Robert Silverberg - La face des eaux

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Hydros est une planète-océan où vivent en bonne intelligence les Gillies, premiers habitants de ce monde, et quelques humains, sur des îles flottantes construites par les Gillies.
Mais lorsque l’armateur Delagard commet l’irréparable, les Gillies décident de chasser les humains.
Où fuir ? L’espace est inaccessible.
Il ne reste à Lawler, le médecin, et à ses compagnons qu’à se confier à l’océan, sur les vaisseaux de Delagard, en espérant rejoindre le continent mythique nommé la Face des eaux, de l’autre côté du monde.
S’il existe…

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Un jour, dans l’après-midi, il descendait dans la cale chercher quelques médicaments quand il entendit des gémissements et des halètements passionnés qui provenaient d’un recoin obscur. C’était leur petit nid d’amour et les gémissements étaient ceux d’une femme. Neyana était dans la mâture, Lis à la cuisine, Pilya se prélassait sur le pont. La seule autre femme du bord était Sundira. Où se trouvait Kinverson ? Comme Pilya, il faisait partie du premier quart : il ne devait donc pas être de service. Lawler comprit que, derrière l’empilement de caisses, ce devait être Kinverson qui arrachait ces soupirs et ces gémissements de plaisir au corps consentant de Sundira.

Ainsi, malgré les échanges de confidences et les doigts entrelacés, ce qu’il y avait eu entre Sundira et Kinverson, et Lawler savait ce que c’était, n’était pas terminé, loin de là.

Huit gouttes d’extrait d’herbe tranquille l’aidèrent, plus ou moins bien, à surmonter les moments difficiles qui suivirent.

Il mesura ce qui restait de sa provision de drogue. Pas beaucoup. Vraiment pas beaucoup.

La nourriture commençait également à devenir un problème. Ils n’avaient pas eu d’aliments frais depuis si longtemps qu’un nouvel assaut de poissons-taupe commençait presque à paraître une perspective alléchante. Les voyageurs vivaient sur leurs réserves de poisson séché et d’algues en poudre, comme au plus profond de l’hiver arctique. Il leur arrivait de loin en loin de remonter du plancton en traînant derrière le navire une bande de tissu, mais le plancton croquait sous la dent comme du sable et le goût en était amer et très désagréable. Des maladies de carence commençaient à apparaître et Lawler ne voyait plus autour de lui que lèvres crevassées, cheveux ternes, peaux marbrées, visages émaciés et hagards.

— C’est de la folie, marmonna Dag Tharp. Si nous ne faisons pas demi-tour, nous allons tous mourir.

— Comment ? demanda Onyos Felk. Avec quel vent ? Les rares moments où il souffle, c’est de l’est !

— Peu importe, répliqua Tharp. Nous trouverons un moyen. Il faut balancer ce fumier de Delagard par-dessus bord et faire demi-tour. Qu’en pensez-vous, docteur ?

— Je pense que ce dont nous avons besoin, et très vite, c’est d’une bonne pluie et d’un plein filet de poissons.

— Vous n’êtes plus de notre côté ? Je croyais que vous étiez aussi désireux que nous de faire demi-tour.

— Ce que vient de dire Onyos est très juste, fit prudemment Lawler. Les vents nous sont contraires et, avec ou sans Delagard, il n’est pas sûr que nous réussissions à faire route vers l’est.

— Que voulez-vous dire, docteur ? Que nous sommes contraints de continuer notre navigation autour de la planète jusqu’à ce nous retrouvions la Mer Natale en arrivant par l’autre côté ?

— N’oublie pas la Face, glissa Dann Henders. Nous tomberons sur la Face avant d’avoir fait le tour de la planète.

— La Face ! lança Tharp d’un ton lugubre. La Face, la Face, la Face ! Je l’emmerde, la Face.

— C’est elle qui nous aura la première, dit Henders.

La brise fraîchit enfin et tourna du nord-est à l’est-sud-est. Elle se mit à souffler avec une étonnante vigueur tandis que la mer agitée, houleuse, envoyait des paquets d’eau par-dessus la poupe. Et les poissons revinrent, un grouillement de poissons aux flancs argentés dont Kinverson remonta un plein filet.

— Doucement, dit Delagard quand ils s’installèrent autour de la table. Ne vous empiffrez pas, sinon vous allez éclater.

Lis s’était surpassée pour préparer le repas et elle avait réussi avec un minimum d’ingrédients à présenter une douzaine de sauces différentes. Mais, comme il n’y avait toujours pas d’eau douce, manger était une rude épreuve. Kinverson les exhorta à avaler leur poisson cru afin de profiter de l’eau contenue dans ses tissus. On rendait la chair crue et encore saignante plus agréable au goût en la trempant dans de l’eau de mer, mais cela ne faisait qu’aggraver le problème de la soif.

— Que va-t-il nous arriver, docteur, si nous buvons de l’eau de mer ? demanda Neyana Golghoz. Allons-nous mourir ? Allons-nous devenir fous ?

— Nous sommes déjà fous, dit doucement Dag Tharp.

— Notre organisme peut tolérer une certaine quantité d’eau salée, expliqua Lawler en songeant à ce qu’il buvait déjà quotidiennement, mais dont il ne tenait pas à parler. S’il nous restait de l’eau douce, nous pourrions augmenter nos réserves en les étendant de dix à quinze pour cent d’eau de l’océan sans que cela nous fasse le moindre mal. Cela nous aiderait en réalité à remplacer le sel que nous perdons en transpirant sous ce chaud soleil. Mais il est impossible de ne boire pendant longtemps que de l’eau de mer. Notre corps parviendrait à la filtrer et à la rendre pure, mais nos reins seraient incapables d’éliminer l’accumulation de sel sans avoir recours à l’eau d’autres tissus organiques. La déshydratation serait rapide et il s’ensuivrait fièvre, vomissements, délire et mort.

Dann Henders fabriqua une rangée de petits alambics solaires en tendant sur des pots partiellement remplis d’eau de mer des feuilles de plastique transparent. À l’intérieur de chaque pot était placée une coupelle destinée à recueillir les gouttes d’eau produites par la condensation sur le dessous du plastique. Mais c’était une opération affreusement lente et il semblait impossible de produire assez d’eau douce pour satisfaire leurs besoins.

— Qu’allons-nous devenir, s’il ne pleut pas bientôt ? demanda Pilya Braun.

— Nous pouvons essayer la prière, répondit Lawler en se tournant vers le père Quillan.

Le lendemain, en fin de soirée, tandis que la chaleur enserrait comme un gant le navire immobile sur les flots, Lawler, qui regagnait sa cabine pour aller se coucher, entendit Henders et Tharp murmurer dans la cabine radio. Il y avait dans le son rauque de leurs voix quelque chose d’irritant.

Lawler s’arrêta dans la coursive. Il vit Onyos Felk descendre l’échelle, le saluer d’un petit mouvement de la tête et entrer à son tour dans la cabine radio. Lawler s’avança jusqu’à la porte.

— Le toubib est là, entendit-il Felk dire. Voulez-vous que j’aille le chercher ?

Lawler ne comprit pas la réponse, mais elle dut être affirmative, car il vit Felk se retourner et lui faire signe d’entrer.

— Voulez-vous venir une minute, docteur ?

— Il est tard, Onyos. Que voulez-vous ?

— Juste une minute, docteur. Tharp et Henders étaient assis côte à côte et leurs genoux se touchaient presque dans la cabine exiguë, chichement éclairée par une chandelle crachotante. Il y avait sur la table une bouteille d’alcool d’algue-vigne et deux gobelets. Lawler se souvint que Tharp ne buvait presque pas.

— Un petit verre d’alcool, docteur ? demanda Henders.

— Merci, je ne pense pas.

— Tout va bien ?

— Je suis fatigué, dit Lawler avec une pointe d’impatience. Que se passe-t-il ici, Dann ?

— Nous étions en train de parler de Delagard, Dag et moi. Onyos aussi. De cette traversée stupide et merdique dans laquelle il nous a entraînés. Que pensez-vous de lui, docteur ?

— De Delagard ? dit Lawler avec un petit haussement d’épaules. Vous savez bien ce que je pense de lui.

— Tout le monde sait ce que chacun pense. Nous nous connaissons tous depuis trop longtemps pour qu’il en aille autrement. Mais donnez-nous quand même votre avis.

— C’est un homme extrêmement résolu. Énergique, obstiné, absolument dénué de scrupules. Totalement sûr de lui.

— Un fou ?

— Je ne peux pas dire cela.

— Bien sûr que vous pourriez, intervint Dag Tharp. Vous pensez qu’il est fou à lier.

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