Sheri Tepper - Rituel de chasse

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Rituel de chasse: краткое содержание, описание и аннотация

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Le monde va mal, le monde est malade.
Un terrible fléau se répand dans l’univers, une infection mortelle qui menace d’exterminer toute vie. Aucune planète n’est épargnée. Aucune, sauf Grass. Pourquoi ? Comment expliquer cette immunité ? Marjorie est envoyée en mission sur Grass pour trouver la réponse.
Grass, planète dont on sait peu de chose, si ce n’est qu’elle est couverte d’herbe et que des colons s’y sont installés, voici quelques siècles. Aristocrates, ils ont fait de la chasse leur occupation favorite. Chasse à courre, chasse à mort...
Là-bas, à des millions de kilomètres de la Terre, Marjorie va découvrir un monde étrange, une culture fascinante et cruelle. Mais pourra-t-elle percer le secret de Grass ? Un secret qui peut sauver l’univers — ou le conduire à sa perte…

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Les Hipparions ! Persun venait de rencontrer les Cavaliers de l’Apocalypse.

Alors que l’aéronef le survolait, Persun dut faire effort pour résister au désir de voir une dernière fois le corps martyrisé de Sebastien.

D’autres Hipparions s’étaient jetés sur les moines et sur les aéronefs appelés par Roald pour les secourir. Le massacre avait commencé, seuls quelques membres de la Fraternité eurent le temps de s’enfermer dans les appareils providentiels.

À l’altitude où volait l’aéronef, on pouvait presque dénombrer les Hipparions et les chiens qui convergeaient vers la ville. Vague après vague, c’était un fourmillement. Roald s’égosillait sur le grand-com. Persun essayait en vain de faire bouger ses doigts. Aucun ne répondait. Aucun d’entre eux ne répondrait plus jamais. Ils étaient morts. Il songea à toutes les sculptures qu’il ne ferait pas.

Que n’était-il mort lui-même !

En ordre de bataille, les terribles Hipparions, les chiens cruels avançaient vers le Faubourg tandis que des armées de rongeurs ouvraient les derniers mètres du second tunnel, celui qui prendrait le Faubourg à revers. Groupe d’assaut après groupe d’assaut, cette même formation qui avait présidé à l’attaque de la cité Arbai des siècles et des siècles auparavant.

Seule une poignée de soldats inexpérimentés se trouvait en faction au spatioport. Elle fut anéantie en un clin d’œil. Cependant, deux ou trois jeunes gens, réfugiés sur un portique des installations de maintenance, reçurent les assaillants avec un tir nourri. Plusieurs dizaines d’Hipparions connurent alors leur premier et dernier baptême du feu. Le sud avait, malgré tout, offert quelque résistance.

Au nord, dans le Faubourg, on avait entendu Roald délivrer ses messages et la sirène d’alarme jeta la population à l’abri dans ses quartiers d’hiver dûment barricadés. James Jellico avait immédiatement refermé les lourdes portes qui commandaient le passage entre Faubourg et Métropole. Il eut également l’idée de faire battre le rappel des soldats du Saint-Siège éparpillés chez les trop aimables faubouriens. Bien qu’il ne sût pas exactement de quelle nature était la menace, ni de quel côté elle se manifesterait, Jellico se reposait en partie sur l’armement perfectionné des hommes du Séraphin. Sans compter que le vaisseau du Hiérarque pouvait certainement jouer le rôle d’un arsenal dans lequel il n’y aurait qu’à puiser.

Rapidement averti de la situation, le Séraphin prenait ses premières dispositions. D’abord essayer de contenir ce qu’il restait des bandes d’Hipparions qui avaient attaqué le spatioport.

— Tirez sur tout ce qui bouge !

— Mais nous avons quelques hommes sur place, objecta un Chérubin, ils vont essayer de décrocher.

— S’ils ont le moindre soupçon de jugeote, ils resteront là où ils se trouvent. Je confirme : ouvrez le feu sur tout ce qui tentera de s’approcher des portes.

Le vaisseau du Hiérarque n’était pas armé pour soutenir ce genre de combat. Qui aurait pu deviner qu’une telle occasion se présenterait jamais ?

— Et que faisons-nous des personnes logées à l’hôtel ? demanda le Chérubin en prenant une mine de conspirateur.

— De qui diable voulez-vous parler ? s’enquit Jellico, intrigué.

— L’équipe de savants que le Hiérarque a amenée avec lui, répondit le Chérubin. De même que cet ambassadeur, il est là avec sa femme.

Marjorie, suivie comme une ombre par son gardien, était indécise sur la conduite à tenir, ne comprenant ni ce qui se passait à l’extérieur de l’hôtel, ni quelles dispositions avaient été prises aussi bien par les troupes du Hiérarque que par les autorités du Faubourg.

Rigo, enfin tiré de son sommeil, entendit Marjorie et le jeune soldat discuter des moyens militaires que le Hiérarque pouvait opposer aux Hipparions. Il ne mit pas longtemps à comprendre quelle était la situation.

Paradoxalement, il trouva que l’occasion n’était pas mauvaise pour avoir un entretien en tête à tête avec sa femme. Ils laissèrent le soldat à la fenêtre d’où il pouvait surveiller l’imminence d’un éventuel danger pour les locataires de l’hôtel et passèrent dans une chambre voisine. Marjorie, impassible, manifestait envers Rigo une distance qu’il se chargerait d’interpréter comme il le souhaitait.

— Lors de ton… excursion, commença Rigo, j’ai longuement parlé de notre situation avec le Père Sandoval. Je pense aujourd’hui, alors que de nouveaux bouleversements sont en cours, qu’il est temps de songer à notre avenir.

Y avait-il donc encore un avenir dont il était loisible de discuter avec Rigo ? songea Marjorie. C’était bien la première fois depuis des lustres que son mari entendait avoir une explication à ce sujet. Il était bien tard…

— Notre avenir, Rigo ? interrogea Marjorie d’une voix parfaitement dénuée d’expression.

— Le Père Sandoval et moi-même pensons en effet tous les deux qu’un terme sera mis bientôt aux ravages de l’épidémie. Instinctivement Rigo avait retrouvé cette voix de maître du barreau qui lui réussissait si bien d’ordinaire. Ni sa mère, ni ses sœurs, ni Eugénie, ni les enfants n’y avaient jamais résisté. Ni Marjorie. Aujourd’hui, cependant…

— Je t’écoute, dit Marjorie d’un ton aussi neutre que possible.

— Quelqu’un trouvera la parade, poursuivit Rigo, tôt ou tard. D’autant que nous commençons à avoir la conviction que c’est bien sur la Prairie qu’il faut orienter les recherches. Nous resterons ici le temps qu’il faudra. Ensuite, il faudra bien que nous retournions à notre vie habituelle. Tous les quatre.

— Nous allons devoir faire… quoi ? rétorqua Marjorie, l’esprit obnubilé par les Hipparions qui s’en donnaient à cœur joie dans la Métropole. Comment Rigo pouvait-il donc s’abstraire de la situation dramatique qu’ils vivaient ?

— Reprendre une vie normale. Nous deux, les enfants. Y compris Stella, bien sûr, précisa-t-il d’un ton coléreux. Elle aura besoin de beaucoup d’attention, nous veillerons à embaucher le personnel le plus compétent.

— Le plus compétent… reprit Marjorie en écho.

Qu’était-il donc en train de raconter ? songeait Marjorie. Pensait-il vraiment que tout pouvait recommencer comme avant, comme si de rien n’était, comme s’il suffisait de refermer des parenthèses ?

— J’imagine que le Père Sandoval et toi avez longuement discuté de la façon dont, dorénavant, tu présenteras notre fille à tes amis ! Quelque chose du genre : « Voici ma petite Stella, complètement idiote ! C’est le résultat de mon effroyable égoïsme face à des gens qui, pourtant, ne m’étaient rien…»

Rigo ne put maîtriser sa colère.

— Tu n’as pas le droit de dire cela, hurla-t-il.

— Ce droit, je le prends, Rigo. Ne suis-je pas sa mère ? N’est-elle que ta fille à toi ? Et n’est-elle pas aussi à elle-même pour finir ? Tu peux toujours essayer de ramener Stella sur Terre avec toi. Il te sera déjà très difficile d’aller la chercher là où elle se trouve maintenant. Tu veux retrouver ta vie passée, je ne puis t’en empêcher, je ne songe même pas à essayer. Mais tu ne saurais espérer que Stella et moi te suivions sans rechigner, comme s’il te suffisait de claquer dans tes doigts pour faire accourir toute la smala.

— Tu n’as tout de même pas l’intention de t’installer ici. Qu’y ferais-tu pour commencer ? Notre place est sur Terre, c’est sur Terre que nous pourrons revivre.

— Je l’ai longtemps cru… Je veux dire que j’ai longtemps cru que nous pourrions vivre tous les deux, ensemble, dans le bonheur. Longtemps même je n’aurais rien pu concevoir d’autre. Aujourd’hui, il est trop tard.

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