Stanislas Lem - L'invincible

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L’
, croiseur interstellaire de seconde classe, est envoyé sur Régis III, dans la constellation de la Lyre. Sa mission consiste à enquêter sur la disparition du
, vaisseau-frère, avec qui tout contact a été subitement rompu alors qu’il était positionné sur la planète. Mais une fois sur place, l’équipage de l’
découvre le navire abandonné gisant sur la planète désertique, son équipage mort. Dans les profondeurs de ce désert sans vie, une autre forme d’organismes y a prospéré, anéantissant toute forme de vie organique à la surface de la planète. Entre conjectures scientifiques et attaques d’ennemis invisibles, le commandant de l’
et son second devront surmonter leur animosité, s’ils veulent triompher de Régis III.
Roman assez court du maître polonais de la Science-Fiction, l’
est un ouvrage de planet-opéra fidèle aux thèmes de Lem : une planète mystérieuse, des habitants qui échappent à la compréhension humaine, une communication impossible avec eux, et des tensions à huis-clos entre les principaux protagonistes, qui sont aussi l’un pour l’autre de parfaits inconnus. Comme dans
, la science triomphante de l’Homme est mise à défaut par une planète isolée, mystérieuse.

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Frappé par une nouvelle idée, il partit d’un bon pas, suivant les traces de sang, à la recherche de l’endroit où elles commençaient. Cela le conduisit presque en ligne droite dans le fond de la vallée, comme si la piste le menait à l’endroit du combat atomique. Mais à quelques centaines de pas de là, il dut brusquement tourner. Le géologue avait perdu une énorme quantité de sang et il n’en était que plus stupéfiant qu’il ait pu marcher si loin. Les pierres, que depuis la catastrophe pas une goutte de pluie n’avait touchées, étaient abondamment éclaboussées. Rohan grimpa sur un amoncellement de grandes roches branlantes et se trouva bientôt dans une vaste cuvette, située sous une paroi rocheuse nue. La première chose qu’il vit fut la semelle, d’une dimension au-dessus de la normale, du pied d’un robot. Il était couché sur le côté, presque coupé en deux par une série de coups, le plus vraisemblablement tirés au moyen d’un lance-flammes. Un peu plus loin, se trouvait à moitié assis, presque plié en deux, contre des galets, un homme coiffé d’un casque noirci par la suie. Il était mort. Le lance-flammes pendait encore à ses doigts, effleurant le sol de son canon brillant. Rohan n’osa pas, tout d’abord, toucher le mort ; il s’efforça seulement, en s’agenouillant, de voir le visage qui était pourtant dans le même état de décomposition que celui de Bennigsen. C’est alors qu’il reconnut le sac large et plat de géologue fixé à des épaules qui semblaient rétrécies. Le mort assis était Regnar, le chef de l’expédition attaquée dans le cratère. En mesurant la radioactivité, il eut la confirmation que l’arcticien avait été abattu par une décharge de l’arme : l’indicateur enregistrait la présence caractéristique d’isotopes de terres rares. Rohan voulut, une fois encore, prendre la plaque d’identité du géologue, mais cette fois-ci, il n’en eut pas le courage, il se contenta de déboucler le sac, car il ne devait pas toucher le corps pour cela. Mais il ne contenait que des éclats de minéraux. Après une brève hésitation, il ne fit que détacher à l’aide d’un couteau le monogramme du géologue, fixé au cuir du sac, le mit dans sa poche et, regardant une fois encore, perché sur une haute pierre, la scène figée, il essaya de comprendre ce qui avait bien pu se passer. Tout semblait indiquer que Regnar avait tiré sur le robot, mais celui-ci l’aurait-il attaqué, lui ou Bennigsen ? Du reste, un homme frappé d’amnésie aurait-il été capable de se défendre contre une attaque ? Il voyait bien qu’il ne parviendrait pas à résoudre l’énigme, et d’autres recherches l’attendaient encore. Il regarda sa montre une fois de plus : il allait bientôt être cinq heures. S’il ne lui fallait compter que sur ses propres réserves d’oxygène, il lui faudrait rentrer immédiatement. C’est alors qu’il eut l’idée de débrancher les bouteilles de gaz fixées à l’appareil de Regnar. Il enleva donc tout l’appareil du dos du mort, constata qu’une des bouteilles était encore pleine et, s’étant débarrassé d’une des siennes, vide, entreprit de recouvrir la dépouille avec des pierres. Cela lui prit presque une heure, mais il estimait que le mort l’avait payé de sa peine en lui donnant ses propres réserves d’oxygène. Lorsque le petit tertre fut terminé, Rohan pensa qu’il aurait été bon de se munit d’une arme, en l’occurrence du lance-flammes certainement encore chargé. Mais, une fois de plus, l’idée lui en était venue trop tard et il dut s’éloigner les mains vides.

Il allait être six heures ; il était si fatigué qu’il remuait à peine les jambes. Il possédait encore quatre tablettes d’amphétamine ; il en prit une et se releva au bout d’une minute, sentant un afflux de force. Il n’avait pas la moindre idée par où entreprendre la suite des recherches, aussi partit-il tout simplement droit devant lui, en direction de la porte rocheuse. Un kilomètre environ l’en séparait encore, lorsque le cadran du détecteur de radiation l’avertit que la pollution radioactive commençait à croître. Pour l’instant, elle était encore assez faible, aussi poursuivit-il son chemin, regardant attentivement autour de lui. Comme le ravin était sinueux, seules certaines parois de rochers avaient été touchées et portaient des traces de fusion ; au fur et à mesure qu’il avançait, ces craquelures caractéristiques des roches étaient de plus en plus fréquentes ; enfin il aperçut d’énormes galets ressemblant à des bulles figées, car leur surface était parvenue à la température d’ébullition sous le coup des explosions thermiques. En réalité, il n’avait que faire ici, et pourtant il continuait à avancer ; le détecteur fixé à son poignet émettait un tic-tac léger, de plus en plus fort, l’aiguille sautait le long de l’échelle, affolée. Il vit enfin de loin ce qui restait de la porte rocheuse, effondrée en forme de cuvette, faisant penser à un petit lac qui se serait figé de façon invraisemblable tandis que ses eaux s’agitaient furieusement ; la base des rocs s’était transformée en une épaisse couche de lave, tandis que la fourrure noire de la végétation métallique n’était plus que lambeaux couverts de cendres ; dans le lointain, se dessinaient vaguement, entre les murs rocheux, d’énormes déchirures d’un coloris plus clair. Rohan fit demi-tour en hâte.

Une fois de plus, le hasard lui vint en aide, alors qu’il parvenait à la porte rocheuse suivante, bien plus large, plus haut dans la vallée : non loin d’un endroit qu’il avait dépassé précédemment, son regard fut attiré par le scintillement d’un objet métallique. C’était le détendeur en aluminium d’un appareil à oxygène ; dans une crevasse horizontale entre le roc et le lit desséché du torrent, il vit un dos noir dans une combinaison barbouillée de suie. Le cadavre n’avait plus de tête. La force terrible du souffle de l’explosion l’avait projeté sur un amoncellement de galets et écrasé contre les pierres. Non loin de là, gisait un étui intact, contenant une arme étincelante, comme si elle venait d’être nettoyée à l’instant. Rohan se l’appropria. Il voulut identifier le cadavre, mais cela lui fut impossible. Il repartit vers le haut du ravin, mais la lumière qui tombait sur son versant oriental devenait rouge et, comme un rideau volant, montait de plus en plus, au fur et à mesure que le soleil descendait derrière l’arête montagneuse. Il était presque sept heures moins le quart. Rohan se trouvait placé devant un véritable dilemme. Jusqu’à présent, tout lui avait réussi, en ce sens du moins qu’il avait exécuté la lâche qui lui avait été fixée, qu’il était sain et sauf et pouvait regagner la base. Que le quatrième homme fût mort, cela était hors de doute, il en était convaincu ; déjà à bord de L’Invincible, cela avait paru plus que probable. Il était venu ici pour acquérir une certitude. Avait-il donc le droit de rentrer ? La réserve d’oxygène que lui avait procurée l’appareil de Regnar suffisait pour six heures encore. À présent une nuit entière l’attendait, pendant laquelle il ne pourrait rien faire, non tant à cause du nuage que tout simplement parce qu’il était à peu près totalement épuisé.

Il prit une seconde tablette d’amphétamine et, tandis qu’il attendait qu’elle fît de l’effet, il essaya d’établir un plan relativement raisonnable de ce qu’il allait faire.

Les taillis noirs, très haut au-dessus de lui, sur les sommets des rocs, étaient inondés de la rougeur de plus en plus éclatante du couchant qui donnait aux tiges acérées des buissons des tonalités changeantes, opalescentes, virant au violet le plus profond.

Rohan ne parvenait toujours pas à se décider. Alors qu’il était assis de la sorte, sous une grosse pierre éboulée, il entendit le lourd bourdonnement du nuage, qui arrivait de loin. Chose étrange, il n’eut absolument pas peur. Son attitude à l’égard du nuage s’était étonnamment modifiée au cours de cette seule journée. Il savait — ou du moins, il lui semblait qu’il savait — ce qu’il pouvait se permettre, tout comme un alpiniste qui ne craint pas la mort tapie dans les crevasses des glaciers. Il est vrai qu’il ne se rendait pas tout à fait compte de ce changement qui s’était produit en lui, car il n’avait pas noté dans sa mémoire l’instant où, pour la première fois, il avait pris conscience de la sombre beauté des buissons noirs qui, sur les rochers, prenaient tour à tour toutes les nuances du violet. Mais à présent, alors qu’il apercevait déjà les nuages noirs — il en arrivait deux qui étaient sortis des versants opposés de la montagne — , il ne bougea pas de place, il ne chercha plus à se protéger en collant son visage aux pierres. En définitive, la position qu’il occupait ne pouvait avoir d’importance, à condition toutefois que le petit appareil dissimulé dans ses vêtements continuât à fonctionner. Il toucha du bout des doigts son petit couvercle rond, de la taille d’une pièce de monnaie, et sentit nettement la légère pulsation. Il ne voulait pas provoquer le danger, aussi s’installa-t-il plus confortablement, pour ne pas avoir à bouger.

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