impatiemment. C’est le premier pas qui coûte.

Ils le firent ensemble. C’était un pas qui avait été déjà fait, pensa Moon en montant… combien de fois ? Elle trouva la réponse gravée sur la pente, où le passage des pieds avait usé la légère pierre volcanique, au point que, parfois, ils suivaient un étroit chemin encaissé entre des parois montant jusqu’aux genoux. Et combien sont-ils à avoir grimpé pour être refusés ? Elle se récita une courte prière, les yeux baissés car la piste devenait une étroite corniche au-dessus d’un précipice de fougères et de broussailles impénétrables. Le vent tombé, tout était silencieux. Elle n’avait vu aucune trace de vie, rien de plus gros qu’un insecte. Parfois, tout de même, le lointain cri d’un oiseau… Le ruisseau semblait lui faire signe entre les branches, bien loin au-dessous d’elle et, sur sa gauche, la paroi tapissée de vert s’élançait tout aussi haut. Elle avait beau être habituée à l’équilibre précaire des matelots et aux chemins étroits entre les parcs à poissons, ces contrastes lui donnaient le vertige.

Sparks s’était cramponné à un buisson et se frottait la figure.

— Ce n’est pas pour les âmes faibles, marmonna-t-il sans vouloir parler tout haut.

— C’est justement, souffla-t-elle en s’épongeant aussi le front de sa manche.

— Tu crois que c’est une épreuve ?

Avec prudence, ils contournèrent un petit éboulis de pierres.

— Madame ! (mi-juron, mi-prière). C’est assez pour moi !

— Jusqu’où ça va comme ça ? Et si la nuit tombe ?

— Je ne sais pas… La vallée se referme, là-haut.

— Je croyais que tu disais que Grandpa avait fait ça, quand il était jeune. Je croyais que tu savais.

Moon hésita.

— Grandman m’a dit qu’il a renoncé et fait demi-tour. Il n’a pas trouvé la grotte.

— Et c’est maintenant que tu me le dis ! s’écria Sparks et puis il rit. Ce n’est pas du tout comme je pensais.

Tout en bas, le ruisseau formait une boucle. Au-delà du tournant suivant, la corniche s’élargit et le sentier aussi. Dans cette vallée abritée du vent de mer, la chaleur se réverbérait sur les parois rocheuses. Moon ôta son gros parka ; Sparks portait déjà le sien noué autour de ses épaules. Elle était en nage, sa chemise plaquée sur sa poitrine, et elle la délaça jusqu’à la ceinture pour se gratter en soupirant.

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