Robert Wilson - Julian

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Julian: краткое содержание, описание и аннотация

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Apostat. Fugitif. Conquérant.
Il s’appelle Julian Comstock ; il est le neveu du président des États-Unis.
Son père, le général Bryce Comstock, a été pendu pour trahison (on murmure qu’il était innocent de ce crime).
Julian est né dans une Amérique à jamais privée de pétrole, une Amérique étendue à soixante états, tenue de main de maître par l’Église du Dominion. Un pays en ruine, exsangue, en guerre au Labrador contre les forces mitteleuropéennes. Un combat acharné pour exploiter les ultimes ressources naturelles nord-américaines.
On le connaît désormais sous le nom de Julian l’agnostique ou (comme son oncle) de Julian le Conquérant.
Ceci est l’histoire de ce qu’il a cru bon et juste, l’histoire de ses victoires et défaites, militaires et politiques.
Fresque post-apocalyptique, western du XXII
siècle, fulgurant hommage à Mark Twain,
est le plus atypique des romans de Robert Charles Wilson. Une réussite majeure et une critique sans concession des politiques environnementales actuelles.

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Il a fait pirouetter son cheval et il est parti.

4

Il y a à Williams Ford un cimetière du Dominion devant lequel je suis passé en rentrant chez moi, mais ma sœur Flaxie n’était pas enterrée là.

Nous autres membres de l’Église des Signes n’avions pas le droit au cimetière du Dominion, aussi Flaxie reposait-elle derrière notre maison, à un endroit marqué d’une modeste croix en bois. Le cimetière m’a tout de même rappelé ma sœur, et après avoir ramené le cheval à l’écurie, je me suis arrêté sur sa tombe (même si je frissonnais de froid) pour la saluer d’un coup de chapeau, tout comme je l’avais toujours saluée d’un coup de chapeau de son vivant.

Flaxie avait été une gamine aussi brillante, effrontée et espiègle que blonde. Elle s’appelait en réalité Dolores, mais je ne m’étais jamais servi que de son surnom. La Vérole l’avait emportée de manière très soudaine et, comme cela arrive, miséricordieuse. Je ne me souviens pas de sa mort, étant alors moi-même plongé dans l’inconscience par cette même Vérole, à laquelle j’ai toutefois survécu. Je me rappelle avoir repris connaissance dans une maison devenue étrangement silencieuse. Personne n’a voulu me dire, pour Flaxie, mais le regard ravagé de ma mère m’a appris la vérité sans qu’il fut besoin de l’énoncer. La mort avait joué à la loterie avec nous, et Flaxie avait tiré la courte paille.

(C’est, je crois, pour les gens comme Flaxie que nous continuons à croire au Paradis. J’ai rencontré relativement peu d’adultes, en dehors des fervents de l’Église établie, qui croyaient vraiment au Paradis, et celui-ci a été une maigre consolation pour ma mère en deuil. Mais Flaxie, qui avait cinq ans, y avait cru de toute son âme – elle l’imaginait comme une espèce de prairie émaillée de fleurs sauvages sur laquelle se déroulait un perpétuel pique-nique estival – et si cette croyance puérile lui a procuré un peu de paix dans ses épreuves, elle a servi un usage plus noble que la vérité.)

Ce soir-là, la maison était presque aussi silencieuse que le matin du décès de Flaxie. Quand j’ai franchi la porte, j’ai vu ma mère s’essuyer les yeux avec un mouchoir et mon père regarder, les sourcils froncés, le fourneau de sa pipe comme si elle lui avait posé une question à laquelle il ne pouvait répondre. « La conscription », a-t-il dit comme si cela expliquait tout, ce qui était d’ailleurs le cas.

« Je sais. On m’a tout raconté. »

Ma mère, affolée, n’arrivait plus à parler. Mon père a dit : « On fera notre possible pour te protéger, Adam. Mais…

— Je n’ai pas peur de servir mon pays, ai-je répliqué.

— Eh bien, c’est là une attitude digne d’éloges », a réagi mon père tandis que les pleurs de ma mère redoublaient. « Mais on ne sait pas ce qui est obligatoire. La situation au Labrador est peut-être moins grave qu’il n’y paraît. »

Si avare de paroles qu’il fût, j’avais souvent demandé son conseil à mon père, qui me le donnait volontiers. Il savait ainsi très bien mon dégoût des serpents – raison pour laquelle, soutenu par ma mère, j’avais été autorisé à éviter les sacrements de notre foi, et par voie de conséquence les gonflements venimeux ainsi que les amputations occasionnelles infligées aux autres croyants. Déçu par cette aversion, mon père m’avait néanmoins enseigné les aspects pratiques de la manipulation de serpents, y compris la manière d’en attraper un sans se faire mordre et celle d’en tuer un, en cas de besoin [7] «Attrape-le à l’endroit où devrait être son cou, derrière la tête, ne t’occupe pas de la queue même si elle s’agite très fort et tant qu’il résiste, n’arrête pas de lui taper violemment sur le crâne.» J’avais répété ces instructions à Julian, qui avait bien davantage horreur des serpents que moi. «Oh, je ne pourrai jamais le faire!» s’était-il exclamé. Manifestation de pusillanimité qui pourrait surprendre les lecteurs au fait de sa carrière ultérieure. . C’était un homme doté d’un grand sens pratique, malgré ses croyances inhabituelles.

Il n’a eu toutefois aucun conseil à me fournir ce soir-là. On aurait dit un homme pourchassé qui, arrivé au fond d’une impasse, ne peut ni continuer à fuir, ni rebrousser chemin sans danger.

Je me suis rendu dans ma chambre, mais pas pour dormir. J’ai rassemblé quelques objets personnels dans un baluchon facile à transporter : principalement mon fusil à écureuils, mais aussi quelques papiers et Histoire de l’Humanité dans l’Espace. Je me suis dit qu’il fallait aussi emporter du porc salé ou quelque chose du même acabit, mais j’ai résolu d’attendre un peu afin que ma mère ne me vît pas faire mes bagages.

Avant l’aube, j’ai enfilé plusieurs couches de vêtements et déroulé le rebord de mon chapeau pakol jusqu’à ce que la laine me recouvrît les oreilles. J’ai ouvert la fenêtre de ma chambre et en ai franchi le rebord avant de récupérer mon fusil et mes affaires puis de refermer la vitre derrière moi. Je me suis ensuite glissé dans l’écurie, de l’autre côté de la cour, pour y seller un cheval (un hongre puissant et rapide nommé Extase) et je suis parti sous un ciel dans lequel apparaissaient tout juste les premières lueurs du jour.

La brève chute de neige de la veille au soir recouvrait encore le sol. Je n’étais pas le premier levé, par ce matin d’hiver, et l’air glacé sentait déjà la Noël. La boulangerie de Williams Ford s’activait à préparer des gâteaux de la Nativité et des petits pains à la cannelle. L’arôme de levure sorti des fours imprégnait le nord-ouest du village comme un brouillard enivrant, en l’absence du moindre souffle de vent pour le dissiper. Le jour naissait, bleu et calme.

On voyait partout des signes de Noël – comme il se devait en cette veille de fête universelle – mais aussi de la conscription. Déjà debout, les Réservistes passaient comme des ombres dans leurs uniformes dépenaillés, et un certain nombre d’entre eux s’étaient rassemblés devant la quincaillerie. Ils y avaient déployé un drapeau décoloré et affiché un avis que je n’ai pas pu lire, déterminé comme je l’étais à ne pas m’approcher des soldats, mais je savais reconnaître une affiche de recrutement. Je ne doutais pas que les principales routes pour entrer ou sortir du village eussent été placées sous stricte surveillance.

J’ai pris un chemin détourné pour gagner la Propriété, le même sentier longeant la rivière que la veille au soir avec Julian. L’absence de vent avait laissé nos traces intactes : j’ai vu que personne d’autre n’était récemment passé par là. Arrivé à proximité de la Propriété, j’ai attaché le cheval hors de vue dans un bosquet de pins et j’ai continué à pied.

La Propriété Duncan-Crowley n’était pas clôturée, car elle n’avait pas véritablement de limites marquées : sous le système du Bail, tout ce qui se trouvait dans Williams Ford appartenait (au sens légal) aux deux grandes familles. J’en ai approché par l’ouest, secteur boisé dans lequel les Aristos chassaient et se promenaient à cheval. Ce matin-là, il n’y avait personne dans les bocages et je n’ai pas vu âme qui vive avant de franchir les haies chapeautées de neige qui bordaient les jardins à la française. Ici, l’été, les pommiers et les cerisiers fleurissaient puis donnaient des fruits, les fleurs s’épanouissaient, les abeilles butinaient avec une joie langoureuse. Mais tout était désormais désert, les sentiers recouverts de neige, et on ne voyait personne sinon le jardinier en chef, occupé à balayer le portique en bois de la plus proche des diverses Grandes Maisons de la Propriété.

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