Robert Wilson - Julian

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Julian: краткое содержание, описание и аннотация

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Apostat. Fugitif. Conquérant.
Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.
Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).
Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante états, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.
On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.
Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.
Fresque post-apocalyptique, western du XXII
siècle, fulgurant hommage à Mark Twain,
est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

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Et ensuite ? C’était une question que je n’osais pas me poser… pas sur cette route solitaire, désormais bien au-delà du Dépotoir, plus loin de Williams Ford que je n’étais jamais allé… pas à cet endroit où la rase campagne s’étendait de part et d’autre du sentier comme les plaines gelées de Mars, où le vent, absent toute la matinée, commençait à tirer sur les bords de mon manteau, où mon ombre s’allongeait devant moi comme un épouvantail monté à cheval. Il faisait froid, de plus en plus froid, la lune d’hiver ne tarderait pas à monter dans le ciel et je n’avais que quelques onces de porc salé dans ma sacoche ainsi qu’une dizaine d’allumettes pour faire un feu à la tombée de la nuit, si j’arrivais à trouver du petit bois. Je me suis mis à me demander si je n’avais pas perdu l’esprit. Je pourrais rentrer, me suis-je dit, peut-être n’a-t-on pas encore remarqué mon absence, peut-être n’est-il pas trop tard pour m’installer à la table du réveillon et m’éveiller à temps pour entendre les cloches qui sonnent Noël ou sentir la bonne odeur du pain cuit et des pommes de la Nativité trempées dans la cannelle et la cassonade. J’ai rêvassé à cela encore et encore, parfois avec les larmes aux yeux, en laissant toutefois Extase continuer à m’emporter vers la partie la plus sombre de l’horizon.

Puis, après ce qui m’a semblé plusieurs heures de crépuscule, avec une seule et brève pause durant laquelle Extase et moi avons bu à un ruisseau recouvert d’une fine couche de glace, j’ai commencé à pénétrer dans les ruines des Profanes de l’Ancien Temps.

Non qu’elles parussent en rien spectaculaires. Les dessins fantaisistes représentent souvent les ruines du siècle dernier comme de grands bâtiments déchiquetés et creux comme une dent cassée, formant des culs-de-sac [8] Ou «cul-de-sac»? Je n’ai que quelques rudiments de français. ombragés et des canyons recouverts de plantes grimpantes. De tels endroits existent sûrement – mais plutôt dans l’inhabitable Sud-Ouest, où « la famine règne et agite son sceptre au-dessus d’un territoire créé expressément pour elle », ce qui excluait plantes grimpantes et autres spécificités tropicales [9] Même si l’ancien Miami ou Orlando pourraient commencer à faire l’affaire. –, toujours est-il que la plupart des ruines ressemblaient à celles devant lesquelles je passais à ce moment-là, de simples irrégularités (ou plus exactement, des régularités) dans le paysage, signe de la présence d’anciennes fondations. Ces terrains étaient traîtres, car ils dissimulaient souvent de profonds sous-sols susceptibles de s’ouvrir comme des gueules affamées sous le pas du voyageur, et seuls les Dépoteurs les appréciaient. J’ai pris soin de rester sur le chemin, mais je commençais à me demander si Julian serait aussi facile à trouver que je me l’étais imaginé : Lundsford était une grande localité, et le vent avait commencé à effacer les empreintes de sabots sur lesquelles je comptais pour m’orienter.

Me hantaient, de surcroît, des pensées sur la Fausse Affliction du siècle précédent. Tomber sur des restes humains desséchés n’avait rien d’inhabituel dans des endroits de ce genre. Les pires soubresauts de la Fin du Pétrole avaient fait des millions de morts : par la maladie et les luttes intestines, mais surtout par la faim. L’Ère du Pétrole avait permis d’utiliser sur la terre quantité d’engrais et d’irrigation, et par conséquent de nourrir davantage de gens que n’aurait pu y parvenir une agriculture plus humble. J’avais vu des photographies d’Américains de cette malheureuse époque, maigres comme un clou, les enfants avec le ventre gonflé, entassés dans des « camps de secours » qui deviendraient bientôt des fosses communes quand le « secours » hypothétique ne se matérialiserait pas. Pas étonnant, donc, que nos ancêtres eussent pris à tort ces décennies pour l’Affliction de la prophétie biblique. Le plus ahurissant était que nombre de nos institutions actuelles – l’Église, l’armée, le gouvernement fédéral – y avaient survécu à peu près intactes. On trouvait dans la Bible du Dominion un passage que Ben Kreel lisait chaque fois qu’on parlait de la Fausse Affliction en classe, et que je pouvais citer de mémoire : Les champs sont ravagés, la terre en deuil, car le blé est détruit, le moût tari, l’huile desséchée. Connaissez la honte, fermiers, gémissez, vignerons, pleurez le froment et l’orge, car il ne reste rien de la moisson des champs…

Cela m’avait fait frissonner à l’époque, et cela continuait à le faire, dans ce désert dépouillé de tout objet utile par un siècle de fouilles. Où était Julian dans tous ces décombres, et où était son poursuivant ?

C’est son feu qui m’a permis de le retrouver. Mais on m’avait devancé.

Le soleil était complètement couché et un soupçon d’aurore boréale passait au nord dans le ciel, affaibli par un croissant de lune, lorsque je suis entré dans la partie de Lundsford la plus récemment mise au jour. Les logements temporaires des Dépoteurs – de grossières huttes de poutres de récupération – avaient été abandonnés sur place pour la saison et des sentiers en rondins de bois descendaient dans les fosses vides.

À cet endroit, le vent avait soufflé les vestiges de la neige de la veille en andains et petites dunes, effaçant toute trace de sabots. J’ai néanmoins continué lentement et en examinant avec attention les environs, car je me savais proche du but. Me rassurait le fait que le poursuivant de Julian n’était pas revenu de sa mission par ce chemin et n’avait donc pas capturé Julian, ou du moins n’était pas reparti pour Williams Ford avec son prisonnier. Peut-être avait-il interrompu ses recherches pour la nuit.

Peu de temps après – même si cela m’a paru une éternité tandis qu’Extase avançait à petits pas sur la route gelée en évitant les embûches –, j’ai entendu un autre cheval hennir et vu un filet de fumée monter dans le ciel brillant de lune.

Je me suis dépêché de faire sortir Extase de la route et j’ai attaché ses rênes à ce qu’il restait d’un pilier en béton. J’ai sorti mon fusil à écureuils de ma selle et me suis avancé à pied vers la source de la fumée jusqu’à arriver à discerner qu’elle sortait d’une brèche dans le paysage, peut-être la fosse même dont les Dépoteurs avaient extrait Histoire de l’Humanité dans l’Espace plusieurs mois auparavant. Sûrement l’endroit où Julian était allé attendre Sam. J’ai rampé un peu plus près et vu son cheval, indubitablement une des belles montures de la Propriété (et sans aucun doute bien plus précieuse pour son propriétaire que cent Julian Comstock), attaché à un affleurement… ainsi, fait inquiétant, qu’un autre cheval, un peu plus loin. Celui-là m’était étranger, on voyait ses côtes et il semblait âgé, mais il portait une bride militaire et un plastron en tissu – bleu avec une étoile rouge – qui indiquait son appartenance à la Réserve.

J’ai étudié la situation à l’ombre qu’un contrefort en ruine jetait à la lueur de la lune.

La fumée laissait entendre que Julian s’était réfugié au fond de la fosse des Dépoteurs pour se protéger du froid et couvrir son feu pour la nuit. De la présence du second cheval, on pouvait supposer que Julian avait été découvert et que son poursuivant devait déjà l’avoir affronté.

Je ne pouvais rien en déduire de plus. Il ne restait qu’à approcher au maximum du terrain de la rencontre afin d’essayer d’en apprendre davantage.

J’ai rampé encore un mètre. La lune m’a révélé une excavation profonde mais étroite, en partie recouverte de planches, avec à une extrémité une entrée en pente encadrée de vieux bois de charpente. La lueur du feu à l’intérieur était à peine visible, tout comme le trou de la cheminée pratiquée dans les planches quelques mètres plus au sud. Il n’y avait, pour autant que je pusse en juger, qu’un seul moyen d’entrer ou de sortir. J’ai décidé de m’avancer aussi près que possible sans me faire voir, et entrepris par conséquent de descendre la pente, avançant petit à petit, le fond de mon pantalon frottant un sol qui me paraissait aussi glacé que les déserts du Nord arctique.

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