Sheri Tepper - Rituel de chasse

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Rituel de chasse: краткое содержание, описание и аннотация

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Le monde va mal, le monde est malade.
Un terrible fléau se répand dans l’univers, une infection mortelle qui menace d’exterminer toute vie. Aucune planète n’est épargnée. Aucune, sauf Grass. Pourquoi ? Comment expliquer cette immunité ? Marjorie est envoyée en mission sur Grass pour trouver la réponse.
Grass, planète dont on sait peu de chose, si ce n’est qu’elle est couverte d’herbe et que des colons s’y sont installés, voici quelques siècles. Aristocrates, ils ont fait de la chasse leur occupation favorite. Chasse à courre, chasse à mort...
Là-bas, à des millions de kilomètres de la Terre, Marjorie va découvrir un monde étrange, une culture fascinante et cruelle. Mais pourra-t-elle percer le secret de Grass ? Un secret qui peut sauver l’univers — ou le conduire à sa perte…

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— Allons, tout reste possible, tu le sais très bien. Et ton dévouement envers les pensionnaires de l’hospice ? Ce n’était rien ? Tu prétendais assez que cela te tenait à cœur. Des mensonges ?

— Je le pensais alors. Au reste, l’ai-je jamais réellement cru, l’ai-je jamais réellement espéré ? Sans doute l’épidémie sera-t-elle vaincue un jour ou l’autre, mais nous pouvons très bien succomber avant. Nous pouvons aussi tomber sous les coups des Hipparions… Je ne crois pas que l’occasion soit la meilleure pour évoquer nos problèmes futurs, ayons déjà le souci de rester en vie.

Marjorie avait dit ce qu’elle avait à dire.

Elle se leva, passa devant son mari, posa un bref instant sa main sur l’épaule de Rigo en un geste d’ultime réconfort. Pour se réconforter elle… Ou pour le réconforter lui. Elle était convaincue que les circonstances présentes ne se prêtaient à aucune spéculation sur l’avenir, avec ou sans Rigo. S’ils devaient mourir dans les heures ou les jours à venir, il ne convenait pas que cela se passe à un moment où d’inutiles polémiques les auraient remplis de rancœur et de ressentiment.

Rigo suivit son épouse dans la chambre qu’occupait toujours le soldat en faction devant la fenêtre. Le spectacle des incendies et des tueries continuait. Les Hipparions avaient débusqué le groupe des chercheurs du Hiérarque et, bien qu’ils aient été massacrés depuis un bon moment, les abominables coursiers continuaient à déchiqueter les corps avec un acharnement de démons.

De farouches malédictions montaient aux lèvres muettes de Marjorie tandis que des larmes noyaient son visage.

La plupart des habitants du Faubourg s’étaient mis à l’abri dans les quartiers d’hiver avant que les Hipparions n’investissent la ville. La plupart, pas tous. Certains trouvaient refuge là où ils le pouvaient. Refuges le plus souvent trop précaires… De nombreux bâtiments du Faubourg ne comptaient que quelques étages, un seul souvent. Les toits recueillirent des groupes entiers d’hommes terrorisés. Pour un moment tout au moins. Personne ne disposait de la moindre arme à opposer aux Hipparions et aux chiens. Ces derniers ne craignaient pas les escaliers, aussi étroits fussent-ils. Ils surgissaient à l’improviste et nul couteau n’y pouvait rien.

Les rues du Faubourg se remplissaient de cadavres, la plupart odieusement démembrés. Dans son quartier général, le Séraphin pestait et tempêtait, ses lignes de communication interrompues. Le Faubourg et la Métropole auraient aussi bien pu appartenir à deux mondes différents.

— Un aéronef, suggéra brusquement James Jellico, vous pouvez survoler les divers théâtres d’opérations. Les aéronefs disposent de haut-parleurs.

— Faites-le, vous, aboya le Séraphin. Dites-leur de quitter les rues, de continuer à tenir sur les terrasses où nous irons les chercher.

Ainsi s’exécutèrent James Jellico, et Asmir, et Alverd, et même le vieux Roald.

Ainsi tentèrent de s’exécuter ceux qui se cachaient encore dans les rues, ceux qui pouvaient échapper à la traque impitoyable des chiens ou des Hipparions. C’était difficile, les monstres semblaient surgir du néant, jaillissement spontané dans l’encoignure des portes, aux angles des rues, dans les coins d’ombre. Les Hipparions avaient choisi de se rendre invisibles. Tels des caméléons géants, ils prenaient la couleur de la brique, de la pierre, du bois. Seules les dents, seule l’odieuse fulgurance des yeux les trahissaient. Trop tard, en général.

Pourquoi les Hipparions avaient-ils pris le soin de mettre en scène cette macabre parodie de la Chasse ? Ceux d’entre eux qui portaient encore sur le dos un cavalier passaient moins inaperçus que ceux qui s’en étaient débarrassés. Parfois l’un de ces cavaliers roulait sur le sol, agonisant, mort le plus souvent. Roald put interroger quelques-uns des survivants. Aucun n’avait la moindre idée de la façon dont les choses s’étaient passées ; aucun n’avait la moindre idée de ce qu’il faisait dans le Faubourg.

Le survol du Faubourg permit de constater que des Hipparions, en nombre non négligeable, avaient été tués alors qu’à aucun moment ils ne s’étaient trouvés sous le feu des soldats.

Roald en fit la remarque à Alverd.

— Je m’en suis rendu compte également. C’est étrange, par qui sont-ils exécutés ?

— Comment le savoir… Par quelque chose… Quelque chose que nous ne voyons pas. Une chose avec des dents.

Un plan à la main, Marjorie cherchait son chemin dans les galeries des quartiers d’hiver qui rayonnaient autour du spatioport. Elle désirait retourner à la grange, située non loin du Montebello, à courte distance du premier massacre commis par les Hipparions. Elle songeait que l’évacuation des chevaux risquait de ne pas passer inaperçue. Pourtant, la forêt, guère éloignée, les sauverait, elle et les chevaux. Par contre, si un Hipparion les apercevait… Marjorie avait une conscience très vive de la haine personnelle que lui vouaient les Hipparions, haine dont les chevaux portaient aussi leur part. Elle en savait trop, d’une certaine manière elle les avait humiliés. Ils ne la laisseraient pas filer si l’occasion se présentait…

Son pied heurta une pierre. Marjorie se trouvait à l’intersection de deux galeries. Malgré le plan, elle hésita un instant sur la direction à prendre, bien qu’elle se sentît proche du but. Pourvu que…

Oui, ils sont sains et saufs.

Quelle était cette voix ? Une voix qui appartenait indissociablement aux étendues désertes de la steppe, au vent, à l’espace, aux arbres. Une voix étrangère à ces ténèbres. Après que le choc de la surprise fut passé, Marjorie se tourna d’instinct dans la direction d’où la confidence était venue. Avec l’instinct de l’aiguille d’une boussole qui se tourne toujours vers le nord.

Ici, dit la voix, ici.

Marjorie suivit une pente qui montait lentement vers la surface. À plusieurs reprises la voix lui indiqua les bifurcations à prendre. Enfin, Marjorie parvint à une volée de marches.

La voix l’attendait dans la grange, en compagnie des chevaux. Elle aperçut ce mirage dans l’atmosphère vacillante, le frémissement de vives couleurs dans la pénombre, l’éclat lumineux du regard, le bref miroitement des dents. Les chevaux, calmes, sereins, restaient étrangers à cette apparition.

Était-ce Lui, ou bien un autre renard se présentait-il à Marjorie ?

Que faites-vous là ? demanda-t-elle.

Je savais que vous viendriez . Le renard avait répondu avec le langage articulé des hommes, pas avec la palette d’impressions et de sensations qu’ils utilisaient ordinairement.

Marjorie craignit que cette rencontre, pour elle fortuite, ne l’entraîne loin, trop loin dans les circonstances présentes.

Je ne peux abandonner mes amis.

Je sais. Je l’ai toujours su. Mon peuple, pourtant, ne vous accordait pas totalement sa confiance.

Les renards, se méfier de moi ! Pourquoi ?

À cause des chevaux.

Ridicule.

Ridicule… Mais important. Important de savoir si une personne est prête à risquer sa vie pour sauver celle du représentant d’une autre espèce. Important de savoir que les hommes sont capables d’éprouver cette loyauté. Important de savoir s’il est vrai que l’amitié peut se moquer de toutes les barrières.

Les Arbai étaient-ils vos amis ?

La réponse fut négative. Marjorie accéda à la clairvoyance. Elle vit : les Arbai et les Hipparions cohabitaient paisiblement tandis que les renards rôdaient alentour dans l’indifférence des Arbai qui faisaient mine de ne pas même s’en rendre compte. Il était évident pour les renards que les Arbai privilégiaient le contact direct avec les Hipparions et craignaient le mode de communication télépathique qu’ils proposaient. Par une sorte de frilosité intellectuelle, les Arbai avaient rejeté ce qu’ils considéraient comme une inacceptable intrusion dans leur intimité mentale. Et, a contrario, ils n’avaient pu deviner la méchanceté fondamentale des Hipparions.

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