Robert Silverberg - La face des eaux

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Hydros est une planète-océan où vivent en bonne intelligence les Gillies, premiers habitants de ce monde, et quelques humains, sur des îles flottantes construites par les Gillies.
Mais lorsque l’armateur Delagard commet l’irréparable, les Gillies décident de chasser les humains.
Où fuir ? L’espace est inaccessible.
Il ne reste à Lawler, le médecin, et à ses compagnons qu’à se confier à l’océan, sur les vaisseaux de Delagard, en espérant rejoindre le continent mythique nommé la Face des eaux, de l’autre côté du monde.
S’il existe…

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— Où êtes-vous ?

— Partout, tout autour de toi et nulle part.

Lawler avait de violents élancements dans la tête et des douleurs fulgurantes dans l’estomac. Il tâtonna dans l’obscurité pour prendre sa fiole d’extrait d’herbe tranquille, puis il se souvint qu’elle était vide.

— Qu’êtes-vous donc ?

— Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il est mort, celui-là vivra.

— Non !

— Que Dieu te sauve, vieux Marin. De ces démons qui de la sorte te tourmentent !

— C’est de la folie ! Arrêtez ! Foutez le camp d’ici ! Dehors !

Lawler chercha la lampe d’une main tremblante. La lumière chasserait cette apparition. Mais avant même de l’avoir trouvée, un sentiment poignant de solitude s’empara de lui et il se rendit compte que la vision, si c’était bien une vision, s’était retirée d’elle-même.

Et son départ laissa un vide surprenant, une étrange vibration.

Lawler ressentit violemment cette absence, un peu comme si on l’eût amputé de quelque chose. Il demeura un certain temps assis au bord de sa couchette, frissonnant, trempé de sueur, tremblant comme il avait tremblé pendant les pires moments qu’il avait traversés dans l’état de manque.

Puis il se leva. Il n’arriverait probablement pas à retrouver le sommeil. Il monta sur le pont ; il y avait deux lunes dans le ciel, moirées de vert et de pourpre par la luminescence provenant de l’occident qui semblait remplir en permanence la voûte céleste. Isolée dans un coin du ciel comme quelque parure abandonnée, la Croix d’Hydros palpitait avec une intensité que Lawler ne lui avait jamais vue. De ses deux grands bras jaillissaient des torrents de lumière turquoise et écarlate, couleur d’ambre et outremer.

Personne ne semblait être de veille. Les voiles étaient établies et le navire poussé par une brise soutenue, mais le pont paraissait vide. Lawler sentit l’angoisse monter en lui. Le premier quart était de service : Pilya, Kinverson, Gharkid, Felk et Tharp. Où étaient-ils passés ? Même à la barre il n’y avait personne. Le navire se gouvernait-il tout seul ?

Apparemment, oui. Et il s’écartait de sa route. Lawler se souvenait que, la nuit précédente, la Croix se trouvait par bâbord devant alors que là elle était par le travers bâbord. Ils ne suivaient plus un cap ouest-sud-ouest ; ils s’étaient sensiblement écartés de leur route.

Perplexe, Lawler avança sur le pont à pas de loup. En s’approchant du grand mât, il vit Pilya endormie sur un rouleau de cordages et Tharp, à côté d’elle, qui ronflait bruyamment. Delagard les ferait fouetter, s’il l’apprenait. Un peu plus loin, il découvrit Kinverson, assis sur le pont, adossé au bastingage. Il avait les yeux ouverts, mais il ne semblait pas éveillé lui non plus.

— Gabe ? dit doucement Lawler.

Il s’accroupit et agita les doigts devant le visage de Kinverson. Aucune réaction.

— Gabe ? Que se passe-t-il ? Êtes-vous hypnotisé ?

— Il se repose, dit soudain une voix derrière lui, la voix d’Onyos Felk. Ne le dérangez pas. La nuit fut dure et nous avons manœuvré les voiles pendant des heures. Mais regardez maintenant : voilà la terre, droit devant. Nous cinglons droit vers la terre.

La terre ? Depuis quand parlait-on de terre sur Hydros ?

— Qu’est-ce que vous me chantez là ?

— Là-bas. Vous ne voyez pas ?

Felk fit un geste vague dans la direction de la proue. Lawler se pencha, mais il ne vit rien, rien que l’immensité de la mer lumineuse et la ligne de l’horizon. Au-dessus, une poignée d’étoiles et un gros nuage bas sur la toile de fond obscure du ciel. Mais l’horizon était resplendissant de lumière, telle une terrifiante aurore flamboyante. Il y avait de la couleur partout, une singulière couleur, un spectacle féerique de lumière. Mais pas de terre.

— Le vent a tourné pendant la nuit, reprit Felk, et il nous a poussés vers la terre. Quel spectacle incroyable ! Ces montagnes ! Ces vallées ! Qui aurait cru que nous la verrions un jour, docteur ? La Face des Eaux !

Felk semblait sur le point de fondre en larmes.

— Dire que pendant toute ma vie, penché sur mes cartes, j’ai regardé cette tache sombre, dans l’autre hémisphère. Et aujourd’hui, je la vois, je la vois de mes yeux ! La Face, docteur, la Face des Eaux !

Lawler serra les bras contre ses côtes. Malgré la chaleur tropicale de la nuit, il se mit à frissonner.

Il ne voyait toujours rien, rien que le moutonnement infini de la mer vide.

— Écoutez, Onyos, dit-il, si Delagard arrive de bonne heure sur le pont et s’il trouve tout le quart endormi, vous savez ce qui va se passer. Alors, je vous en prie, si vous ne voulez pas les réveiller, moi, je m’en charge !

— Laissez-les dormir. Dès le matin, nous arriverons à la Face.

— Quelle Face ? Où ?

— Là-bas ! Là-bas !

Comme il ne voyait toujours pas, Lawler se dirigea vers l’avant. Arrivé à la proue, il découvrit Gharkid, le seul homme de quart qui manquait, perché sur le gaillard d’avant, les jambes croisées, la tête rejetée en arrière, les yeux écarquillés, fixes, semblables à deux globes de verre. Tout comme Kinverson, le petit homme semblait dans un état de conscience tout à fait inhabituel.

Hébété, Lawler fouilla la nuit du regard. Le bouquet éblouissant de couleurs dansait devant ses yeux, mais il ne voyait toujours rien d’autre que la surface plane de l’eau et le ciel vide. Puis quelque chose changea. Comme si sa vue brouillée devenait enfin tout à fait nette. Il eut l’impression qu’un pan de ciel se détachait et venait se poser à la surface de l’eau où il ne cessait de remuer, de se replier et de se déplier, prenant tantôt la forme d’une liasse de papiers froissés, tantôt d’un faisceau de bâtons, puis d’un nœud de serpents furieux, et encore de pistons mus par quelque moteur invisible. Un enchevêtrement palpitant fait de quelque mystérieuse substance avait surgi le long de l’horizon et cela lui faisait mal aux yeux de le regarder.

— Vous voyez maintenant ? demanda Felk en s’approchant de lui. Vous voyez ?

Lawler se rendit compte qu’il avait retenu son souffle pendant un long moment et il expira lentement.

Quelque chose qui ressemblait à une brise, mais qui n’était pas une brise, soufflait dans sa figure. Il savait que ce n’était pas une brise, car il sentait aussi le vent qui soufflait de l’arrière et, quand il leva les yeux, il vit les voiles gonflées derrière lui. Pas une brise, non. Une émanation. Une force. Une radiation. Dirigée vers lui. Il la sentait crépiter faiblement dans l’air, il la sentait cingler ses joues comme des aiguilles de grésil portées par le vent pendant une tempête d’hiver. Il demeurait immobile, en proie à une sorte de terreur sacrée.

— Vous voyez ? répéta encore une fois Felk.

— Oui. Oui, je vois maintenant.

Lawler se retourna vers le cartographe. Éclairé par l’étrange lumière qui les inondait à l’occident, le visage de Felk semblait peinturluré et évoquait la tête d’un farfadet.

— Vous feriez quand même mieux d’aller réveiller votre quart, dit Lawler. Je vais descendre chercher Delagard. C’est lui qui nous a conduits jusqu’ici, pour le meilleur ou pour le pire. Il ne serait pas bien qu’il rate notre arrivée.

7

Dans l’obscurité qui se dissipait, Lawler s’imagina que la mer s’étendant devant eux se retirait rapidement, se détachait comme la peau d’un fruit pelé, laissant derrière elle, entre la Face et le navire, une immense étendue de sable nu. Mais, quand il regarda de nouveau, il vit que les flots miroitants n’avaient pas bougé.

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