Stanislas Lem - L'invincible

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L’
, croiseur interstellaire de seconde classe, est envoyé sur Régis III, dans la constellation de la Lyre. Sa mission consiste à enquêter sur la disparition du
, vaisseau-frère, avec qui tout contact a été subitement rompu alors qu’il était positionné sur la planète. Mais une fois sur place, l’équipage de l’
découvre le navire abandonné gisant sur la planète désertique, son équipage mort. Dans les profondeurs de ce désert sans vie, une autre forme d’organismes y a prospéré, anéantissant toute forme de vie organique à la surface de la planète. Entre conjectures scientifiques et attaques d’ennemis invisibles, le commandant de l’
et son second devront surmonter leur animosité, s’ils veulent triompher de Régis III.
Roman assez court du maître polonais de la Science-Fiction, l’
est un ouvrage de planet-opéra fidèle aux thèmes de Lem : une planète mystérieuse, des habitants qui échappent à la compréhension humaine, une communication impossible avec eux, et des tensions à huis-clos entre les principaux protagonistes, qui sont aussi l’un pour l’autre de parfaits inconnus. Comme dans
, la science triomphante de l’Homme est mise à défaut par une planète isolée, mystérieuse.

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Au bout de vingt minutes environ, survint la crise. Il sentait son propre cœur comme une présence cruelle et infatigable qui lui faisait éclater la poitrine, qui l’écrasait de l’intérieur ; l’oxygène lui brûlait la gorge et le larynx d’un feu vivant, des étincelles dansaient sous ses paupières, et le pire était qu’il commençait à trébucher. Le rayonnement était devenu plus faible, il était vrai, le détecteur ne brillait pas plus qu’une braise sur le point de s’éteindre, mais il savait qu’il lui fallait courir, courir encore, alors que ses jambes refusaient de lui obéir. Chaque cellule de son corps en avait assez, tout criait en lui : Arrête-toi, arrête-toi et même laisse-toi tomber sur ces dalles si froides et apparemment si inoffensives de verre craquelé. Il voulut regarder les étoiles, tout en haut, et alors il trébucha et tomba en avant, les bras étendus. Il reprenait son souffle en grandes respirations convulsives. Il se releva, se mit debout, parcourut quelques mètres en vacillant de droite et de gauche, puis retrouva la cadence, se laissa emporter par la course. Il avait perdu toute notion du temps. Comment du reste parvenait-il à s’orienter dans ce noir absolu ? Il avait oublié les morts qu’il avait découverts, le sourire de squelette de Bennigsen, Regnar reposant sous les pierres à côté de l’arcticien déchiqueté, l’homme sans tête, il avait même oublié le nuage. L’obscurité l’avait fait se replier sur lui-même, ses yeux injectés de sang cherchaient en vain le grand ciel étoilé du désert dont le vide sablonneux lui semblait le salut ; il courait sans rien voir, la sueur coulait, salée, sur ses paupières, il courait, porté par une force dont la présence permanente en lui parvenait encore par moments à le stupéfier. Cette course, cette nuit, lui semblait ne jamais devoir finir.

Il ne voyait réellement plus rien lorsque ses pieds, brusquement, commencèrent à patauger de plus en plus lourdement, à s’enfoncer ; il sentit une dernière bouffée de désespoir l’envahir, leva la tête et comprit d’un seul coup qu’il se trouvait dans le désert. Il eut encore le temps de voir les étoiles au-dessus de l’horizon, puis, tandis que ses jambes cédaient sous lui, il chercha des yeux le détecteur à son poignet, mais n’en vit pas le cadran : il était sombre, l’appareil silencieux. Il avait laissé la mort invisible derrière lui, dans les profondeurs de la coulée de lave figée ; ce fut sa dernière pensée, car lorsqu’il sentit contre sa joue le froid raboteux du sable, il tomba non dans le sommeil, mais dans un engourdissement où tout son corps continuait encore à travailler désespérément, les côtes à se soulever, le cœur à battre la chamade ; de cet anéantissement de l’épuisement total, il passa à un autre, plus profond encore, et finit par perdre conscience.

Il reprit d’un seul coup ses esprits, ne sachant plus où il était. Il remua les mains, sentit le froid du sable qui s’écoula entre ses doigts, s’assit et gémit sans le vouloir. Il étouffait. Il retrouva le sens des réalités : l’aiguille phosphorescente du manomètre était à zéro. Il y avait encore une pression de dix-huit atmosphères dans la seconde bouteille. Il en dévissa la valve et se leva. Il était une heure du matin. Les étoiles, très visibles, brillaient dans le ciel noir. Il retrouva sur sa boussole la bonne direction et partit droit devant lui. À trois heures, il prit sa dernière pastille d’amphétamine. Juste avant quatre heures, il n’avait plus d’oxygène. Il se débarrassa alors de son appareil et s’en fut, respirant tout d’abord avec méfiance, mais quand l’air froid des heures d’avant l’aube lui remplit les poumons, il commença à avancer d’un pas plus vif, s’efforçant de ne penser à rien d’autre qu’à cette marche à travers les dunes dans lesquelles il enfonçait parfois jusqu’aux genoux. Il était comme ivre, mais il ignorait si c’était là l’action des gaz de l’atmosphère ou, tout simplement, la fatigue. Il calcula que s’il parvenait à faire quatre kilomètres à l’heure, il parviendrait au vaisseau à onze heures, en plein jour.

Il essaya de contrôler sa vitesse au compte-pas, mais cela ne donna rien. La Voie Lactée séparait en deux parties inégales la voûte céleste, en y traçant une immense traînée blanchâtre. Il s’était si bien accoutumé déjà à la faible lumière des étoiles, qu’il parvenait à éviter les dunes les plus hautes. Il pataugeait sans discontinuer dans le sable ; enfin, tout à l’horizon qui formait une surface régulière et sans étoiles, il distingua une forme angulaire. Il ne s’était pas encore rendu compte de ce que c’était, que déjà il se dirigeait vers elle, qu’il se mettait à courir, en enfonçant de plus en plus sans même le sentir, jusqu’à ce que ses mains tendues comme chez un aveugle heurtassent un métal dur. C’était une jeep, vide, abandonnée, peut-être l’une de celles que, la veille, Horpach avait envoyées, peut-être une autre, abandonnée par le groupe de Regnar ; il n’y pensait pas ; tout simplement il restait debout, appuyé à la voiture, haletant, serrant le capot aplati de ses deux mains. La fatigue l’attirait vers le sol. Tomber à côté de la machine, s’endormir à côté d’elle et le matin, avec le soleil, repartir …

Lentement, il se hissa sur le blindage, trouva à tâtons la poignée de la trappe, l’ouvrit. Le tableau de bord s’alluma. Il se laissa glisser sur le siège. Oui, à présent il savait qu’il était tout étourdi, assurément empoisonné par le gaz respiré, car il était incapable de trouver le contact, ne se souvenait plus où il était, ne savait plus rien … Sa main trouva d’elle-même le levier, le poussa, le moteur miaula légèrement et se mit à tourner. Il ouvrit les soupapes du gyrocompas, il ne connaissait avec certitude qu’un seul chiffre, celui qui indiquait le chemin du retour ; pendant un certain temps, la jeep roula dans l’obscurité, Rohan avait oublié l’existence des phares …

À cinq heures du matin, c’était encore l’obscurité. Il vit alors, droit devant lui, parmi des étoiles blanches et bleuâtres, une étoile, suspendue bas au-dessus de l’horizon, de couleur rubis. Il cligna des yeux avec difficulté. Une étoile rouge … ? Ça n’a jamais existé … Il lui semblait que quelqu’un, très certainement Jarg, était assis à côté de lui, et il voulut lui demander ce que cela pouvait bien être comme étoile. Alors il eut un éclair de lucidité, comme s’il avait reçu un coup. C’était la lumière de proue du croiseur. Il roulait à présent droit sur cette goutte de rubis, brillant dans les ténèbres ; elle s’éleva lentement jusqu’à devenir une boule brillante qui faisait miroiter sous son reflet la surface du blindage. Sur le tableau de bord, un œil écarlate se mit à clignoter et une vibration se fit entendre, signalant la proximité du champ de force. Rohan arrêta le moteur. La machine roula en bas de la dune et s’arrêta. Il n’était pas sûr de pouvoir remonter dans la jeep s’il en descendait. Aussi plongea-t-il le bras dans un compartiment, en retira le lance-fusées ; comme il tremblait dans sa main, il cala son coude contre le volant, maintint son poignet de l’autre main et pressa sur la détente. Une traînée orange éclata dans l’obscurité. Sa courte trajectoire se transforma à l’improviste en une gerbe d’étoiles, parce qu’elle venait de heurter la paroi du champ de force, comme si c’était une vitre transparente. Il tira coup sur coup, jusqu’à ce que le percuteur rendît un son creux. Il n’avait plus de munitions. On l’avait déjà aperçu, les premières fusées avaient certainement déclenché l’alarme et mobilisé les hommes de quart au poste de pilotage ; très vite, au sommet du vaisseau, deux grands projecteurs s’allumèrent et, après avoir léché le sable de leurs faisceaux blancs, croisèrent leurs feux sur la jeep. En même temps, la rampe fut inondée de lumière et les ampoules électriques, telle une flamme froide, éclairèrent de bas en haut la cage de l’ascenseur. Les échelles, en un clin d’œil, se peuplèrent de silhouettes qui dévalaient les marches, tandis que sur les dunes, non loin du vaisseau, des projecteurs s’allumaient, avançaient en cahotant, ce qui faisait danser des colonnes de lumière. Enfin, des feux bleus en alignement apparurent à leur tour, indiquant que l’entrée dans l’intérieur du périmètre était ouverte.

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